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Les droits syndicaux en Colombie [fr]
5 January 2004

Organisé par le groupe de travail « Syndicol » composé de la CSC-Bruxelles, de la Centrale générale de la FGTB et de militants colombiens, l’Atelier sur la situation des droits syndicaux en Colombie s’est tenu le vendredi 14 novembre 2003 dans les locaux de la Mairie du Xème arrondissement.



 

A. La situation économique et politique de la Colombie

Hector Mondragon, conseiller des organisations paysannes et syndicales colombiennes brosse le tableau noir de la situation en Colombie. Le Président Uribe, dit-il, récolte le résultat d’années de terreur en Colombie. Que resterait-il des organisations syndicales en Belgique ou ailleurs si elles avaient subi les années de terreur qu connaît la Colombie depuis 1987 ? Le Président Uribe a promis de mettre fin à la guerrilla, mais en fait il met fin à 80 années de conquêtes ouvrières.

Ils sont en train de fermer 800 hopitaux publics. Ils ont réduit de 30% les salaires du secteur public. Sur le plan agricole, ils exproprient les petits propriétaires pour remettre les terres aux grands propriétaires qui possèdent à présent la moitié du sol. Le gouvernement se vante d’une croissance de 3% de l’économie, mais elle va de pair avec une diminution de 7% de la consommation alimentaire et une augmentation de l’endettement extérieur.

Le président Uribe veut imposer des réformes constitutionnelles pour décapiter l’action syndicale, car les droits constitutionnels sont vus comme des obstacles pour les investissements étrangers. Il veut par exemple pouvoir décréter l’état d’urgence sans contrôle de la Cour constitutionnelle.

Les actions judiciaires musclées ne concernent toutefois pas les groupes paramilitaires qui cherchent à obtenir leur reconnaissance, leur institutionnalisation et leur impunité, dans une démarche similaire à celle de l’Allemagne des années trente, lorsque les milices furent converties en section SS. Comme dans l’Allemagne des années trente, les prisons sont remplies de dirigeants syndicaux et paysans. Pour ces raisons, on peut considérer le projet Uribe comme un projet fasciste.

Et pourtant, pour la première fois, à la fin du mois d’octobre, des dirigeants syndicaux ont été élus comme bourgmestres de villes comme Bogota ou Cali, malgré les menaces des paramilitaires. Les projets d’Uribe, soumis à referendum ont été rejetés, mais il veut déjà les réintroduire sous une nouvelle base appelée « Plan B ». Bien sûr, la globalisation économique laisse peu de marge de manœuvre aux nouveaux élus politiques, mais les élections politiques ont montré que le peuple colombien a retrouvé la confiance en lui-même et la force de lutter.

Le Dr Carlos Gavirian, Parlementaire,témoigne de la situation dramatique du pays. Les projets gouvernementaux visent à répondre aux exigences du FMI et se traduisent par une politique extrêmement autoritaire cherchant à traduire dans la Constitution la politique économique exigée par le Fonds Monétaire International. La population est exténuée par l’échec des tentatives de recherche de la paix menée par le précédent Président, Pastrana. La Colombie est un des pays les plus inégalitaires du monde, et le Président veut conforter ce statu-quo. On croyait l’opinion publique hypnotisée par le Président Uribe, mais les derniers résultats électoraux témoignent de son réveil.

B. Les initiatives syndicales de solidarité

Juan Carlos Jimenez, des Commissions Ouvrières, présente les formes de coopération syndicale développées par son organisation, qu’ils souhaitent développer dans une coopération multilatérale.

La Fondation « Paix et Solidarité » est l’outil à la fois de la sensibilisation interne et de la coopération avec les syndicats colombiens. Ils travaillent avec l’Ecole syndicale nationale de la CUT et organisent deux formations annuelles pour syndicalistes. Ils travaillent aussi à renforcer les représentants syndicaux dans les entreprises multinationales.

Depuis Madrid, ils coordonnent le projet « Alerta Colombia » qui est un projet décentralisé de surveillance des droits syndicaux en fournissant à des groupes locaux les moyens de réagir à des situations de menace contre des syndicalistes. Enfin, de façon plus discrète, ils disposent d’un programme en collaboration avec les pouvoirs publics pour faire sortir de Colombie et héberger des syndicalistes menacés.

Manuel Rodriguez (CCOO) décrit le rôle du Comité mondial instauré au plan syndical à l’intérieur de la Banque de Bilbao. Ce comité a formulé un code des droits syndicaux minimaux à faire accepter par les investisseurs. Ils disposent d’une page Web commune pour les deux cotés de l’Océan Antlantique. Les organisations syndicales disposent de moyens d’action car le secteur financier est très attentif à son image.

Andy Higginbottom (Grande-Bretagne) décrit l’origine de la « Colombia Solidarity Campaign ». Ils ont découvert l’ampleur de la lutte menée contre la privatisation des services publics, de l’eau, de la santé, de l’enseignement. Ils ont organisé des piquets devant l’ambassade de Colombie, des formations par téléconférence. Ils veulent également mettre fin à l’impunité dont bénéficient un certain nombre de multinationales.

Pierre Pravata présente les grands axes du projet de sensibilisation et de mobilisation « Syndicol »qui viserait à déclarer l’année 2004 « Année de solidarité des syndicats belges et européens avec le mouvement syndical colombien ». Il s’agirait de développer durant cette année des actions d’information et de sensibilisation culminant dans le lancement d’une pétition, un hommage posthume aux syndicalistes assassinés et l’envoi d’une mission en Colombie.

Débat

Le débat apporte encore des précisions sur l’action menée par les syndicats suisses (coordonnées de l’intervenant non notées), notamment par rapport au rôle des multinationales Nestlé et Coca-cola suite aux liens existant entre des filiales de Coca-Cola et les paramilitaires.

Un tribunal international sera organisé à Paris le 28/11/04 par rapport aux crimes commis dans la région du Sud-Bolivar.

Une Assemblée Internationale de la société civile pour la paix en Colombie aura lieu les 6 et 7 décembre 2003 à Madrid.

L’atelier se conclut sur une demande générale d’échange des informations, notamment quant au rôle des multinationales, et de coordination des actions, avant d’entendre une intervention enregistrée sur vidéo du syndicaliste USO (énergie) Hector Hernandez assigné à résidence en Colombie.






 
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