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Memoria Viva // Paris 2003 Reports // Against the logic of profit //

Les citoyens face aux multinationales des déchets [fr]
19 November 2003

Nous ferons l’état des lieux de la situation actuelle et passée sur la problématique du traitement des déchets. Nous reviendrons sur les graves pollutions engendrées par les incinérateurs hors normes (Gilly sur Isère...) et de l’impunité des pollueurs. Nous mettrons en parallèle les actions entreprises par des citoyens afin de mettre un terme à des pollutions nuisant à la santé et à l’environnement, qui ont été quant à elle durement réprimées (Procès Fumel...).



 

PRESENTATION

A l’heure actuelle, un nouveau projet de loi sur les déchets est en préparation au sein du ministère de l’écologie et du développement durable. Malgré les déclarations officielles de priorité pour la réduction des déchets à la source, nous avons de multiples craintes que nous exposerons.

- Le combat associatif face à l’implantation d’une unité de traitement: nous parlerons dans un premier temps des outils à la disposition des citoyens pour participer au débat (enquête publique, CLIS...) puis nous montrerons dans un deuxième temps comment tous ces outils donnent l’illusion d’un débat démocratique. En réalité, on ne cherche dans ces institutions qu’à obtenir une approbation, un satisfecit.

- Enfin nous aborderons la difficulté de la mise en oeuvre des solutions alternatives dans le traitement des déchets. Devant l’omniprésence et toute la puissance du lobbying de l’industrie du déchet, il s’avère très difficile de proposer des solutions alternatives. En effet, les débats sont faussés d’avance.

Propositions alternatives Les outils à la disposition des citoyens sont inefficaces. Il faut donc créer de nouveaux moyens d’expression: refuser de financer l’implantation d’une unité de traitement (mettre l’argent affecté au paiement du traitement sur un compte bloqué), action déballage dans les supermachés... de nombreuses alternatives existent pour une gestion des déchets plus écologique. Certains pays comme l’Irlande, la Belgique, l’Allemagne et certains Etats des Etats Unis ont mis en oeuvre des plans de réduction des déchets à la source et ont obtenu des résultats très encourageants.

Mise en oeuvre des propositions L’augmentation croissante de la production de déchets n’est pas une fatalité. Elle est due en grande partie à un manque de volonté politique. La mise en oeuvre d’un programme de réduction des déchets à la source repose sur une implication des pouvoirs publics,industries et citoyens. En aval, il convient d’appliquer le principe des 3R: réduction, réutilisation, recyclage. En amont, une gestion plus écologique des déchets doit être réalisée: compostage...


COMPTE RENDU DU SEMINAIRE

Auparavant les déchets faisaient partie intégrante d’une économie de récupération, chaque chose avait son utilité et était récupérée afin d’être réintégrée dans le circuit.

La mise en place d’un service de ramassage des ordures ménagères a mis fin à ce système et au fil des années, est apparu un véritable marché des déchets, générateur d’énormes profits financiers. L’apparition de la société industrielle et de la société de consommation a entraîné de nombreuses modifications dans le secteur des déchets.

Progrès rime désormais avec consommation, il faut acheter ! La récupération n’a plus sa place dans un tel système, il faut jeter pour pouvoir acheter plus. C’est l’apparition des produits jetables, symboles de modernité, de facilité. Ces changements dans les modes de consommation ont pour conséquence de rapidement faire augmenter les tonnages de déchets.

Déchets, dont la composition a d’ailleurs beaucoup évolué, de nombreux produits de consommation courante, tels que piles, vaporisateurs insecticides, produits en plastique (TV, ordinateur), moquette synthétique, rasoirs jetables, contiennent des composés toxiques tels que plomb, cadmium, mercure, solvants...Ces déchets qui contiennent des matériaux ou des substances toxiques ne se prêtent peu ou pas au recyclage et sont susceptibles de provoquer des dommages environnementaux par leur incinération ou leur mise en décharge.

La gestion des déchets devient donc de plus en plus problématique et nécessite donc de gros moyens financiers. Petit à petit le marché des déchets passe aux mains de quelques grosses entreprises privées, avides de profit.

La montée en puissance des préoccupations environnementales a pour effet de faire sortir de l’ombre le secteur des déchets. Des réglementations apparaissent (taxes à l’enfouissement, normes d’émission à ne pas dépasser pour les incinérateurs...).

Malgré ces quelques mesures, des scandales commencent à apparaître suite à des pollutions engendrées par des décharges ou des incinérateurs. Taux de dioxines considérables autour d’incinérateurs conduisant à l’abattage de troupeaux entiers... Certains pays renoncent à l’incinération et tentent de réduire leur production de déchets.

Mais, dans la plupart des cas, malgré de nombreux scandales sanitaires et l’accumulation d’études accablantes dénonçant un accroissement des risques de cancers à proximité d’incinérateurs, l’incinération continue à nous être imposée comme la réponse aux excès de la société de consommation.

Non seulement les déchets constituent une manne financière pour les multinationales (Suez, Vivendi, Bouygues, EDF) mais leur remise en cause signifierait également une remise en cause de nos schémas de production et de consommation.

Les taux de croissance de la consommation et de la production de déchets sont exactement parallèles. Coûte que coûte, malgré l’opposition grandissante des citoyens, les multinationales, aidées dans leur tâche par les pouvoirs publics, continuent à implanter des incinérateurs géants, empoisonnant les populations riveraines et perpétuant une logique de consommation insoutenable.

En effet, un incinérateur perpétue le besoin de déchets car il doit être approvisionné pour être rentable et, qui plus est, il freine le recyclage, qui permettrait de limiter le pillage des ressources.

En effet d’importants taux de recyclage signifieraient un manque d’apport en combustible (papier-carton-plastique) et une réduction des déchets à la source aurait les mêmes effets.

L’industrie ne souhaite pas que nous nous engagions dans une politique de réduction des déchets à la source car cela réduirait de façon conséquente les bénéfices qu’elle retire de ce marché lucratif.

De plus, une réelle politique de réduction des déchets impliquerait une responsabilisation du producteur afin qu’il se préoccupe de la fin de vie de ses produits.

Si les producteurs devaient assumer financièrement la récupération et le traitement de tous les déchets issus des produits qu’ils ont mis sur le marché, ils essaieraient alors de générer moins de déchets et donc de faire des produits facilement recyclables ou réutilisables. Pourtant la seule solution viable pour l’humanité réside dans la décroissance et la réduction des déchets à la source.






 
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