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Quelles responsabilités pour les jeunes dans les organisations militantes ? Quelles synergies entre les engagements associatifs, politiques et syndicaux ? [fr]
27 December 2003

 

Le représentant de l’UNL partit du contraste entre le désir d’engagement qu’éprouvent les lycéens et leur scepticisme quant à la possibilité d’un autre monde. D’après lui, le lycée est le lieu où l’enfant se transforme en citoyen. Il est dur pour les lycéens pourtant dans des structures traditionnelles lourdes, notamment les partis, dont le nécessaire électoralisme les choque.

C’est pourquoi les organisations de jeunesse doivent avoir un rôle pédagogique : informer tout en faisant confiance. Les lycéens ne veulent plus de simples consultations, ils veulent une vraie démocratie. C’est pourquoi ils doivent développer leus propres organisations, pour que les lycées deviennent de vraies cités scolaires.

Pour la représentante des MJC, il ne faut pas tomber dans le jeunisme, ni se borner au seul horizon scolaire. Les jeunes veulent s’insérer dans les débats globaux de la démocratie, ne pas être confinés dans des luttes catégorielles stéréotypées.

L’expérience des MJC est à cet égard intéressante, en tant qu’apprentissage de la prise de parole (dans les radios libres notamment) et de tout ce qui fait le travail militant au jour le jour, apprentissage aussi de la démocratie directe, par la constitution de conseils de maison qui se prononcent tant sur les orientations générales que sur la gestion quotidienne.

C’est un modèle assez semblable d’éducation populaire que défendit le porte-parole du Réseau Léo-Lagrange. Les jeunes sont d’après lui des victimes de choix de l’offensive libérale, du fait de leur très faible organisation pour la défense des acquis sociaux des générations antérieures, du fait aussi de leur vulnérabilité aux discours anticulturels des médias.

Les jeunes réagissent-ils ? Oui, au-delà même de l’explosion spontanée et médiatiquement visible que fut le 21 avril. Dès lors, on assiste à un engagement plus silencieux, dans des groupes protestataires ou d’action locale, où ils recueillent l’expérience militante de leurs aînés.

Mais le problème essentiel reste le vide de références idéologiques partagées, le manque de convergence politique.

Cette confrontation avec l’expérience de terrain fut aussi mise en exergue par le représentant de l’association humanitaire AutreMonde. Pour lui, l’engagement est souvent le fait d’un premier pas solitaire à motivations morales (réveillon avec des SDF dans son cas) qui entraîne une série d’interrogations, la volonté de réduire le décalage qu’on a avec des franges immenses et ignorées de la réalité sociale contemporaine.

Alors vient l’engagement associatif, et l’enrichissement par le dialogue avec d’autres militants. L’engagement associatif et humanitaire peut ainsi être une première étape vers une conscientisation et une implication plus importante dans la construction d’un autre monde.

La note étrangère de ce débat fut donnée par deux jeunes syndicalistes allemandes (DGB et Verdi-Jûngen). Le problème qu’elles rencontrent le plus souvent est le contraste entre les cultures militantes des diverses organisations (ATTAC, syndicats, partis), qui pose le problème de la primauté de l’action de terrain ou de la réflexion théorique.

La visibilité, la mobilisation des jeunes au-delà des petits cercles de militants ne peut venir que d’actions unitaires sur des thèmes précis (discriminations raciales, démocratie universitaire), mais ce n’est qu’au prix du silence sur les divergences idéologiques.

C’est Ahmed qui conclut les interventions au nom du Mouvement Spontané et de la Souris Verte. Il synthétisa les raisons qui avaient conduit ce mouvement né du 21 avril à rejoindre une organisation de jeunes liée à un parti politique : volonté de pouvoir s’insérer dans des débats politiques généraux, d’accéder à de nouveaux degrés de responsabilité militante tout en apportant son expérience d’action-interpellation, de faire passer les thèmes du mouvement social de lutte dans les partis, sensibilité enfin à la nécessité d’une écologie politique européenne et mondiale pour stopper le désastre libéral.

Il appela donc à une nouvelle génération politique qui ne se cantonne précisément pas dans les débats générationnels que d’autres lui auraient taillés.

Le public, nombreux, réagit abondamment à ces interventions, même si certaines questions durent rester sans réponse détaillée faute de temps. Deux de ces questions paraissent très significatives : Tout d’abord, comment faire participer à la vie politique les jeunes qui sont exclus du système social actuel ?

Les réponses insistent sur la nécessité de l’entraide, d’autant plus forte que le dénuement est grand, et qui pousse à la constitution de communautés politiques comme les squats (Ahmed), le représentant de Léo-Lagrange insistant sur l’extrême militantisme politique d’une culture jeune et populaire comme le rap, malgré ou plutôt à cause, de la misère sociale de ces jeunes. Deuxième question : la jeunesse est-elle globalement dépolitisée ? Les réponses furent mitigées, insistant sur la déstructuration politique de la jeunesse mais aussi sur la multiplicité d’engagements silencieux, notamment associatifs, à forte charge politique.

La militante allemande du DGB insista sur le fait essentiel de la charge très pénible des emplois précaires occupés par les jeunes, qui leur laissent peu de temps et d’énergie pour s’engager, surtout s’ils suivent déjà en parallèle des études. La dépolitisation de parts croissantes de la jeunesse est finalement le reflet de celle de toutes les générations, du fait du désenchantement idéologique et de la pression croissante des entreprises sur la société.






 
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