FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Modes de production et de consommation soutenables
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Memoria Viva // Paris 2003 Reports // Against the logic of profit //

Modes de production et de consommation soutenables [fr] | en
11 December 2003

La question d’un mode de production et de consommation soutenable est au cœur de la transformation sociale et politique à accomplir. Elle interroge la manière dont nos sociétés traitent à la fois l’utilité sociale, la propriété, la répartition de la richesse et les rapports avec l’environnement.



 

Des pratiques existent déjà qui permettent de dessiner ce que pourrait être un tel mode de production et de consommation. Certaines sont nées de l’économie sociale et solidaire. Elles ont l’inconvénient d’avoir vogué au gré des besoins de l’Etat et des réalités du marché. Il convient de réinterroger ces pratiques à la lumière, notamment, de leurs liens avec le mouvement social. Les femmes jouent un rôle essentiel dans ces nouvelles pratiques. En entreprenant ensemble, souvent dans des conditions de grande pauvreté, elles réinventent une autre manière de "faire économie", en sortant de l’économisme, en trouvant de nouveaux indicateurs de richesse, en intégrant des valeurs autres qu’économiques…

Avec l’AGCS, on prépare la marchandisation de nombreux secteurs, dont certains, comme les transports, l’éducation ou l’eau, relèvent aujourd’hui des services publics. Alors que les entreprises marchandes n’ont que le profit pour objectif, notre objectif est de faire en sorte que chaque personne puisse avoir accès aux services publics. Les Etats-Unis font pression pour que l’Union européenne abandonne tout moratoire sur les OGM. Si l’OMC impose son point de vue sur la question, nous serons bientôt obligés de manger de nouveaux produits.

Aujourd’hui, plus personne n’est opposé au développement durable. Mais certains pensent qu’on peut faire confiance au commerce marchand pour mettre en place les nécessaires régulations. A travers le monde, de nombreuses organisations paysannes se retrouvent pour mettre en œuvre une autre agriculture, opposée à la logique productiviste.

Il faut expérimenter une économie qui ne soit pas seulement monétaire, mais permette de gérer les ressources de manière équitable afin de garantir à tout être humain une vie digne, dans le respect des générations futures. Cela passe par la recherche d’une plus grande cohérence entre la société que nous voulons et nos comportements personnels, dans la vie quotidienne. Il faut à nouveau parler de justice et créer un consensus autour.

Il faut poser à nouveau la question de la propriété, car la propriété privée est au cœur de toutes les politiques néo-libérales. Peut-on garantir l’utilité publique de la propriété privée ? La constitution européenne, par exemple, dans l’état actuel, ne prévoit pas concrètement le respect de la dimension sociale. Il faudrait que la propriété fasse l’objet d’une fiscalité susceptible d’assurer le bien commun.

L’économie basée sur le profit laisse de côté des millions de personnes ; pour nous, ce n’est pas cela la vraie économie. Construire cette autre économie suppose d’agir sur deux axes à la fois : développer des alliances entre les différents acteurs de l’économie sociale et solidaire, du développement durable, du commerce équitable ; et faire pression sur les décideurs politiques pour changer les règles du jeu international

Une question reste centrale : faut-il interroger les différents types de croissance ou remettre en cause l’idée même de croissance ?

Propositions alternatives

- Abolir la pauvreté
- Appliquer les textes existants concernant les droits sociaux et environnementaux
- Refuser la marchandisation des services, et notamment des services publics
- Promouvoir un commerce international juste et durable
- Défendre une agriculture paysanne opposée à la logique productiviste (répartir les volumes de production agricoles, économiser les ressources rares, assurer la qualité dégustative et sanitaire des produits, préserver la biodiversité…)
- Expérimenter d’autres modes de propriété que privée, d’autres approches économiques que celle de la compétition, d’autres critères de choix que le seul prix
- Trouver des modes de financement inédits pour ces expérimentations
- Rapprocher l’économie des besoins locaux
- Promouvoir une économie au service de l’être humain
- Redonner aux citoyens et aux Etats la capacité d’intervenir sur l’économie

Mise en oeuvre

- Travailler au niveau local, national et régional pour faire reculer la pauvreté
- Appliquer des règles concernant l’implantation d’entreprises qui intègrent le respect des normes sociales et environnementales ; mettre en œuvre une fiscalité qui permette d’assurer le bien commun
- Développer des campagnes de type "Pas d’AGCS sur notre territoire !"
- Promouvoir et développer le commerce équitable (en Italie, son chiffre d’affaires a été multiplié par quatre en trois ans) ; s’attacher à assurer à la fois sa dimension socio-économique, sa dimension éducative et sa dimension politique
- Exiger des Etats que la souveraineté alimentaire soit inscrite dans la constitution européenne comme droit fondamental de tous les peuples et que soit renégocié l’accord agricole de l’OMC
- Développer une culture économique alternative basée sur les vertus de la coopération ; mettre en œuvre des médias alternatifs qui permettent de s’opposer au "formatage" systématique des esprits par les multinationales et leurs alliés ; intervenir dans les écoles et les collèges pour contribuer à former de futurs "consommateurs-citoyens"
- Promouvoir et développer la finance éthique et solidaire ; obtenir des collectivités locales l’ouverture de lignes budgétaires spécifiques pour le soutien aux expériences alternatives
- Mettre en œuvre des "circuits courts" entre producteurs et consommateurs ; développer des réseaux indépendants de commerce de proximité
- Revivifier le mouvement coopératif au sein des différents pays ; développer les expériences qui, à l’instar des Régies de quartier, inscrivent les activités économiques dans l’objectif du lien social et de la construction de la citoyenneté
- Mettre en place une nouvelle architecture économique et financière internationale, sous l’égide des Nations unies






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