Face à un libéralisme triomphant et à une marchandisation planétaire, l’objet de ce séminaire était de souligner combien les enjeux de la culture étaient primordiaux ; de témoigner combien dans les domaines culturels, comme dans bien d’autres, les résistances se multipliaient et les alternatives se développaient ; de favoriser une indispensable convergence et mise en réseau entre différentes initiatives.
Ce séminaire s’est déroulé en deux temps. Une première partie a permis de dresser un rapide état des lieux en matière de marchandisation et d’attaques libérales dans différents domaines culturels (à travers quelques aspectsspécifiques : culture de marché, AGCS, libéralisme à l’œuvre au sein même des services culturels de l’Etat, absence de réelle politique culturelle publique...).
La seconde partie du séminaire a été l’occasion de mettre en avant un certain nombre de résistances et d’alternatives face à ces agressions - que ce soit à travers la lutte actuelle des intermittents du spectacle, des expériences de squats artistiques, de résistance dans les domaines du cinéma, du théâtre citoyen...
Même si, faute de temps, l’élaboration de propositions concrètes d’initiatives unitaires au niveau européen a été renvoyée à "l’Assemblée européenne des luttes et des résistances artistiques et culturelles" (qui se déroulait le lendemain, dans cette même salle), la notion de réappropriation de l’espace public est apparue à travers les débats comme pouvant être le principal axe fédérateur des résistances face à la marchandisation de la culture.
Afin de poursuivre la discussion au-delà du cadre de ce séminaire, plus d’une centaine de participants (de plusieurs pays européens) ont laissé leurs coordonnées. Ce sera l’occasion de continuer à partager et à confronter des expériences spécifiques dans la perspective d’arriver à élaborer ensemble des propositions de stratégies et d’initiatives convergentes au niveau français comme européen.