FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Conflits en Afrique et responsabilités de l’Europe
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Conflits en Afrique et responsabilités de l’Europe [fr]
2 January 2004

 

PRESENTATION

En cohérence avec la plénière 2 de l’axe 1 du programme du FSE, ce séminaire abordera plus concrètement les responsabilités de l’Europe dans les conflits dans certains pays d’Afrique, et les moyens de résolution des conflits dans ceux-ci. Ce séminaire permettra de dégager les enjeux majeurs liés à la guerre, la paix, la justice et la solidarité aujourd’hui, et de mener une réflexion approfondie sur la construction de la paix en Afrique.

Dans un monde où les conflits sont nombreux, de natures diverses, plus ou moins connus, plus ou moins médiatisés, il convient de rappeler que la paix procède de l’œuvre conjointe des organisations civiles, sociales et politiques.

La Paix est un axe de réflexion et d’action pour de nombreux acteurs dela solidarité internationale, qui ont compris l’évidente relation existant entre les problèmes de pauvreté et d’injustice, de l’exploitation des richesses naturelles, et l’émergence ou la poursuite de conflits dans les pays d’Afrique.Zone très riche et stratégique, la sous-région des Grands Lacs(République Démocratique du Congo-RDC, Rwanda, Burundi, Ouganda) est en guerre depuis des années. Le bilan en termes humains et économiques estlourd.

Les divers accords de paix signés sous pression internationale n’ont pas ramené la paix et la prospérité. Malgré les avancées significatives du processus de paix, des zones d’ombre subsistent :continuation des combats dans l’Est de la RDC (en Ituri et au Kivu) et au Burundi, situation humanitaire désastreuse, violations massives des droits de l’homme et pillage éhonté des ressources naturelles qui continuent à alimenter le conflit.

Il est urgent que les pays de la région et la communauté internationale œuvrent de concert afin de faire de la paix une réalité. Il semble aujourd’hui qu’elle ne puisse se construire que grâce à un travail collectif de la société civile de chaque pays. C’est dans cette optique d’échange et de coopération ques era abordée cette question.

En Côte d’Ivoire, le 19 septembre 2002, une tentative de coup d’Etat déclencha un début de guerre civile. La France s’impliqua fortement dans la résolution du conflit, en envoyant plus de 3000 hommes et en convoquant les différentes parties à Marcoussis, qui convinrent d’un compromis rapidement contesté. La Côte d’Ivoire connaît à présent une paix "sous tension". Ses relations avec la France tendent à s’amélioreret un gouvernement de réconciliation a été constitué. Cependant, la cohabitation de populations qui se sont entre-déchirées, la présence de 4000 soldats français sur le terrain, et l’attribution - restant à effectuer - des postes clefs de ministères, sont autant de problèmes qui restent encore à régler.

Propositions alternatives

Le présent séminaire doit permettre de dégager des pistes concrètes de solutions pacifiques, et d’issues politiques négociées aux conflits. Un certain nombre de ces alternatives, au-delà des propositions des intervenants, devront émerger de la richesse du débat qui sera mené lors du FSE. La paix doit se construire sur des processus vastes et pluriels, par la création de rencontres, de coordinations, de réseaux depuis le niveau local au global. Grâce à ces rencontres, l’échange et le dialogue entre les différents acteurs de la société civile contribueront à la construction d’une paix durable.

Mise en oeuvre des propositions

Notre séminaire s’orientera tout particulièrement sur les positionnements de l’Union Européenne et des Etats-Unis vis-à-vis devl’Afrique, avec l’intervention de partenaires internationaux et de constructeurs de la paix.

Bon nombre de modalités de mise en oeuvre des propositions devront naître des échanges qui auront lieu lors du séminaire. On peut déjà affirmer que ce sera notamment par :
- la sensibilisation du public sur des conflits dans différents pays,mais également de nature et d’origine diverses ;
- des rencontres et débats autour de la mise en place de réseaux de solidarité, et de la construction de la paix en Afrique ;
- les échanges d’expériences (Sud/Sud, Nord/Sud, Nord/Nord)


Chacun des intervenants présente les conflits auxquels ils sont confrontés et les responsabilités de l’Europe dans ces régions.

François JANNE d’OTHEE – EURAC (Europe Afrique Centrale) – Belgique

EURAC (Europe Afrique Centrale) est un réseau de plaidoyer pour la région des Grands Lacs (République Démocratique du Congo, Burundi, Rwanda), rassemblant une vingtaine d’organisations de différents pays européens.

1-La situation dans cette région : « on revient de loin, mais tout est encore loin d’être résolu »

- Au Congo Kinshasa

Entre 1998 et 2003, 4 millions de personnes sont mortes dans les conflits. Le Congo était « pourri » de l’intérieur depuis Mobutu.

1ère rébellion : Le conflit au Rwanda a entraîné la création d’immenses camps de réfugiés au Congo le long de la frontière Est. La présence de ces camps déstabilisait le Rwanda. En 1996, devant la non intervention des occidentaux, le gouvernement rwandais décide de liquider ces camps, en avançant avec Laurent Désiré Kabila. 200 000 hutus ont été massacrés pendant cette progression.

2ème rébellion : en 1998 une rébellion est lancée dans l’Est du Congo contre L.D. Kabila. Elle échoue car l’Angola et le Zimbabwe se réveillent et soutiennent L.D. Kabila.

Pendant toute cette période et encore aujourd’hui, il y a eu un énorme pillage du potentiel géologique du Congo. Le pillage a entretenu la guerre et inversement. L’ONU a conduit une enquête sur ce pillage.

Après la mort de L.D. Kabila, son fils Joseph Kabila a pris le pouvoir en 2001 et une certaine organisation de l’Etat s’est mise en place.

Les deux défis actuels sont :
- de mettre sur pied une armée nationale pour sécuriser les frontières et rassurer les congolais,
- de faire justice pour les 4 millions de morts.

- Burundi

Depuis 1993, des massacres interethniques ont fait 300 000 morts Un accord a été réalisé entre le gouvernement et la rébellion qui intègre celle-ci à l’armée, à la police, au gouvernement. Un nouveau gouvernement sera mis en place le 23 novembre prochain. Il y a cependant un mouvement de rébellion qui n’a jamais signé : le FNE.

- Rwanda

Ce pays a eu ses premières élections dites démocratiques cette année, avec une nouvelle assemblée, un nouveau président (Kagamé). La communauté internationale s’en est félicitée. Kagamé a participé à la mise en œuvre de la paix au Congo. Cependant, le régime n’est pas « clair » et des massacres ont été commis.

2. La politique européenne dans la région

Jusqu’en 2001, l’Europe était divisée, n’avait aucun poids et intervenait à contretemps (les britanniques, les américains… soutenaient le Rwanda, les français et les belges appuyaient la carte congolaise). De plus, la politique d’aide dans la région étaient aberrante, car les critères d’aide ne sont pas appliqués de la même façon dans les différents pays.

En 2001, le sommet de Bruxelles a permis d’apporter une certaine convergence sur la façon d’appliquer les politiques d’aide. Cependant, il y a encore beaucoup à faire : l’Union européenne laisse tout faire sous prétexte de l’ « african ownership », de plus l’impunité pour tous les crimes commis ne permet pas de progresser.

3. Action de la société civile

Les associations sont au côté des populations. Elles se battent pour que les acteurs non étatiques soient entendus, en particulier pour la Conférence Régionale pour la Sécurité dans l’Afrique des Grands Lacs, d’abord pour qu’elle ait lieu, puis pour que des personnes de la société civile des pays y soient présentes.

Le réseau EURAC, regroupant une vingtaine d’associations de différents pays européens dont le CCFD et le Secours Catholique, cherche aussi à faire connaître les problèmes en publiant des informations venant des personnes sur place, sur 3 thèmes :
-  Le retrait des troupes étrangères et l’intervention de l’ONU.
-  La cohérence de l’aide européenne dans la région.
-  Le pillage des ressources au Congo.

De plus, il organise des rencontres entre les parlementaires européens et les parlements nationaux.

Solange KONE – ASAPSU – Côte d’Ivoire

L’ASAPSU est l’Association pour le Soutien à l’Auto-promotion Sanitaire Urbaine.

1. La situation en Côte d’Ivoire

En Afrique de l’Ouest, beaucoup de pays sont en guerre : Libéria, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina, Sénégal, … Ce sont des pays qui ont pour la plupart des ressources naturelles. Par ailleurs, quel qu’ait été le pays colonisateur, les problèmes sont là.

Dès la mort d’Houphouët Boigny en 1993 (président depuis l’indépendance), les problèmes ont commencé avec la course au pouvoir. Les rivalités entre le parti au pouvoir et les candidats à la succession ont entraîné la création du concept de l’ivoirité ; ceci pour freiner les candidatures de Laurent Bagbo et Alasan Watara. La création de ce concept a été le germe de la division Nord/Sud. La population du Nord s’est sentie visée, la police l’a traquée.

Le coup d’Etat de décembre 1999 a amené au pouvoir le général Gaye, ce qui a donné beaucoup d’espoir de paix à la population. En fait, il y avait des conflits au sein de la junte militaire.

La nouvelle constitution votée en juin 2000, quoique positive, comprenait dans son article 35 le fait que ne peut être candidat à la présidence de la République que des personnes nées de père et de mère ivoiriens. Les élections d’octobre 2000 amènent 2 candidats qui se déclarent tous deux vainqueurs… : Gaye et Bagbo, qui prend effectivement le pouvoir. En septembre 2002, une tentative de coup d’Etat échoue, mais il y a toujours des mutineries dans l’armée.

Les pays environnants, avec le CDAO tentent d’aider à faire la paix, sans succès. Puis ce sont les accords de Marcoussis signés par tous les « belligérants ». Ces accords n’étaient pas mauvais ; ils prônaient le désarmement, le partage du pouvoir, la gestion des problèmes avec les autres pays. Les partisans de Laurent Bagbo ne les ont pas acceptés.

2. Rôle de la société civile

La société civile a été très divisée. Les ONG, syndicats, associations, … se sont positionnées en fonction de l’appartenance ethnique de leurs dirigeants. L’ASAPSU, soutenue par le CCFD, est restée neutre. Elle se consacre aujourd’hui, dans un réseau, à l’éducation à la paix, et au soutien des personnes déplacées.

3. L’Union Européenne dans ce conflit

En dehors de la France, les autres pays ne sont pas intéressés par ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Mais la France était partie prenante. En fait, elle a été discréditée en ne s’impliquant pas et en ne voulant que séparer les combattants (ce qui a cependant permis d’éviter de plus grands massacres). Malheureusement, l’ONU a cessé ses activités en Côte d’Ivoire, le classant en niveau 4 pour son insécurité

Propositions alternatives

- Soutenir la création de bien public et lutter contre les paradis fiscaux.

- Tenter de résoudre le problème des paradis fiscaux

- Annuler la dette des pays du Sud

- Défendre avec force les droits économiques et sociaux au Nord et au Sud.

- Arrêter les subventions à la production agricole en Europe, subventions qui bloquent le développement en Afrique.

- Suivre l’appel de l’évêque du Congo Kinshasa qui demande que la Conférence des Droits de l’Homme de 2004 ai lieu à Kinshasa.

- Renforcer le travail avec les associations européennes sur le rôle des entreprises européennes au Congo : problème du pillage des ressources.

- Donner une part plus importante aux ONG dans les réunions de résolution de conflits.

- Dénoncer ce qui est derrière les conflits. Exiger de la part des Etats de respecter les conventions signées.

- Former les enfants d’Europe à une lecture critique de l’information. Refonder l’histoire africaine dans les livres d’école.

- Nous interroger sur le fonctionnement démocratique de nos sociétés occidentales. Redéfinir la démocratie participative.

- Faire jouer leur rôle aux organisation internationales (que l’Union Européenne ne prennent pas leur place).

- Limiter la vente d’armes en Afrique.

- Rendre effectifs les codes de bonne conduite

- Rendre la justice pénale internationale effective.






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