FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Architecture, Développement, Reconstruction et Solidarité Internationale : quels défis pour les ONG d’architectes ?
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Architecture, Développement, Reconstruction et Solidarité Internationale : quels défis pour les ONG d’architectes ? [fr]
12 January 2004

 

Les débats initiés dans le cadre de la journée Architecture & Développement ont abouti à un certain nombre de constats et d’interrogations. Suite à l’intervention de ASF Espagne sur le thème « Quart monde » qui illustre ses propos à partir des projets réalisés à Barcelone, nous pouvons nous poser la question suivante : Face au constat que la ville marginalise, quel est le rôle de l’architecte en tant que praticien et citoyen ?

Le constat concernant la ville de Barcelone met en perspective le fait qu’une grande partie de la population n’est pas prise en compte dans la question du logement (Chômeurs, Handicapés, Malades, faibles revenus, immigrés..), que les pouvoirs publics sont débordés et impuissants face à ce problème alors que plus de 40 000 logements sont inoccupés en centre ville. Les Associations et la société civile, bien que dynamiques et engagées, ne peuvent répondre que de façon ponctuelle alors qu’une réponse globale est impérative.

Partant de ce constat, ASF Espagne choisit de se positionner comme médiateur entre d’une part les Associations et l’administration. La demande sociale est assez clairement identifiée et formulée pour que ASF Espagne garde ce rôle de médiateur. ASF intervient alors soit comme opérateur technique soit comme sensibilisateur. Les diagnostics techniques et l’état des lieux peuvent être une façon d’intervenir dans la médiation avec les autorités locales en choisissant délibérément d’infirmer les résultats des administrations par simple positionnement politique non polémique.

La médiation prend aussi la forme d’organisation de débats, table-ronde, séminaires, expositions afin de sensibiliser les professionnels, les administrations et la société civile aux questions qui se posent en terme d’exclusion urbaine. A l’issu de ce travail de médiateur, ASF peut aussi se positionner comme opérateur direct en choisissant de travailler sur la réhabilitation des immeubles insalubres mais toujours en partenariat avec les Associations d’habitants et les administrations concernées.

Ce rôle de médiateur est pertinent et assumé dans le cas d’une intervention dans les villes du Nord mais là réponse n’est pas si claire pour les interventions des ONG d’architectes dans les pays du Sud où la demande sociale est encore floue et rarement formulée aussi précisément. Est-ce que le fait de s’occuper des squatters dans la banlieue de Barcelone ou de bidonvilles en Bolivie justifie une approche spécifique dans le projet ? Au Brésil, le rôle des ONG d’architectes comme médiateur et sensibilisateur semble être également une constante de leur travail.

Des organisations locales sont en demande et ce qui est nouveau et intéressant de creuser est ce nouveau mode de coopération d’ONG à ONG, plus égalitaire. Il ne s’agit plus une relation de pays sur une ville ou d’un bailleur de fonds avec une cible particulière. On retrouve une échelle commune pour travailler, un nivellement qui se complexifie par la suite mais qui existe.

Il faut aujourd’hui privilégier ce type de coopération car le problème du logement, de la ville qui exclut est si important que les résultats ne viendront pas des gouvernements. Il faut que la société civile se mobilise et se regroupe en associations, les ONG d’architectes pourront continuer à mettre en évidence les situations d’exclusion urbaine et sensibiliser les acteurs de la ville aux problèmes qui se posent.

Le rôle de médiateur et le dialogue entre ONG d’architectes et communautés locales auront été une constante de cet après midi de débats. La seconde intervention sur le thème « L’objectif de …sans frontières. Architecture et mondialisation » animée par ASF Cambridge a aussi mis l’accent sur l’importance de la communication et du dialogue donc de l’échange culturel et mutuel dans tout projet d’architecture. Et d’abord une communication entre les différents groupes, associations travaillant sur un même domaine d’activités ici, l’architecture.

La nécessité de créer un vaste réseau ou mouvement a fait l’unanimité. Par le développement d’un network, d’une plate-forme de débats, par la multiplication des rencontres et la mise en commun des ressources documentaires, il s’agit d’unir ses forces afin de voir ce qu’il est possible et souhaitable de faire, et ce, afin que chacun puisse comprendre ce qu’il peut obtenir des architectes dans sa ville.

Malgré tout, le renforcement des structures nationales reste une prérogative de chacun des groupes ASF avant une structuration supranationale.

Avec l’illustration de son discours par des exemples de projets réalisés en Afrique du Sud ou au Ghana, ASF Cambridge a permis de mettre en avant l’importance du partenariat, du dialogue et de la mise en commun des idées. Avec un processus participatif fort et affirmé ASF Cambridge a souligné l’importance des capacités dialectiques nécessaires à l’architecte, plus que ses capacités techniques.

N’oublions pas que l’architecture fait partie du domaine culturel et que le développement doit être durable et désirable, donc culturel. La compétence de l’architecte étant de donner du sens, il faut mettre en avant l’expression populaire de la ville et savoir entendre et tenir compte des besoins et volontés des communautés, c’est cela garder sa spécificité d’Architectes Sans Frontières.






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