FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Guerres et logiques de guerre. Conséquences sur l’état du monde. Responsabilités et construction du mouvement anti-guerre
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Guerres et logiques de guerre. Conséquences sur l’état du monde. Responsabilités et construction du mouvement anti-guerre [fr]
1 December 2003

 

L’objectif énoncé par Bruno Rebelle est d’identifier les mécanismes pour construire un mouvement fort, aller vers des résolutions les plus concrètes possibles et être véritablement acteur dans la lutte contre la guerre.

Chaque orateur a pris la parole en témoignage de sa propre expérience dans son pays et à travers l’implication de son mouvement.

Le constat partagé est le suivant :

La mobilisation civile et politique observée cette année est historique et s’est faite d’une même voix en partant du droit des principes universels : la gestion des relations entre pays ne doit pas être basée sur un rapport de force mais sur les droits internationaux.

Pour autant, cette mobilisation n’a pas permis d’empêcher l’intervention américaine en Irak ; la guerre n’a pu être évitée mais le mouvement a pris de l’ampleur, des alliances entre gouvernements se sont créées et constituent une belle perspective pour l’avenir afin de combattre un objectif commun : construire un autre monde = un monde de Paix.

La responsabilité collective est indéniable : nous, citoyens, devons devenir l’unique « superpuissance » car nous avons la légitimité. Nous devons trouver les leviers pour agir vis à vis des gouvernements et passer d’une logique de guerre à une logique de Paix. Le mouvement doit s’appuyer sur l’article 1 de la Charte des Nations-Unies qui évoque le respect de la paix et de la sécurité internationale.

Les conflits sont une profonde menace pour l’équilibre dans la zone andine amazonienne du continent américain. Pour exemple, le conflit colombien est utilisé comme prétexte d’intervention américaine dans la lutte contre la drogue et la lutte contre la militarisation de la zone pour le contrôle de l’Amazonie. Les dernières élections en Colombie l’ont prouvé : la paix signifie le respect des droits internationaux donc l’engagement des civils. Même après 50 ans de guerre en Amérique Latine, la lutte continue pour obtenir des garanties pour la démocratie et construire une résistance car un autre monde est possible.

Le témoignage sur la situation dans les Balkans est similaire : malgré la mixité de la population, la guerre n’a pu être évitée et la reconstruction reste inachevée.

La résistance de certains peuples pour défendre leurs droits est abordée (cas des Kurdes ou des Palestiniens) : il faut aussi protéger les groupes ethniques minoritaires. Le racisme alimente bien des conflits mais la violence n’engendre que la violence et la question de la résistance des peuples par la violence est très contestable. Il faut rompre avec l’idée que l’on peut bâtir la paix avec la violence !

La carte des conflits dans le monde recouvre celle de la pauvreté, il y a tout à faire en ce qui concerne le partage équitable des ressources et la promotion des échanges entre les sociétés et les personnes. Les logiques économiques qui conduisent le monde ont alimenté bien des guerres : l’inégalité en témoigne.

La tension autour de l’arme nucléaire et la surenchère du réarmement sont préoccupantes. Les traités de désarmement ne sont pas appliqués ou ils le sont insuffisamment.

ALTERNATIVES

Gestion des "après-conflits"

A défaut d’éviter la guerre, il faut gérer l’après-guerre (la reconstruction économique du pays, la mise en place d’un appareil étatique qui reprenne en main le contrôle du pays, la rééducation des enfants qui ont participé à la guerre…)

Promouvoir la paix

Même en temps de paix, il faut développer les moyens de lutte contre les conflits sous-jacents et mener une politique préventive dans le monde. Pour ce faire, nous devons élargir le mouvement et surtout avoir une action plus unitaire. Il s’agit de prévenir les conflits en commençant par introduite cette notion au sein même de la constitution Européenne et de l’ONU. D’où l’idée de créer une Agence pour la prévention des conflits (on sait déjà qu’il y aura une agence pour l’armement !).

Pouvoir civil

La paix se vit tous les jours, elle se transmet individuellement.Nous devons instaurer des pratiques de pédagogie sociale vis-à-vis des citoyens, lutter contre la désinformation, avoir des interventions concrètes. Les messages du FSE sont trop faibles, la pression doit être plus forte. Il faut mobiliser les jeunes Nous avons un besoin immédiat de démocratie directe plus participative ; il faut créer des délégations. Créer des comités locaux (écoles, lieux religieux, lieux de travail…). L’organisation de la société humaine est à revoir.

Nous devons créer des liens avec les institutions internationales, surtout l’ONU, et autorités locales. L’ONU doit se libérer des jeux politiques qui l’étouffe. Une piste est probablement de promouvoir l’établissement de dialogues régionaux pour résoudre les conflits qui déchirent ces régions.

La désobéissance civile doit s’opposer aux décisions néfastes des gouvernements et contrer la logique de la violence. Mais le mouvement doit aussi prolonger cette « résistance passive » par une démarche active de revendications qui seront présentées aux institutions internationales. Elargir le mouvement aux personnalités religieuses et intellectuelles et coordonner les mouvements.

Une façon de prolonger l’opposition à la guerre est aussi de promouvoir chaque fois que possible des connexions avec les organisations et mouvements travaillant à une meilleure répartition des ressources pour garantir un accès plus équitable à l’eau, à l’énergie, à l’alimentation… Cet accès plus équitable aux « biens communs » de la planète est une des conditions de l’instauration d’une « sécurité globale » plus durable.

Action vers l’Europe

Le mouvement en Europe peut aider à créer une logique de paix internationale et de justice afin de promouvoir la paix dans le monde. D’une part, il doit exercer une pression continue sur les décideurs européens ( c’est à dire à la fois au niveau des gouvernements et parlements des états membres et sur les institutions européennes – Commission et parlement.) Le mouvement doit travailler à l’inscription de la promotion de la paix dans la constitution européenne et à faire interdire les armes de destruction massive et en premier lieu l’arme nucléaire. Cette pression politique doit aussi conduire à reconsidérer l’alliance atlantique (OTAN.) La sécurité collective doit être une lutte constitutionnelle. La guerre doit devenir un délit !






 
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