FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - A la recherche de la démocratie perdue
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Memoria Viva // Paris 2003 Reports // Against neo-liberalism, against patriarchy //

A la recherche de la démocratie perdue [fr]
4 January 2004

La politique est un bien commun, comme l’air, l’eau, la paix... et ne doit pas être déléguée aux seuls politiques de profession, les partis étant des pièces importantes mais non exclusives de la pensée. La démocratie est au centre de la politique et de nombreux chercheurs, activistes, politiciens se sont interrogés sur celle ci mais il est difficile de mettre ensemble tous ces acteurs.



 

PRESENTATION

La démocratie représentative est en crise aussi pour l’action du neoliberalisme. Les pouvoirs forts mondiaux et la guerre ont accéléré l’oeuvre de désagrégation de la démocratie. La démocratie qu’il faut construire doit être participative et décentralisée. Une grande tâche culturelle, une grande tâche pour le mouvement.

- Propositions alternatives

Construire la démocratie participative et décentralisée du citoyen, reprendre en main la politique comme bien commun et ne pas la déléguer pas à quelques spécialistes.

- Mise en oeuvre

À travers conférences, séminaires, rencontres, livres et articles.


COMPTE RENDU DU DEBAT

- *Pour François Houtart la démocratie est avant tout une pratique concrète et non une théorie. Contrairement aux idées admises, le développement culturel et économique n’est pas un gage pour la démocratie : il y a une conscience politique plus développée dans les pays où il y a une dictature que dans les pays à grande culture, de plus qu’elle est la valeur d’une démocratie avec peu de votant, un coût du campagne du candidat énorme et peu de culture politique ; avec des manipulations des formalités démocratiques par des interventions extérieures (USA au Nicaragua …)

La forme électorale est incontournable actuellement mais il peut y avoir plus de démocratie avec un seul parti qu’avec plusieurs.

- *Samir Amin présente les 2 grandes démocraties actuelles et leurs relations avec la culture politique et historique : Aux USA, elle se constitue avant et pendant la guerre de sécession sur 2 valeurs : liberté et propriété, dévalorisant celle de l’égalité par la même occasion. Liberté et propriété sont les fondements de la vie sociale, c’est l’idéologie la mieux adaptée aux exigences du capitalisme.

Elle peut se maintenir au XIX et XXème car elle se trouve confortée par la constitution de la classe ouvrière à travers les migrations successives ; cela fait avorter la cristallisation d’une conscience politique citoyenne et aboutit à un parti unique : celui du grand capital qui forge l’opinion et assure les inégalités.

En Europe, elle naît de la révolution Française et du mouvement ouvrier, la « liberté et propriété »est très vite introduit par « égalité » ; le capitalisme développe la conscience de la classe ouvrière et la pensée socialiste émerge ( elle n’existe pas aux USA), la culture politique devient le lien commun. En ce moment cette culture est menacée par l’américanisation de notre société : régime présidentiel, communautarisme, recul de la laïcité, valorisation des inégalités, gestion américaine des entreprises réduite aux actionnaires.

- *Pour Michael Brie la démocratie c’est la souveraineté du peuple et il considère qu’il ne peut y avoir de justice sociale sans démocratie. La démocratie qui nous est proposée actuellement n’est de ce fait qu’une façade du libéralisme.

- *Nicos Costantopoulos pense que l’échec de la gauche, l’hégémonie américaine constituent la fin d’une ère, le mondialisme et les nouvelles technologies apportent de nouvelles formes politiques et nous avons 2 alternatives : la destruction complète de la démocratie avec acception des règles du nouveau libéralisme ou la bataille vers un retour à l’état nation à mener par la Gauche. La démocratie est une valeur mondiale et la paix en est le garant

- *Vittorio Agnoletto remarque que le pouvoir est de plus en plus lointain et de plus en plus concentré : quand l’usine est à l’autre bout de la terre le travailleur est impuissant . Le vote n’est plus suffisant pour maintenir la démocratie puisque les organismes qui ont le vrai pouvoir ne sont pas élus : BM, OMC, FMI. Les mouvements sociaux sont la seule possibilité pour inverser la tendance.

- *Fausto Bertinotti : la crise démocratique peut mener à la mort ; la transformation de notre société a 2 causes : le mouvement des ouvriers au XX n’a pas réussi à créer un processus démocratique et la mondialisation capitaliste néolibérale travaille à démolir la démocratie. Le monde entier est instable : guerres préventives, monté des intégrismes, extrémisation des politiques libérales. La constitution européenne ne s’y oppose pas, au contraire.

La démocratie comme participation des multitudes est incompatible avec le libéralisme mais on ne peut pas refaire une démocratie comme avant, on ne peut pas se contenter de défendre ce qu’il reste car il reste trop peu. C’est le mouvement des mouvements ( altermondialisme pour les Français) qui est la seule possibilité à la renaissance politique. C’est ensemble que nous progresserons vers une autre Europe et non en désordre : la démocratie dépend de nous.

- *Hilary Wainwright après avoir fait remarquer qu’elle est la seule femme à prendre la parole !Ce n’est pas aux politiciens de diriger nos vies. La privatisation des services, la destruction des droits sociaux, la faiblesse de la sécurité sociale minent la démocratie ; quand les gens ont peur ils sont vulnérables et les gouvernements de gauche en Europe y ont contribué ces dernières années. La réponse n’est pas de défendre mais de construire pour développer des alternatives : par exemple au Brésil, cela n’a pas été seulement un « non » à la privatisation des terres mais ils ont les occupées et ont gérées démocratiquement, les citoyens du secteur public doivent l’occuper et le gérer.

- *Bernard Cassen s’interroge sur les relations démocratie participative/démocratie représentative : le libéralisme a réussi à imposer le suffrage censitaire, or en France où le suffrage s’identifie à la démocratie on a 30 % de non votants, essentiellement dans les classes populaires, les travailleurs immigrés sont déniés de ce droit, le pouvoir exécutif est lié aux intérêts de la finance et des grandes entreprises. Les différences entre les politiques qui se succèdent sont de moins en moins visibles ; ce n’est pas une crise des formes mais une crise de fond de la politique. la démocratie sera socialiste ( dans le sens Européen c’est à dire " de gauche" ) ou ne sera pas.

- *Raphaël ……. remarque les droits sont bafoués, ils faut sans arrêt montrer son passeport depuis le 11 septembre ; soutenir la paix, c’est soutenir la démocratie.

- *Umberto Allegreti : les connections de l’ONU avec la paix et la justice ne sont pas suffisantes car elles sont aux mains du FMI, de l’OMC et de la BM, mais si on attaque l’ONU on n’a plus que les USA !il faut trouver une justice internationale ; le traité européen n’est qu’une étape qu’il faut conserver mais modifier.

- *Ben Yaya : on est dépossédé du pouvoir, mais ce n’est pas nouveau : la crise de la démocratie ne concerne qu’une minorité car la majorité ne l’a jamais eue. La démocratisation du Sud veut dire une dépossession des privilèges que nous avons au Nord. La démocratie se travaille là où nous sommes : que chacun prenne un papier et y inscrive comment il va y contribuer dans sa sphère privé.

Résumé en 4 phrases :

On doit partir de l’analyse pratique de la vie sociale Ont doit mieux connaître la nature des perspectives qu’ouvrent ou referment les classes sociales populaires et leur mouvement. On doit ouvrir un espace permettant l’avancée de théories critiques. C’est sur ce fondement qu’on pourra voir arriver les alternatives nécessairement politiques.






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