FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Extrêmes droites et populisme et Europe : état des lieux
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Extrêmes droites et populisme et Europe : état des lieux [fr]
13 January 2004

Les extrêmes droites représentent, partout en Europe, un danger de différentes manières : soit elles sont au pouvoir (Italie, Hollande, Autriche, Suisse...), soit elles sont quasiment majoritaires (Danemark), soit elles sont en embuscade (Allemagne, Grande-Bretagne, France avec Jean-Marie Le Pen présent au second tour des présidentielles le 21 avril 2002). C’est un risque à plusieurs visages.

Pourtant certaines théories qui commencent à se répandre (théorie historique : l’extrême droite n’ a jamais été un danger et la théorie immunitaire : les démocratie sont vaccinées contre le fascisme) pourrait nous faire penser qu’il n’y a pas besoin d’une lutte spécifique anti-fasciste. Alors que la progression des extrêmes droites nous prouve bien le contraireAu mot « populisme », une partie des orateurs préfère les termes « fascisme » et « extrêmes droites ». En effet, « populisme » et vote protestataire amalgament souvent Extrême Droite et Extrême Gauche , c’est à dire des protestations qui n’ont pas du tout les mêmes valeurs. De plus le terme populisme a été utilisé pour éviter l’allergie au mot fasciste.



 

Les extrêmes droites avancent de deux façons :
- elles cherchent à accéder au pouvoir politique : participation aux élections (municipales, régionales, législatives, présidentielles) et gagnent du terrain dans de nombreux pays. On remarque deux types de votes : le vote « protestataire » et celui qui construit déjà une autre société et transforme l’état social.
- elles travaillent à l’enracinement des idées racistes, xénophobes, autoritaires ; la parole fasciste se libère (amalgame étranger=profiteur=délinquant, vocabulaire de rejet, islamophobie, publications fascistes) et se banalise. Ainsi l’extrême droite gagne des soutiens dans les couches populaires de l’électorat.

En dehors des lieux du pouvoir politique, les extrêmes droites cherchent à s’implanter dans les milieux populaires en y imposant peu à peu leurs idées :-dans les quartiers comme en Italie où l’Alliance nationale a créé à Rome des « comités de quartier » sur le modèles des anciens comités communistes,-dans le monde du travail comme en France où le Front national a voulu créer ses propres syndicats (dans les transports communs lyonnais), infiltrer les syndicats existants (CFTC, FO), organiser des cercles de travailleurs retraités, et fait de la propagande à la porte des entreprises touchées par les licenciements.Les partis d’extrême droite profitent de la désespérance sociale liée à la misère, au chômage, aux attaques des droits sociaux. Ils utilisent la peur née des situations de crises qui fragilisent beaucoup de gens (perte d’un emploi, actes de délinquance...). Ils désignent des responsables : les « ennemis intérieurs » sont les immigrés (Arabes en France, Marocains en Espagne, Roms en République tchèque, etc.), la population des banlieues, mais aussi les USA et l’Europe.

Certaines politiques menées par les gouvernements de droite ou de gauche facilitent la progression des idées de l’extrême droite ( criminalisation de la pauvreté, des mendiants, gens du voyage ,prostituées, multiplication des centres de rétention pour les sans papiers, politiques sécuritaires). Les médias banalisent aussi les thèmes de l’extrême droite ( exemple de l’insécurité en France, en Angleterre). Les extrêmes droites imposent leurs thèmes dans le débat politique.

Les extrêmes droites récupèrent l’« anti-mondialisation » en la dévoyant , elles proposent des réponses régressives à la mondialisation :
- la construction d’une Europe forteresse en fermant les frontières aux non-européens, aux clandestins, aux sans papiers, aux Roms (mais pas aux marchandises, ni aux revenus qui peuvent circuler librement),
- la défense des « petites patries » et des « identités » nationales ou régionales, et, dans plusieurs pays de l’Est, la revendication de territoires perdus à l’issue des guerres mondiales (Hongrie, Allemagne, Autriche...),
- l’instauration d’ états autoritaires,-l’inégalité des droits : la préférence nationale réserve aux « nationaux » les droits fondamentaux (santé, travail, éducation ...).

Face au Forum Social Européen, les extrêmes droites n’ont pas les mêmes stratégies : certaines dénoncent comme en France les altermondialistes comme des gauchistes, d’autres comme en Pologne cherchent à infiltrer la structure altermondialiste ATTAC.Les leaders extrêmes droites savent très bien utiliser la société de représentation (via les médias) dans laquelle nous vivons. Ils utilisent leur image de tribuns pour asseoir leur popularité sur la forme et non sur le fond de leurs programmes.L’extrême droite est hétérogène, elle n’est plus celle du 20e siècle. Certains groupes fascistes ou néo-nazis sont actifs et organisent des manifestations, publient des écrits. Des intellectuels, à l’extrême droite, redéfinissent ce courant car le fascisme est mal vu dans la société ; ils disent donc les mêmes choses d’une façon moderne. De plus ils dénaturent le vocabulaire en le détournant (pour le sexisme, ils opposent aux valeurs de l’égalité les termes « identité masculine »/ »identité féminine »).

Ces extrêmes droites ont des liens au niveau européen (récemment, Jean Marie Le Pen s’est rendu à une réunion en Hongrie), elles se coordonnent (réunion récente entre le FPö autrichien, le Vlaams Blok belge, la Ligne du Nord italienne, le Front national français, le parti du progrès danois).Le fascisme du 21e siècle sera différent de celui du 20e s.

Propositions d’alternatives

Face à leurs avancées électorales et à la pénétration de leurs idées dans la société, la lutte contre les extrêmes droites est fondamentale et comporte plusieurs volets :
- ne pas reprendre leur vocabulaire, ne pas laisser se banaliser les idées fascistes,
- lutter contre les actes et les propos racistes,-défendre les droits de l’homme, les valeurs universelles (antiracisme, droits du travail, droits sociaux pour tous en opposition à la préférence nationale),
- Il faut adapter nos discours et actions aux formes modernes de l’extrêmes droites, mais aussi aux nouveaux militants anti fascistes souvent jeunes, qui n’ont pas forcément la même culture politique que nous.(Certains jeunes ne veulent plus se qualifier de gauche ou de droite)
- ne pas rester sur le registre moral mais développer le registre social : dire que les partis fascistes vont aggraver la situation sociale et non l’améliorer,
- démonter les programmes de l’extrême droite : démantèlement des services publics, construction d’un état autoritaire, attaques des droits des salariés, baisse des impôts...
- dénoncer les alliances de l’extrême droite avec la droite voire la gauche,
- Il faut dénoncer de façon systématique toutes les instrumentalisations de groupes considérés comme des boucs émissaires.-reconquérir le champ démocratique.
- Dans certains pays, créer un front anti fasciste dépassant la gauche en y associant la droite démocratique.
- Unifier et amplifier le mouvement social (mouvements associatifs, syndicats, politiques) Après le 21 avril 2002, en France, le Front national a reculé dans les urnes, les manifestations ont été massives cependant il n’y a pas eu d’analyse réelle par les partis de gauche et l’on se rend compte que les idées de l’extrême droite progressent dans la société.

Mise en œuvre des alternatives

Pour lutter contre les extrêmes droites en Europe, nous proposons de construire un réseau européen antifasciste. Ce réseau prendra appui dans chaque pays sur les antifascistes qu’ils soient syndicalistes, membres d’une association, d’un syndicat, d’un parti ou simple citoyen.Une campagne commune sera menée aux élections européennes.

Un réseau d’échanges (selon les pays européens, les expériences sont différentes) coordonnera les informations au niveau européen.






 
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