Dans quel but ?
Il s’agit de mettre toutes les forces de recherche, publique comme privée, au service de la compétitivité des entreprises, pour avoir en 2010 « les entreprises les plus compétitives du monde ». C’est « l’économie de la connaissance ».
Comment ?
«L’Espace européen de la recherche (ERA)» doit coordonner toutes les recherches autour des objectifs du 6e PCRD. Les thèmes affichés sont tournés vers des innovations rentables. Cette politique aura des conséquences désastreuses dans deux domaines. La recherche fondamentale « libre » d’où seules peuvent surgir les découvertes ouvrant de nouveaux champs de connaissances (avec ou sans « retombées » rapides) est absente. Cette politique fait qu’en 2010, la science européenne risque d’être morte.
La recherche pour l’innovation dans les domaines intéressants est largement ignorée, ce qui prédétermine les futures retombées et applications.
Que faire ?
Mettre en place une coopération étroite entre scientifiques et citoyens, si possible au niveau européen. Coopération pour un rapport de forces efficace, mais aussi pour déterminer l’ensemble des besoins de la société (y compris le maintien d’une recherche libre) : pour répondre ensemble à la question « la science pour quoi faire ? »
Propositions
Soumettre à la discussion l’idée d’Assises Citoyennes de la Recherche en Europe qui pourrait comporter des conférences thématique organisées dans divers pays d’europe.
Elles auraient un double but.
Faire participer très largement à la fois les scientifiques et les citoyens à la définition de politiques de la recherche (au sens large) en Europe.
Constituer, à partir des propositions qui en seront issues , des propositions alternatives aux diktats de la commission européenne.
Mise en oeuvre
Ces Assises pourraient être organisées, dès 2004, par des organisations issues du FSE. Chaque pays ou groupe de pays aurait la charge d’organiser une conférence thématique (sur des thèmes sociétaux), et les méthodes mises en œuvre pour assurer la participation des citoyens à égalité avec celle des scientifiques pourraient différer selon les pays.