Quelles sont les difficultés qu’affrontent ces pays ? La dette extérieure, l’ALCA, les privatisations, etc... Les politiques qu’ils proposent sont en conflit avec le projet néo-libéral. Le capitalisme est hégémonique, il est constitué par des institutions supranationales (OMC, Banque Mondiale, FMI) et des multinationales dont les décisions s’imposent à tous les Etats.
Une seule expérience de rupture totale reste vivante : la Révolution cubaine. Le Brésil et le Venezuela sont des possibles d’une alternative à construire. Ils essaient de développer les droits sociaux, économiques et culturels face au dogme de la liberté des marchés.
Le mouvement social devient un acteur essentiel du changement. Mais paradigme : peut-on coupler l’action politique avec les mouvements sociaux ou ces derniers doivent-ils agir seuls ?
1.Venezuela
Il est le devoir de tous de diffuser la vérité sur l’accession au pouvoir de Chavez, ses motivations et son action. La motivation de Chavez a toujours été la volonté d’agir pour le bien du peuple en le libérant d’un gouvernement corrompu et en établissant d’autres normes de fonctionnement de la société. La Constitution de 1999 et les nouvelles mesures ont permis au peuple de retrouver sa dignité et de devenir un acteur de la politique.
Il y a une conspiration médiatique interne et externe. On ridiculise le personnage de Chavez, on le dit autoritaire et populiste et on minimise l’adhésion populaire aux réformes. La télévision publique doit servir à faire se rapprocher la population des niveaux décisionnels et participatifs. La télévision doit être la preuve de comment la démocratie participative se construit et se met en place à travers des faits concrets.
Il faut développer des radios et des chaînes de télévision associatives car c’est une dynamique qui garantit l’identification mutuelle des peuples.
2.Brésil
L’élection de Lula a suscité l’espoir au Brésil, mais aussi dans le monde entier : quelqu’un originaire du secteur populaire est arrivé à la présidence de la République. Il a été élu pour un véritable changement. De plus, ce gouvernement arrive après 10 ans de néolibéralisme pendant lesquels on a ôté à l’Etat la capacité de faire vraiment de la politique.
Mais Lula est arrivé en introduisant au sein du gouvernement une tension capital-travail (la bourgeoisie est appelée à partager le pouvoir) porteuse de grandes possibilités mais aussi de grandes limites.Si l’on veut progresser, le peuple doit faire pression. Il s’agit d’un nouveau défi : obtenir la participation. Le gouvernement doit avoir de l’audace et la population doit l’y pousser.Certains disent que le Brésil est en transition, d’autres disent que rien n’a changé, que le Brésil est resté dans le même modèle et qu’il faut approfondir les luttes.
3. Cuba
La Révolution cubaine a été une rupture totale. Durant 40 ans elle a résisté à de nombreuses agressions. Le peuple cubain doit défendre les conquêtes sociales de la Révolution.Il est important de signaler la fragilité et la vulnérabilité des relations avec l’Union européenne dont la politique dépend des relations transatlantiques.
Alternatives: Aujourd’hui, pour la première fois existent les conditions de rupture, si nous savons profiter de la conjoncture et de la lutte des peuples.
1.Les mouvements sociaux ont une très grande importance dans la construction d’une alternative. Ils savent qu’ils doivent se mobiliser pour qu’il y ait un réel changement. Il faut avancer vers la démocratie participative.
2.Il faut affronter le capital financier tous ensemble. Le changement peut s’opérer à partir d’un projet de développement d’un bloc régional dans un cadre démocratique.