FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Quelles perspectives pour le mouvement altermondialiste ?
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Quelles perspectives pour le mouvement altermondialiste ? [fr]
16 December 2003

Une vision du mouvement en 2003, dans un séminaire du FSE de Paris organisé par Attac et la marche mondiale des femmes.



 

PRESENTATION

Le Forum Social Européen 2003 aura lieu après une année politique marquée par l’agression militaire anglo-américaine en Irak qui n’a pas seulement bafoué les sentiments démocratiques et anti-guerre de millions de femmes et d’hommes réunis dans des centaines de manifestations sur tous les continents, mais qui a surtout fait preuve d’une suprématie militaire sans limites.

Mais cette guerre ne doit pas faire oublier que l’année 2003 a été également marquée, aux Etats-Unis comme en Europe, par une vraie guerre sociale menée contre les salariés sur des questions identiques : sécurité sociale, droit du travail, droit à la formation, emploi.

Finalement, nous assistons aujourd’hui à une redéfinition des architectures institutionnelles de la mondialisation, comme l’a montré l’échec de la conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce à Cancun.

Ces évolutions ont renforcé la pertinence et la force de la critique du mouvement altermondialiste. Les succès du Forum social européen de Florence et des mobilisations contre le G8 à Evian attestent que ce mouvement est durablement installé sur la scène politique mondiale.

Mais les faiblesses du mouvement ne sont pas gommées pour autant. Si ses thèmes ont certes réussi à s’imposer dans le débat public, le mouvement n’a pas réussi à peser sur les politiques concrètes menées par les gouvernements et les institutions internationales ni à mettre un coup d’arrêt aux offensives libérales visant à détruire l’Etat social. De même, il peine à apporter des réponses aux problèmes qu’il a lui-même soulevés, sans compter que la question de la guerre ou de l’échec de Cancun en soulève de nouveaux.

Se déroulant sur deux jours, la première partie du séminaire se concentre principalement sur la question du bilan des mobilisations de rue de l’année 2003, notamment contre la guerre en Irak, leur importance par rapport à l’avancée des idées du mouvement altermondialiste. Seront discutés notamment les questions relatives aux formes d’organisation du mouvement altermondialiste, aux alliances et articulations avec les forces politiques, aux types de mobilisation et d’élargissement du mouvement.


Ce séminaire a permis aux participants d’aborder deux questions centrales pour le mouvement altermondialiste : 1) Un bilan sur les victoires et les échecs du mouvement et les perspectives. 2) La relation au pouvoir.

Les intervenants mettent tous en avant les deux points forts de l’année 2003. Premièrement, la mobilisation contre la guerre en Irak qui symbolise la lutte contre l’égémonie. Le mouvement de contestation a été large et très clair, sans condition ni demi-mesure. Cette contestation a très clairement favorisé un élargissement du mouvement.

Dans certains cas, cette dynamique a permit de déborder sur les luttes anti-libérales. Deuxièment, l’échec des accords de l’OMC à Cancun en septembre 2003. Cet échec résulte non seulement des divergences entre les pays membres mais il a également été possible grâce à la pression de la société civile. Dans la suite de l’échec de Cancun, Walden Bello (Focus on the Global South) espère du mouvement altermondialiste qu’il soit capable de trouver une alternative à l’OMC.

De manière plus globale, Bernard Cassen (attac France) estime que le mouvement a été renforcé grâce à la construction d’un espace public mondial (Porto Alegre). Les idées défendues ont également gagné du terrain dans les esprits des gens. Malgré cela, les revendications du mouvement altermondialiste n’ont pas influencé les décisions politiques concrètes. Les rapports de force n’ont pas été véritablement transformés et nos solutions n’ont pas sû s’imposer.

Pour Nadia Demond (Marche mondiale des femmes), un des défis du mouvement altermondialiste est de lier les grands thèmes de lutte avec la vie quotidienne locale. Elle rappelle d’ailleurs le rôle primordial des femmes dans les luttes antérieures au mouvement. Bernard Cassen invite le mouvement à continuer à conquérir les majorités et les esprits car ces derniers sont encore bien trop contaminés par l’idéologie néolibérale.

Pour Pierre Kalfa (attac France), la force du mouvement réside dans son hétérogénéité. Nous sommes tous unis pour idée forte : les droits humains priment sur les droits du profit, de la concurrence et du commerce. Dès lors, le défi consistera à justement continuer à débattre ensemble et à construire de manière collective. Il faut s’emparer de la crise pour imposer nos solutions.

Sur la relation entre le mouvement altermondialiste et le pouvoir, les avis divergent entre les orateurs. Bernard Cassen estime qu’il faut penser au pouvoir et aux structures du pouvoir. L’élargissement du mouvement pourra continuer si nous nous réjouissons qu’une partie de nos idées, si petite soit-elle, soit partagée par les personnes au pouvoir. Pour cet orateur, il est primordial que nous invitions à débatttre au sein du mouvement des groupes, partis ou associations qui nous rejoignent sur une partie de nos idées, même si c’est sur 5% seulement.

Le fait d’être un contre-pouvoir n’exclut pas de faire passer nos idées au pouvoir. Chris Nineham (Globalize Resistance) pour sa part ne croit pas à la transformation du système actuel. Il n’y a pas de solution pour gérer la colère actuelle contre le système dominant. Les réelles alternatives au système capitaliste ne peuvent venir que du cœur du mouvement. Il insiste d’ailleurs sur le développement d’un lien fort entre les syndicats et le mouvement anticapitaliste. Il faut penser à de nouveaux modèles. Pierre Kalfa met en garde contre les visées du pouvoir.

Si le mouvement altermondialiste est uni c’est justement parce qu’il n’a pas vocation à occuper le pouvoir. Notre unité vient justement de ce contre-pouvoir. Il insiste aussi sur la responsabilité du mouvement à être porteur d’alternatives concrètes.






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