FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Extrêmes droites et populisme en Europe : construire la riposte
[FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum]
Back to the frontpage
MALMÖ 2008 | ATHENA 2006 | LONDON 2004 | PARIS 2003 | FIRENZE 2002
FSE-ESF - Menu
Prep Process (EPA-AEP)
About ESF 2012
About Istanbul 2010
About Malmö 2008
About Athens 2006
About London 2004
About Paris 2003
About Firenze 2002

Europe on the move
European Conferences/Manifestations
Analysis/ statements for a better world

Social Forums in the World
World Social Forum
Southern Africa Social Forum (SASF)
South Asia Social Forum (SASF)
Mesopotamia Social Forum

European Social Forum Networks
Correos de los movimientos sociales
Public services
Charter // another Europe
Education

Memoria Viva
Tools and contents
Athens 2006 Reports
London 2004 Reports
Paris 2003 Reports
Other docs Paris 2003
Social Movements

FSE-ESF [ACCESS WORKSPACE]
NEW WORKSPACE
OPEN ESF HOMEPAGE

FSE-ESF [MAILING LIST]
ESF-FSE LISTS
- EUROPEAN LIST (fse-esf)
- FRENCH LIST (CIFs)
- ALL THE LISTS

FSE-ESF [SEARCH]
SEARCH IN THE SITE
ADVANCED RESEARCH
 
Memoria Viva // Paris 2003 Reports // Confrontations and articulations //

Extrêmes droites et populisme en Europe : construire la riposte [fr]
13 January 2004

Le mouvement altermondialiste doit affronter les discours et politiques des droites populistes et extrêmes.Celles-ci cherchent à profiter des angoisses et « insécurités » crées par la mondialisation libérale en développant leur propre discours contre la mondialisation.

De ce fait, elles entrent en confrontation avec les visées des forces engagées dans le processus du Forum Social Européen. Il est donc indispensable, afin d’écarter tout risque de confusion et d’amalgame, de mettre en évidence les profondes différences qui existent entre les critiques des alter-mondialistes et celles de l’extrême droite. Le FSE ne combat pas la mondialisation libérale pour les mêmes raisons que celles de l’extrême droite, il la combat précisément pour des raisons radicalement opposées.

Ce double séminaire a pour objet d’aborder l’analyse de la présence et du discours des droites extrêmes et populistes dans les différents pays européen et les moyens de la contre offensive. Ces séminaires complèterontla plénière 5 de la partie stratégie « Extrême droite et populisme en Europe : quel type de contre offensive ? ».



 

Propositions alternatives

Ce séminaire aura pour but de confronter les différents stratégies déjà mise en place pour contrer l’activité des droites extrêmes en europe. Cette discussion devrait aboutir à la mise en place de nouvelles stratégies communes. La réflexion pouvant être basée sur les réponses à ces quelques questions.

Autour de quels axes principaux devrait se construire la contre-offensive ? Pour réduire l’influence de ces mouvements, quel est le nœud du problème ? Quel bilan tirer de ce qui a été entrepris pour contenir l’influence des droites extrêmes : qu’est ce a marché, qu’est ce qui s’est révélé inefficace ? Quelles ont été les formes d’action spécifiques des associations antiracistes, des campagnes ou réseaux unis, thématiques, des syndicats, des partis politiques ?

Elle devrait permettre de mettre en valeur la contribution de chaque acteur, quelle que soit sa nature ou ses modes d’action, à la contre offensive. Et aussi de définir l’apport du processus du FSE à cette riposte. Devant l’importance croissante prise par l’activité des droites extrêmes et populistes parce qu’il est important d’aborder frontalement ce problème, les deux séminaires pourraient donner naissance à un réseau permanent, permettant des échanges d’informations.

Ce réseau qui prendrait a minima la forme d’une liste de diffusion permettrait de maintenir le contact entre des structures, mouvements associations, réseaux ou campagnes différents, intervenant chacun avec ses méthodes et ses formes d’actions qui lui sont propres. Il n’aurait pas vocation à regrouper seulement des structures parties prenantes du FSE.


L’état de la lutte antifasciste en Europe : Les extrêmes droites et le jeu politique

Le constat est grave. Les extrêmes droites sont aujourd’hui plus fortes qu’elles ne l’étaient hier. En Europe, 4 pays européens ont une expérience de l’extrême droite aux affaires et pratiquement aucun pays n’est à l’abri des nuisances qu’elle apporte dans le paysage politique et social. Ce sont leurs capacités d’évolution politique, stratégique, électorale qui les ont fait passer de la simple contestation au projet politique. Cela est dû essentiellement aux carences d’un système politique et intellectuel qui n’est plus capable de répondre aux attentes d’une population.

Plusieurs facteurs ont contribué à cette désillusion. Sous l’égide de l’économie mondiale et capitaliste, la déstructuration de l’état social par les gouvernements successifs de droite comme de gauche ont amené une confusion des repères pour beaucoup de personnes, les poussant ainsi de plus en plus vers l’extrême droite. Les moments de crise du capitalisme suivis de crises sociales sont aussi les moments où se développent le mieux l’outil populiste pour gagner de l’électorat. L’extrême droite est toujours en embuscade que ce soit en France, en Grande-Bretagne, en Autriche, au Portugal et dans tous les pays. Les extrêmes droites européennes ont certainement plusieurs visages. Certaines d’entre elles ont des filiations directes ou indirectes avec les mouvements historiques du fascisme ou du nazisme, d’autres sont plus neuves mais elles ont toutes des points communs qui les poussent à s’organiser au niveau européen pour la constitution d’un groupe au parlement Européen après les élections européennes de 2004.

L’initiative du FPÖ autrichien va dans ce sens.

On ne peut pas passer sous silence les rapports entre les extrêmes-droite et la droite à des fins électorales. C’est avec beaucoup d’ambiguïté que le rapport de force conduit à des liaisons étroites, mais aussi à des affrontements pour s’approprier et légitimer auprès de leur électorat des politiques autoritaires comme l’insécurité, l’immigration. Quant à une partie de la gauche la minimisation du problème et le nivellement de certains enjeux de sociétés vers la droite et voire l’extrême droite les ont menés à l’impasse politique ! D’autres pensent plutôt, que le vote extrême-droits défie la classe ouvrière et que tout est une affaire de classe. C’est un peu oublier que le vote fasciste, populiste, réactionnaire touche l’ensemble de la société et ne fait pas dans l’exception géographique : Il n’existe pas d’immunité si on ne prend pas garde et alors la banalisation et la pénétration des idées dans la classe politique et la population gagnent du terrain.

L’articulation des luttes antifascistes et ses difficultés

Après un état des lieux de ce que représente la lutte antifasciste au quotidien, force est de constater que les réalités militantes et politiques sont bien sûr différentes. Aujourd’hui, ce sont plusieurs profils de lutte qui s’organisent autour de réseaux spécialisés, d’associations de défense des droits humains et de défense des droits pour les étrangers et les minorités, d’organisation professionnelle, de groupes d’études, d’analyses et d’informations, de syndicats et d’organisation d’étudiants. Si pour certains d’entre nous, ce combat peut-être mené du local au niveau national, il n’en va pas de même pour beaucoup de copains.

Chacun d’entre nous travaille dans un contexte qui donne la mesure des initiatives dans un climat politique qui ne peut se reproduire d’un pays à l’autre, parfois même dans un climat de violences. Si les mouvements de jeune sont souvent déterminants pour la revalorisation du politique dans les urnes, dans la rue, dans les idées, ils n’arrivent pas à compenser les dégâts provoqués par les institutionnels de la politique qui détruisent ce que peut représenter l’engagement. Notre engagement militant repose sur un même socle -combattre le fascisme et toutes ses formes dérivées de droites xénophobes, autoritaires, antidémocratiques- dans une culture politique européenne basée sur le respect et la défense des droits humains. Pourtant toutes ces composantes de la lutte antifasciste européenne ont peu ou n’ont pas mis en place de structures qui leur permettraient d’harmoniser toutes formes d’initiatives pour barrer la route à l’extrême-droite.

Les perspectives de la lutte antifasciste

Tous s’accordent à dire que les extrêmes-droites, quelle que soit leur filiation, sont une menace pour les démocraties et représentent un danger qu’il faut affronter frontalement sur tous les terrains idéologiques, dans les urnes et dans la rue. Le réseau qui s’inscrit dans un mouvement social large a la lourde responsabilité de « revaloriser » le danger que représentent les extrêmes-droite et de passer d’une logique de proposition à une logique de lutte sur le long terme dans un cadre politique autonome, indépendante et unitaire.Une seule réponse ne suffit pas pour mener la contre-offensive. Le mouvement antifasciste européen se doit d’apporter des réponses avec ses méthodes et ses moyens militants.

L’échange, la réflexion, l’analyse et l’action seront les bases d’un combat politique qui doit prendre en charge la pluralité et la diversité des mouvements de lutte contre l’extrême-droite. Rythmé sur les futures assemblées générales d’organisation des prochains FSE, le réseau donnera le ton et se livrera dans la bataille pour faire reculer toutes les extrêmes-droites européennes.La lutte antifasciste passe inévitablement par la revalorisation des luttes sociales, il s’agit d’être vigilant sur toutes formes de proposition de l’ensemble de la classe politique qui donnerait des espaces à l’extrême-droite. Les luttes sectorielles de la santé à l’éducation en passant par les retraites représentent aussi des enjeux essentiels dans nos choix de sociétés plus égalitaires et solidaires. Cette conscience de lutte coupera inévitablement l’herbe sous le pied des extrêmes-droites. On lui enlèvera ainsi ce qui fait le moteur essentiel de sa propagande : la désillusion.

Enfin, la plénière du FSE a pointé toute l’importance d’inscrire notre combat dans le mouvement social et dans l’altermondialisme. Nous ne pouvons pas laisser l’extrême-droite tenter de récupérer des thèmes de l’altermondialisme, pour les adapter à leur sauce xénophobe, autoritaire et antidémocratique.

Les propositions

Mise en place d’un réseau européen unitaire avec les bases suivantes :
- De nouveaux courants politiques de droite xénophobe, autoritaires, antidémocratiques se développent en Europe.
- Il faut les faire reculer en ripostant frontalement pour leur arracher leur électorat (en particulier issu des couches populaires) sans leur faire de concessions ni sur le terrain des idées, ni sur le terrain électoral, ni sur le terrain militant.
- Nous les ferons reculer avec les moyens qui sont les nôtres : organisation et réseaux spécialisés, organisation antiraciste et de défense des droits humains (particulièrement des droits des étrangers, organisation syndicales et professionnelles, centre de documentation et de réflexion.)
- C’est pourquoi nous décidons de constituer un réseau d’échange qui facilite la solidarité, et qui réfléchisse à des initiatives européennes.

Dans le prolongement de l’atelier « création d’un réseau antifasciste», il a été proposé qu’un matériel commun montre notre détermination : une affiche unitaire européenne, un forum de discussion sur Internet, un who’s who des fascistes et personnalités d’extrême droite en Europe, une conférence annuelle sur la terminologie à adopter pour décloisonner et effacer les confusions, de recenser toutes les initiatives, des dates historiques qui sont des instants fondateurs de la lutte contre les extrêmes-droites.






1 Message

 
article au format texte pour impression Print this article
ORGANISATIONS
- Anti Nazi League
- Contretemps
- Dow
- Espaces Marx
- Globalise Resistance
- Jungdemokratinnen-Junge Linke
- Liberazione
- Ras l’front
- Revue Sozialismus
- Solidaires Unitaires Démocratiques (Sud) Rail
- Transform ! Italie
- Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
> All the organisations


SPEAKERS
No key-word for this doc
>> All the speakers


THEMES
- DEMOCRACY
- FAR RIGHT
>> All the thematics


COUNTRIES/REGIONS
- EUROPE
>> All the countries/regions
FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum
Website built with SPIP, free-software | Hosted by the RAS, Union and Organization Network | CONTACTS | WEBMASTER | FRONT |ADMIN