La plupart des intervenants ont évoqué le problème des nations et des groupes ethniques qui n’ont pas leur propre Etat (Catalans, Basques, Pomaks, Flamands, Ecosse); même à l’heure actuelle, ces peuples subissent toutes sortes d’oppressions nationales, sociales et
culturelles. Leurs membres sont exclus de leur culture et de leur foi, ou bien encore, on ne leur en facilite pas la jouissance; ils n’ont pas d’accès égal à l’éducation (Pomaks).
D’autres souffrent de désintégration et sont dispersés dans différents pays (Basques, Albanais, Flamands). La Géorgie est l’exemple d’une nation ayant récemment acquis sa liberté et qui se trouve maintenant dans le processus douloureux de se constituer une nouvelle identité culturelle.
Les Flamands et les Ecossais bénéficient d’une meilleure situation car ils sont parvenus à une autonomie de plus en plus importante, y compris sur le plan social. Le public a formulé un certain nombre de critiques sur le plan de la Constitution européenne car celle-ci ne mentionne pas les droits collectifs des minorités ethniques et des nations qui n’ont pas d’Etat, et elle ne propose pas de solutions à leurs problèmes.
Propositions
La diversité des nations et des groupes ethniques devrait être préservée car elle constitue la base de la vie, comme c’est le cas dans la nature.(écologie culturelle). La culture ethnique et nationale devrait être forte mais en même temps, il ne faut pas exclure les autres éléments culturels.
Des cultures nationales importantes peuvent permettre de construire une culture européenne commune grâce à la contribution de chacun à l’édifice commun (bricolage). Des communautés équilibrées devraient avoir des contacts les unes avec les autres (société), avec leur nature (sol), et avec ce qui se passe à l’intérieur de l’homme (âme). Certains ont exprimé leur craintes que les demandes ethniques et nationales donnent lieu à un séparatisme national et deviennent le moteur d’un sorte de nouveau fascisme. Leurs craintes ont été rejetées par d’autres qui pensent que la demande d’identité culturelle ne signifie pas une demande de frontières nationales. Tout en donnant lieu à un sentiment national très fort, de nombreuses personnes ont exprimé aussi leur engagement dans un inter- ou transnationalisme.
L’opinion générale a été que l’Europe sans frontière parviendra à résoudre les problème nationaux et ethniques.
Pour une meilleure compréhension les uns des autres, on aurait bien besoin d’une langue facile et neutre (pas nationale) pour pouvoir communiquer. En Europe, cela pourrait être l’espéranto qui pendant une centaine d’années de développement, est devenu un langage vivant, parlé par environ un million de personnes.
Mise en œuvre
Des comités chargés de discuter les problèmes nationaux et ethniques devraient être constitués; ils feraient des propositions aux membres des différentes communautés, afin de mettre en place des lois, créer des formations et provoquer des rencontres pour mieux se connaître les unes les autres. Il faudrait diffuser des informations sur l’espéranto et le considérer comme l’une des langues que l’on pourrait apprendre à tout niveau de l’enseignement.