FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Privatisation et marchandisation de l’éducation : stratégies d’opposition
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Privatisation et marchandisation de l’éducation : stratégies d’opposition [fr]
19 December 2003

L’objectif du séminaire était de découvrir et d’analyser la situation de l’enseignement dans les pays de l’Union européenne vu que ces systèmes éducatifs sont en train de subir des réformes qui ont pour conséquence la privatisation du service public de l’éducation et la marchandisation de l’enseignement.



 

La réduction des dépenses consacrées à l’éducation dans presque tous ces pays et la dérégulation des programmes scolaires sont une caractéristique commune qui conditionne négativement les attentes d’un enseignement démocratique pour toutes et tous.

La mise en place de systèmes discriminatoires pour les élèves, le maintien de réseaux parallèles d’éducation et « la liberté de choisir » sont les piliers de demi-marchés scolaires qui conduisent à un enseignement chaque fois moins démocratique. La décentralisation, dans certains cas, et le pouvoir croissant de l’église catholique, dans d’autres, sont des éléments qui doivent aussi être pris en compte.

L’Angleterre apparaît clairement comme le laboratoire où l’on teste ces politiques éducatives qui, par la suite, seront appliquées dans d’autres pays, à différents niveaux. Certains centres d’enseignement sont déjà en train d’être vendus intégralement à des entreprises privées dont l’unique objectif est d’obtenir une rentabilité économique.

Des entreprises comme la SERCO, en rapport avec le Ministère de la Défense britannique et l’OTAN, dont la principale activité est la vente d’armes, sont en train de s’impliquer dans le contrôle de plusieurs collèges publics dans divers comtés d’Angleterre.

La SERCO est actuellement en train de réaliser des inspections dans différents collèges tout en établissant des contrats et en formant le professorat. Le gouvernement souhaite que les écoles soit une affaire et, pour ce faire, il a recours aux entreprises privées pour mener à bien son programme de « modernisation » avec l’intention d’en finir avec/surmonter la résistance « conservatrice et bureaucratique » du professorat et des autorités locales.

La vente d’examens par Internet et l’introduction de critères économicistes dans la gestion des écoles, la concurrence dans les établissements scolaires et entre les élèves, sont les éléments essentiels du système éducatif anglais.

Le gouvernement Blair dit que l’initiative privée est plus efficace car elle réduit le temps d’exécution des projets et son coût. Cependant, on estime que cette initiative privée coûte au moins 10% de plus que le financement public des projets puisque, par-dessus tout, il faut obtenir des bénéfices pour les compagnies privées.

De plus, les résultats pour les enfants sont catastrophiques puisque depuis leur plus tendre enfance ils sont soumis à des tests et à des examens qui leur permettent d’accéder à telle ou telle école et sont victimes de niveaux de stress jamais vus auparavant.

Ce processus se retrouve dans d’autres pays sous d’autres formes de privatisation comme le maintien ou la création de réseaux doubles d’éducation comme par exemple dans le cas de l’Italie et de l’état espagnol où il existe un phénomène de « cléricalisation » croissante des systèmes éducatifs.

La présence de l’église catholique comme entrepreneur dans ces pays marque une différence par rapport aux autres cas.Il est significatif de souligner que ces réformes ont été introduites, à leur époque, par des gouvernements de centre gauche et, qu’aujourd’hui, elles sont développées par des gouvernements de droite.

Le maintien de réseaux éducatifs subventionnés ouvre la porte à un demi-marché qui fausse la question : on finance avec de l’argent public une affaire privée ce qui a aussi pour conséquence l’augmentation du contrôle idéologique d’un des secteurs les plus rétrogrades de la société sur le système éducatif.

La décentralisation, dans le cas français par exemple, est un écran derrière lequel se cache, le définancement de l’école et la réduction des fonds destinés à l’école publique.

Cela suppose en réalité une forme d’attaque contre le caractère public d’un service essentiel. La précarité s’étend aussi au personnel au service de l’école, avec la réduction du corps enseignant, ou non-enseignant, et la disparition de milliers de postes de travail à travers toute l’Europe.

Il s’agit d’exemples qui montrent comment sous la pression des lobbies patronaux, appuyés par les experts de l’Union européenne, ses membres se sont engagés à un vaste processus d’instrumentalisation de l’école au service de la concurrence sur le marché économique.

Les programmes scolaires allégés au bénéfice de simples compétences qui servent à garantir l’adaptabilité des travailleurs et travailleuses et des consommateurs et consommatrices. Le rôle de l’état régulateur est sacrifié pour satisfaire les impératifs de flexibilité du système éducatif qui se voit obligé à s’adapter à un environnement économique et technologique en changement constant. La dualisation du marché du travail pousse à abandonner le besoin d’un enseignement de qualité pour toutes et tous.

L’idéologie de la concurrence pénètre dans l’école, la gangrène et la dépouille de ses contenus émancipatoires.Derrière les termes de « formation tout au long de la vie », « priorité des compétences », « mobilité des étudiants », « apprendre à apprendre », se cachent en réalité une stratégie pour soumettre l’enseignement aux besoins du marché.

Les conséquences pour les secteurs de la population les plus défavorisés seront catastrophiques.Quoique chaque système éducatif ait des caractéristiques historiques, culturelles et sociales propres, les problèmes qui apparaissent aujourd’hui sont similaires.

Face à cette stratégie concertée, par laquelle l’Europe prétend que l’école devienne un lieu de reproduction des inégalités sociales et de production du « capital humain », il est urgent d’élaborer une stratégie d’opposition pour défendre une école publique et démocratique. Tel est l’objectif de ce séminaire.

Propositions alternatives

1.Il est impératif d’arriver à faire savoir et diffuser ce qui se passe dans les pays de l’Union européenne. Il existe d’ailleurs une grande carence d’information dans ces pays en plus du fait que les analyses effectuées de certains cas isolés ne peuvent se comprendre que dans le cadre de l’Union européenne et des besoins des organismes internationaux comme la Banque Mondiale et l’OMC.

Il s’agit donc de politiques uniformes dans leurs objectifs mais hétérogènes en ce qui concerne les formes concrètes d’application. Pour cela, il est nécessaire d’élaborer une plate-forme revendicative commune qui serve à agglutiner les luttes et à favoriser la discussion dans chaque pays, mais en connaissance de ce qui se passe dans les territoires voisins.

2.Pour ce faire, il faut proposer aux différentes organisations syndicales, mouvements de rénovation pédagogique, associations de parents, le besoin d’organiser une journée européenne contre la privatisation et la marchandisation de l’éducation comme un pas vers la prise de conscience de ce que suppose les attaques à un service public pour toutes et tous.

La défense de l’école publique doit être une priorité lors cette journée. Nous devons chercher des cadres de travail au sein du Forum Social européen qui permette que cette idée prenne parmi les défenseurs de l’école publique.

3.À l’heure actuelle, nous sommes en train d’assister à une prolifération des luttes dans beaucoup de pays de l’Union ; il faudrait donc tendre à une coordination tout en lui donnant un caractère de défense des services publics.

4.Il faudrait encourager la célébration d’un Forum Social européen spécifique sur l’éducation qui permette d’approfondir les analyses menées au cours de ce séminaire, de les élargir au reste des pays européens et d’établir des politiques de résistance face à la marchandisation de l’enseignement.

Mise en oeuvre des alternatives

1.Il est nécessaire de concrétiser les dates de réunion entre les organisations intéressées souhaitant favoriser la coordination : à cet effet, la réunion qui aura lieu à Londres le 13 décembre doit proposer une date orientative pour une journée d’action européenne et de débattre sur l’organisation d’un futur Forum Social d’Education (avant ou pendant le forum de Londres)

2.Il est important de diffuser les analyses exprimées au cours de ce séminaire dans tous les domaines possibles, voire même tout au long des différents Forums qui se succèderont, et où l’éducation et les graves menaces qui pèsent sur elle doivent occuper une place prépondérante.

3.Il faut élaborer une plate-forme revendicative en défense de l’école publique dans le cadre européen. Les personnes participant au séminaire s’engagent à travailler dans ce sens.






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