FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Normalisation de l’occupation en Irak
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Normalisation de l’occupation en Irak [fr]
7 January 2004

 

- Adnane ben Youssef (Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien, France) introduit le séminaire sur l’impasse de l’occupation de l’Irak et l’échec de la conférence de Madrid pour le financement de la reconstruction.

- Mohammed Sheikhly (Irak) dénonce d’abord cette guerre illégale, qui a lieu contre la volonté du peuple irakien. La délibération 1441 de l’ONU ne permet pas d’engager une guerre. Il pense que le rôle de l’ONU était de dénoncer cette guerre, au lieu de quoi elle l’a approuvée à travers une délibération prise en mai 2003. Les USA rencontrent un problème grave avec le peuple irakien car après la chute du régime de Saddam Hussein, le peuple est resté seul sur la scène irakienne.

Les USA s’autorisent à tuer des enfants, comme ce garçon de 7 ans qui observait les troupes US depuis le toit de sa maison. Les oppressions doivent être montrées, et le rôle des ONG est de s’y opposer. Le sang coule chaque jour dans la rue irakienne. Est-ce cela la liberté apportée par l’Occident ? Il n’y a pas d’électricité dans certains quartiers de Bagdad depuis 4 jours… Après 30 ans de dictature, il faut construire un mouvement social nouveau en Irak. Puis il demande une minute de silence à la mémoire des victimes irakiennes.

-  Antoine Boulangé (Agir contre la guerre, France) se demande s’il ne faudrait pas rajouter un point d’interrogation au titre du séminaire. Car il y a eu plus de morts après le conflit proprement dit et Paul Wolfowitz, numéro 2 du Pentagone, a échappé de justesse à un attentat. Le chaos se développe, et la résistance irakienne s’accroît. Si l’on regarde l’histoire des colonialismes, la situation n’a jamais été réglée par la supériorité militaire (comme au Vietnam pour les USA ou en Algérie pour la France).

Ces défaites sont la combinaison de la résistance des peuples occupés et d’un mouvement international contre la guerre, qui est parvenu à casser le consensus pour la guerre. Au Vietnam, après 1969, un quart des officiers US tués l’étaient par leurs propres troupes. Aujourd’hui, Bush ne peut pas envoyer de nouvelles troupes en Irak, aussi tente-t-il de convaincre l’ONU ou la Corée du Sud d’en envoyer pour le soutenir.

Mais il ne faut pas de troupe d’occupation en Irak, même pas sous contrôle de l’ONU, responsable de la mort d’un million de personnes en 10 ans à cause de l’embargo imposé après la première Guerre du Golfe. Il est urgent de continuer le mouvement contre l’occupation initié lors de la mobilisation mondiale du 15 février 2003 et qui doit se prolonger le 20 mars 2004, jour du premier anniversaire de l’attaque de la coalition menée par les USA.

- Fariz Wayeb [ ?] (journaliste irakien basé au Japon) précise qu’une victoire qui est uniquement militaire n’est pas une solution. Un mouvement de résistance peut mettre fin au pouvoir installé par les USA. Il s’agit d’une nouvelle conquête coloniale, sous l’œil de médias complaisants, et les souffrances qui y sont liées ont rarement touché l’attention des hauts dirigeants. Le plan de Bush était de détruire l’Etat irakien et ses institutions, le discours sur Saddam Hussein était hypocrite car les USA l’ont longtemps soutenu. Et aujourd’hui, les aides sont absorbées pour moitié par la corruption et pour moitié par les entreprises des Etats-Unis.

- Yannis Sifakakis [ ?] (Grèce) signale que la guerre sanglante des USA se poursuit par une occupation sanglante. L’Irak est encore en guerre, il n’y a pas de liberté et les gens ordinaires sont contre la guerre. Le gouvernement est un ramassis de marionnettes et la pauvreté s’accroît très vite, puisque aujourd’hui, le Programme alimentaire mondial reconnaît que 55 % des Irakiens vivent sous le seuil de pauvreté. Ceux qui se battent contre la coalition emmenée par les USA ne sont pas des anciens cadres de Saddam ou des terroristes de Ben Laden, ce sont surtout des gens simples.

Il ne faut pas tomber dans le piège de la propagande officielle. L’occupation ne doit pas devenir normale, il faut donc soutenir la résistance. La résistance face à l’occupation du Vietnam était plus faible que celle de l’Irak aujourd’hui, où on a assisté à de grandes manifestations avant même le déclenchement de la guerre.

Un autre intervenant irakien (Alaa Lami ?) insiste sur la légitimité de la résistance. Pour lui, le peuple a compris tôt les vrais objectifs de l’occupation. Il mène des actions pacifiques, politiques ou militaires contre les occupants, mais chacun agit à sa façon. La résistance a porté ses fruits, il ne faut pas la confondre avec du terrorisme. Le peuple a le droit de se défendre, il faut expliquer la position irakienne. Il ne s’agit pas seulement d’une occupation militaire mais aussi d’une occupation économique, à laquelle il faut résister également. Il faut soutenir le peuple irakien à travers les médias ou toutes sortes d’actions.

- Jaume Botey (Fondation catalane d’études marxistes, Espagne) insiste sur les causes de l’occupation : le vol des ressources économiques et énergétiques, la destruction de l’OPEP, le contrôle du transport et des moyens énergétiques dans toute la zone, le contrôle futur de l’approvisionnement de l’Inde et de la Chine (géants régionaux), etc. La démocratie n’a rien à voir, depuis quand Bush se préoccupe-t-il de démocratie, que l’on pense aux dictatures soutenues par les USA aux Philippines ou en Amérique latine.

La véritable solution est d’ordre économique, la conférence de Madrid a organisé le partage du gâteau financier : on demande aux Etats de payer pour l’occupation de l’Irak et les contrats envers les multinationales. Cela fait penser au rôle de l’Espagne au 16e siècle en Amérique latine, où, sous couvert d’évangélisation, s’est produit un vol des ressources et une exploitation de la main d’œuvre locale. L’agression contre l’Irak a conduit à la destruction des racines de l’Etat (armée, administration, etc.) mais elles sont très difficiles à reconstruire.

Des mafias peuvent se développer facilement dans ces conditions pour s’approprier les richesses, et ainsi imposer à l’Irak une situation proche de celle de l’actuelle Russie. Il faut donc lutter pour un Irak social, et contre la secte fondamentaliste de Bush qui, elle, possède des armes de destruction massive. Il conclut en affirmant qu’il est important de bien connaître les causes de l’occupation pour bien la combattre.

- Saad Maliki (ancien général irakien pendant la révolte de 1991) se réjouit de la diversité dans la délégation irakienne présente à la tribune et cela laisse espérer pouvoir faire quelque chose dans l’avenir. Il refuse la normalisation.

Le journaliste irakien basé au Japon revient en quelques phrases sur le fait qu’il faut mettre en cause les actions terroristes et se demande si elles ne sont pas menées pour discréditer la résistance.

- Eric Toussaint (CADTM, Belgique) affirme que les objectifs principaux sont de lutter pour le retrait des troupes d’occupation et contre l’envoi de forces étrangères, ainsi que d’isoler les puissances occupantes. Il précise qu’à cette étape d’une telle guerre, il n’y a jamais eu une aussi grande mobilisation à l’extérieur du pays mais que la mobilisation à l’intérieur est inférieure à celle du Vietnam dont les mouvements de résistance se sont mobilisés tôt et massivement, parvenant à résister successivement aux forces japonaises, françaises puis états-uniennes.

Aujourd’hui, les USA cherchent à lancer une vague de recolonisation dans différentes régions du monde, dont le Golfe persique. La dette de l’Irak est estimée à environ 380 milliards de dollars, constituant notamment une arme de chantage pour les créanciers, afin de profiter de la rente pétrolière. Les USA ont avancé l’idée de dette odieuse pour les dettes héritées de Saddam Hussein.

Mais les principaux créanciers de la dette actuelle sont les pays qui ont soutenu la guerre, ce qui prouve bien qu’il s’agit d’une arme des créanciers. De plus, l’endettement irakien s’accroît suite aux décisions des Etats-Unis et alors qu’il n’y a pas de gouvernement irakien légitime. Il faut lutter pour déclarer odieuses les dettes contractées sous Saddam et les dettes nouvelles imposées par les forces d’occupation en violation de la charte de l’ONU. Mais il faut aussi faire en sorte que le régime suivant l’occupation demande à ce titre des réparations.






 
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