FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Pour des biens publics mondiaux
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Pour des biens publics mondiaux [fr]
3 January 2004

L’eau, l’énergie, la biodiversité sont des ressources communes, des biens publics essentiels et fondamentaux à l’humanité. Ils sont marchandisés par une petite quantité de multinationales. Cette marchandisation a lieu de créer des inquiétudes aussi bien pour les pays du Nord que ceux du Sud.

L’objet de cette réunion plénière, via l’intervention de tous les participants, a été d’exprimer l’importance des biens publics, les rôles joués par l’OMC et par les multinationales ; de montrer la corrélation existante entre pillage et pauvreté, pillage et dette écologique, pillage et phénomène de marchandisation et quelles luttes ou alternatives permettraient d’avancer vers une réappropriation par les Etats de leurs ressources et de parvenir au respect de tous les peuples et de la planète.



 

Depuis Seattle, le processus de mondialisation est en crise profonde. L’échec de Cancun est un événement qui secoue la mondialisation dont les promoteurs sont désormais sur la défensive. Depuis la moitié des années 90, beaucoup d’événements ont secoué la mondialisation :
- la crise asiatique et les flux de capital mondial ont été déstabilisants et un facteur de stress pour tous,
- le projet de mondialisation avec des plans d’ajustement structurels imposés au sud générant pauvreté et problèmes,
- l’échec de Seattle et la récession aux Etats-Unis, et une déflation à l’échelle mondiale.

Cette succession d’événements a conduit à l’échec de Cancun. Mais à ceux-ci s’ajoutent également trois autres facteurs :

- l’Union européenne et les Etats-Unis ont voulu contrôler le commerce mondial sans condition,
- les PVD ont pu dire non,
- la société civile mondiale active et le suicide du syndicaliste coréen.

C’est la combinaison de résistances des gens du Sud et de la société civile mondiale qui a permis de mettre en échec les négociations de l’OMC du mois de septembre 2003. Cette victoire est significative pour le monde à construire, un monde plus juste et plus équitable.

La privatisation des biens publics prend la forme de l’enlèvement des biens communs à laquelle il faut s’opposer pour trois raisons :

- au FSE de Florence nous avons vu les effets néfastes de cette privatisation ni efficace, ni génératrice de prix meilleurs,
- la concentration du capital et du pouvoir sur les sociétés privées (pour l’OCDE ce sont de centaines de milliards de biens publics qui passent dans les intérêts privés, par exemple l’eau n’est contrôlée que par quelques multinationales, les télécommunications par une ou deux sociétés),
- la mise en marche du mouvement social.

Aussi, l’échec de Cancùn est important dans les futurs projets néolibéraux. Cet échec a été la victoire du mouvement et a montré que le néolibéralisme n’est pas tout puissant. Le capitalisme mondial modèle les sociétés. On assiste à un retour de la pauvreté dans les pays du Nord (aux Etats-Unis, le niveau de pauvreté est supérieur à celui des années 60, l’espérance de vie diminue en Grande Bretagne).

L’une des ressources publiques majeures que quelques uns s’approprient est l’eau. L’eau dont les usages sont multiples :
- l’eau nécessaire à la vie : accès à l’eau potable, tout le monde devrait avoir droit à au moins 50l/jour, (l’accès ne doit pas être conditionné par la richesse) et à un écosystème sain hors de question économique ou de marché.
- l’eau comme service public et activités économiques d’intérêt général : l’eau à caractère social (eau au robinet) au service de la communauté. Les intérêts publics et collectifs doivent aller ensemble
- l’eau dans le business légitime : représente 60% de l’eau douce de la planète.

L’Espagne a mis en place un Plan Hydrologique National. Le PHN suppose la continuité d’une politique basée sur la croissance fortement subventionnée de l’offre d’eau ainsi que sur la construction de grands ouvrages hydrauliques qui provoqueraient des impacts gravissimes sur l’environnement, des affections aux personnes et au patrimoine culturel des territoires concernés.

Les propositions d’alternatives

Dans ce contexte, il est important de réfléchir en terme d’économie publique et de démocratie participative ; de modifier le concept de propriété sociale, et cela reste l’enjeu du XXIè siècle pour l’intérêt de tous, de créer des réseaux pour susciter des prises des conscience, de responsabilité, consacrer une journée européenne pour dire non au néolibéralisme. Et, dans ce sens, il est nécessaire de repenser la place des citoyens pour construire une gestion collective et équitable des biens mondiaux.

Il faut créer des systèmes de coopération économique mondiale dans l’intérêt du développement durable et en opposition au profit des multinationales mondiales. Si l’on regarde les possibilités, on voit :

- un espace ouvert avec des pays qui souhaitent une coopération avec les pays du Sud pour la promotion d’alternatives en opposition au capitalisme mondial de l’OMC ; en outre, L’OMC ne prenant pas en compte les aspects environnementaux dans les négociations, il devient donc nécessaire d’ôter les biens publics des négociations de l’OMC,
- la remise en question de la centralisation mondiale, par exemple, Focus on Global South appelle à une démondialisation avec le renforcement des communautés internationales locales. Le mouvement est possible grâce à la victoire de Cancun, le défi reste de montrer que l’on peut avancer sur d’autres bases,
- la promotion d’une vie mettant en avant les intérêts des communautés

Mise en œuvre d’alternatives

- Mise en échec récente du président bolivien par la lutte nationale bolivienne pour se réapproprier ses ressources propres.

- Contre la marchandisation de la ressource en eau : Actuellement un certain nombre d’actions se déroulent afin de protester et de montrer le danger des privatisations, de l’appropriation des biens publics par une minorité.

- Pour une nouvelle culture de l’eau, une campagne nationale de grève de la faim est organisée en Espagne pour s’opposer au plan hydrologique national espagnol, à la marchandisation, au business fait avec l’eau . A cela s’ajoute la manifestation « étreinte à l’Europe » à Bruxelles le 7 décembre 2003 (12h00, place Jourdan).

- Pour la protection des mers et des Océans : Campagne nationale (avec France Nature Environnement), et européenne pour une sécurité maritime accrue : c’est le système mondial qui est responsable de l’état actuel des mers et des océans au travers des multinationales qui confisquent les ressources biologiques de la mer et les pays qui développent des industries hégémoniques. Il faut repositionner les ONG et les mouvements citoyens dans ce débat.

Les quelques solutions pour que l’état des mers s’améliore, que les PVD ne soient pas les récipiendaires des produits dont les pays industrialisés ne veulent plus :
- réformer l’OMI pour le rendre plus équitable
- créer des outils de gestion
- créer un droit public pour les biens publics mondiaux

Il existe une plate-forme dans laquelle sont demandées :
- la création d’un système mondial de navigation, d’une agence maritime internationale, d’un tribunal pénal maritime,
- la mise en place d’outil de contrôle des conditions sociales et de travail des équipages, de la salubrité des équipements, des marchandises transportées,
- la mise en place d’une fiscalité mondiale (taxation des tonnages, les matières, les distances parcourues).

La plate-forme est disponible sur : http://www.fne.asso.fr/pdf/PRESTIGE...






 
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