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Memoria Viva // Paris 2003 Reports // Against racism, xenophobia and exclusion //

Contre l’Europe forteresse, pour une citoyenneté de résidence pour tous, liberté de circulation, droit d’installation, égalité des droits sociaux, civiques et politiques. Contre les persécutions, droit d’asile, droit des réfugiés [fr]
2 December 2003

Les pays européens renforcent progressivement la fermeture de leurs frontières, soit à travers les lois nationales, soit à travers les lois communautaires. Selon les gouvernements, cette fortification du continent est nécessaire pour empêcher la diffusion de la criminalité organisée et du terrorisme.



 

Leur solution consiste à externaliser le problème, à laisser les demandeurs d’asile et les migrants potentiels hors de l’Europe. Les gouvernements proposent, par exemple, la création des « zones de protection régionale » : des endroits dans les pays d’origine, ou juste à côté, où on installe des camps et on assure la protection des populations. Or, cette politique est une évidente violation des toutes les Conventions sur les droits des réfugiés et des migrants, comme la Convention de Genève ou la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles, entrée en vigueur le 1er juillet 2003.

Une autre façon d’externaliser le problème est de négocier avec les pays d’origine des mouvements migratoires pour qu’ils retiennent chez eux les migrants : certains pays européens promettent, par exemple, des partenariats économiques ou des aides financières aux pays d’Afrique sous conditions qu’ils empêchent les migrations vers le continent.De toute façon l’actualité démontre qu’il est impossible d’arrêter les flux migratoires.

Les personnes en quête d’asile fuient malgré tout des situations désespérées et ils sont prêts à tout faire pour rejoindre l’Europe, où ils pensent pouvoir construire une vie meilleure pour eux et pour leur famille. A cause de l’impossibilité d’arriver en Europe de manière légale, ils sont obligés de recourir au transport illégal géré par les mafias : un transport qui se conclut de plus en plus en tragédie. Une fois que les demandeurs d’asile ont réussi à passer la frontière, leur vie devient encore plus compliquée et précaire à cause du système d’ « accueil » préparé par les autorités nationales. D’abord, les immigrés clandestins et leur famille sont enfermés dans des centres de rétention, où ils sont obligés de rester dans l’attente de savoir quel sera leur avenir.

En effet, l’attente est la caractéristique principale de la vie des demandeurs d’asile : la procédure pour être reconnu en tant que réfugié peut durer jusqu’à deux ou trois ans. Pendant ce temps la vie des demandeurs d’asile se déroule dans la précarité et dans la discrimination : en effet, il leur manque des droits, dont le droit au travail ou le droit à l’éducation, et ils survivent seulement grâce à l’assistance des associations caritatives ou des autorités locales. Cette situation est doublement contre-productive, car elle oblige les personnes à se débrouiller pour trouver un travail au noir et car elle alimente les discours de la droite qui considère les réfugiés et les demandeurs d’asile comme des parasites.

Une fois que le réfugié ou le migrant a obtenu son permis de séjour et la liberté, il sera perçu néanmoins comme un intrus suspect. En effet, la propagande que les gouvernements conduisent pour fermer les frontières a aussi comme effet de créer des barrières sociales qui empêchent un accueil positif des immigrés dans les sociétés européennes.

Les propositions d’alternatives

Il faut passer d’une politique européenne sécuritaire de répression et de criminalisation des demandeurs d’asile à une véritable politique commune et positive d’accueil et d’intégration des réfugiées. Une telle politique doit être conçue au niveau de l’Union européenne et le Parlement européen doit intervenir dans sa définition.

En outre, au niveau de chaque Etat membre, il faut permettre aux réfugiées et aux migrants de récupérer leur dignité et tous leurs droits sociaux, politiques et culturels. Il faut refuser l’extermination de l’asile et le marchandage avec les pays tiers pour retenir les candidats à l’exil hors des frontières européennes.

Les politiques mises en place en Europe visent à soigner les effets des flux migratoires mais non les causes. Par contre, il faudrait cibler l’action plus sur les causes à l’origine des flux migratoires : ces causes sont notamment les guerres et les régimes qui violent les droits de l’homme. Au niveau local on doit agir pour mieux comprendre les migrants, les intégrer et leur permettre une vie plus digne.

La mise en oeuvre des alternatives

Au niveau européen, il est indispensable de renforcer le « monitoring » de l’état des droits de l’Homme. On devrait développer des réseaux de surveillance européenne et l’action de plaidoyer auprès des organismes de l’Union. Pour aboutir à des résultats plus concrets, il faut aussi renforcer la coordination entre les mouvements sociaux et les organisations non gouvernementales, qui s’occupent des réfugiés et des migrants.

On doit promouvoir la référence à l’Article 7 du traité de Nice (traité qui modifie les traités constitutifs de l’Union européenne) pour en faire un instrument d’incitation à la valorisation du respect des droits fondamentaux des étrangers non communautaires. L’article 7 donne en effet au Conseil européen la possibilité de constater l’existence d’une violation grave et persistante des droits fondamentaux, après cette constatation le Conseil peut suspendre certains droits de l’Etat qui mène cette violation. Si on utilise cet article de manière positive, on pourra donc cerner quels sont les pays membres vraiment dignes de participer à l’Union car ils respectent les droits fondamentaux de l’homme et ils les reconnaissent aussi aux migrants et aux réfugiées.

On devrait faire pression sur les gouvernements mais aussi sur les multinationales à travers un mouvement de boycott international afin qu’ils n’entretiennent pas de relations avec ceux qui violent les droits fondamentaux de l’Homme.Il faudrait conduire des actions pour la fermeture de tous les centres de rétention en Europe.

Pour l’intégration des immigrés, il faudrait créer des cours au niveau local pour éduquer les populations à mieux comprendre les problèmes des étrangers qui arrivent en Europe, après avoir vécu des expériences difficiles.






 
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