Après Berlin, quelle harmonisation européenne pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche ? Analyse critique du « processus de Bologne », Analyse comparative des réformes (en particulier réforme LMD) et des politiques éducatives conduites dans les différents pays. Comment ouvrir la perspective européenne d’un autre enseignement supérieur et d’une autre recherche ?
La Conférence des trente-huit ministres européens en charge de l’Enseignement Supérieur (Berlin 18-19 septembre) n’a pas opéré les rectifications nécessaires du Processus de Bologne, malgré quelques propos intéressants faisant écho aux inquiétudes et aux luttes dans de nombreux pays.
L’affirmation de principe selon laquelle « l’Enseignement Supérieur est un bien public » ne peut faire oublier des politiques ouvrant celui-ci à la concurrence, dans une Europe elle-même fondée sur la « loi du marché», les déréglementations, la dénaturation et/ou la privatisation de tous les services publics.
Plus que jamais la question posée devant les opinions publiques, les jeunes, les enseignants et chercheurs et toutes les forces sociales, est bien :Quelle harmonisation européenne des études supérieures et de la recherche ? Celle des universités concurrentielles, du savoir-marchandise, du drainage des cerveaux et de l’étudiant-client, qui ne cesse de progresser sous les coups des mesures libérales engagés dans la plupart des pays européens Ou celle qui viserait à mieux conjuguer démocratie et qualité, à élargir l’accès et la réussite aux études, à développer des coopérations internationales égalitaires et sans frontières, en Europe et avec le reste du Monde ?
Bref, à construire un autre Enseignement Supérieur pour une autre Europe et contribuant ainsi à ouvrir la voie d’un autre monde possible ?Ce séminaire -quelle harmonisation... ? - sera un espace ouvert, espace de dialogue, espace de proposition : d’autres organisations, collectifs et personnalités ont annoncé leur participation.
Le partage et la diffusion du savoir sont de tels enjeux de société, qu’ils nécessitent l’intervention non seulement de la communauté universitaire mais aussi de toutes les forces sociales.
Le droit à l’éducation pour tous contre la marchandisation : Système éducatif et éducation populaire, enjeu social et démocratique ou simple opportunité économique ? Pour un service public de l’éducation, de la petite enfance à l’université, qui assure la réussite de toutes et tous.