FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Les menaces nucléaires en Europe, anciennes et nouvelles
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Les menaces nucléaires en Europe, anciennes et nouvelles [fr] | en
5 December 2003

 

Andras Perger (hu), Energia Klub : L’exemple de l’Europe de l’Est : des risques inconsidérés

L’Union européenne élargie : augmentation des déchets nucléaires et des risques. La situation des déchets nucléaires dans trois pays nouvellement adhérents : la République Tchèque, la Hongrie et la Slovaquie. Les raisons de l’échec d’une éducation sur la sécurité dans les centrales nucléaires d’Europe de l’Est : la vision de Framatome sur la puissance nucléaire de l’Est. Le 11 avril 2003, dans la centrale de Paks en Hongrie, un incident est apparu dans le système de refroidissement et n’a pas été détecté immédiatement, entraînant la diffusion importante de radionucléides et une accumulation des déchets radioactifs. Cela est du à l’incompétence des équipes de la centrale qui n’avaient pas été formées à la suite des transformations des équipements effectués par Framatome et Siemens ; augmentant par là même les risques de sécurité. Pour le pays, la production d’énergie est plus importante que la sûreté nucléaire.

Le problème des déchets vient s’y ajouter. Il est aujourd’hui interdit d’exporter ses déchets, entraînant un conflit entre la Slovaquie et la Hongrie concernant les sites possibles. Or, il n’existe pas de processus démocratique pour la prise de décision dans la sélection des sites. Les seuls décideurs sont les représentants de l’industrie atomique et non pas les élus politiques. Il est important que la société civile soit consultée en amont, en ce qui concerne le transport et la gestion des déchets nucléaires.

Nicolas Depret (fr), porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" : Quel avenir ?

Pour un vrai service public de l’électricité sans nucléaire. Contre la construction du réacteur nucléaire EPR. Contre le "secret défense" appliqué au nucléaire. Pour la sortie du nucléaire et la mise en œuvre d’un plan ambitieux d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

L’Europe encourage toujours le nucléaire, 90% du budget de l’énergie va au nucléaire, alors que 61% des Français voudraient s’en passer.

La création d’un nouveau réacteur européen est en projet, sans répondre aux risques sismiques ni aux risques d’attentats, il ne résiste pas à la sécheresse comme on l’a constaté pendant la canicule en France, et ne répond pas au problème des déchets. L’énergie nucléaire ne permet pas une indépendance énergétique puisque l’uranium provient d’Afrique. De même, le prix de l’électricité est dégressif, n’encourageant pas la réduction de la consommation. C’est pourquoi, il est nécessaire de promouvoir un vrai service public de l’électricité sans nucléaire, d’encourager les énergies renouvelables.

Une manifestation nationale est prévue le 17 janvier pour un vrai débat sur l’énergie électrique.

Mark Johnston (uk), Friends of Earth Europe : La promotion du nucléaire par l’Union Européenne

Depuis les années 50, l’Union européenne fait primer la puissance nucléaire sur toute autre possibilité. Avec la nouvelle convention pour l’Europe, l’EURATOM doit s’arrêter. Les populations refusent une constitution pro-nucléaire.

Aujourd’hui, la constitution européenne qui est en discussion contient toute une partie sur le nucléaire. Si cette constitution entre en vigueur, tous les textes de lois des Etats membres devront être en conformité avec cette constitution.

Les 25 Etats européens sont membres d’EURATOM, l’année prochaine, l’Union européenne sera donc constituée de 500 millions d’habitants.

Il est nécessaire de mettre fin à ce traité EURATOM. La Commission renforce la politique en faveur du nucléaire, alors que la majorité des Etats membres y sont opposés.

Quelques exemples de la promotion du nucléaire par l’Union européenne :
- la Commission a augmenté de 2 milliards d’euros le financement de l’Union européenne en faveur du nucléaire, afin de permettre, notamment, la construction en Roumanie d’une centrale.
- La Commission examine un projet de création d’une centrale sur 2 sites, en France et en Espagne, sans jamais promouvoir l’énergie renouvelable.

Romain Chazel (fr) CRIIRAD : L’exemple de la France : le muselage

L’expérience de laboratoire associatif indépendant : la CRIIRAD (Commission pour la Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité). Le système français : l’arrêté secret défense du 24 juillet 2003, et la Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection (DGSNR) : confiscation du système de la radioprotection par les ministères de l’industrie et de la défense

Le laboratoire de la CRIIRAD a été créé au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, afin de prouver que les conséquences de cette catastrophe arrivaient jusqu’en France. Aujourd’hui, en France, le système de radioprotection a été retiré de la compétence du ministère de la santé et de l’environnement, pour être sous la tutelle de ministères tels que l’économie, la défense et l’industrie. Un arrêté « secret défense » muselle les associations et menace ses responsables de peines allant jusqu’à 7 ans de prison et 100.000 € d’amende pour la diffusion d’informations sur le nucléaire. La semaine dernière, un arrêté portant « création d’un réseau national de mesure de la radioactivté » impose aux laboratoires, pour être agréés, de transmettre toutes leurs informations au gouvernement. Or, il n’existe que 2 laboratoires indépendants au monde, la CRIIRAD et celui de Belrad, au Belarus, dirigé par le Professeur Nesterenko, qui remplace le professeur Bandajevsky depuis son emprisonnement. Le professeur Nesterenko mesure la radioactivité dans le corps des enfants et fabrique de la pectine pour la faire baisser. Or, ses financements ont été supprimés. Une association française a proposé au gouvernement bélarus de faire ce travail à la place de l’institut Belrad. Cette association est composée d’EDF, de la Cogema et du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique). Ce programme met la main sur les données scientifiques puisque les autorités sanitaires bélarusses se sont engagées à ne transmettre leurs statistiques qu’à cette association, et propose un programme de réhabilitation des territoires contaminées, encourageant les gens à y habiter alors qu’il faudrait les évacuer. Ainsi, le bilan officiel de Tchernobyl est de 32 morts et 2.000 cancers de la thyroïde chez les enfants, qui peuvent être soignés... la vérité est qu’il y a des milliers de morts, de cancers et de maladies génétiques, qui continuent à apparaître plus de 17 ans après la catastrophe. C’est pourquoi il est nécessaire d’aider Nesterenko et Bandajevsky, car notre système de radioprotection est lié à leurs recherches.

Vladimir Tchertkoff, (ru) :l’exemple du Belarus : mensonges nucléaires

- L’expérience de l’institut Belrad : les conditions concrètes de travail des professeurs Nesterenko et Bandajevsky qui se trouvent à devoir lutter et résister.
- Chronique de l’affaire ETHOS-CORE : Critique d’une opération colonisatrice La catastrophe de Tchernobyl est une expérience unique. Ainsi, un grand professeur français déclarait en 1986 que c’était un laboratoire extraordinaire. Pour réagir à ce qui s’est passé, les institutionnels se sont reposés sur l’expérience d’Hiroshima et de Nagasaki. Il a été tracé un périmètre autour du lieu de l’explosion dans lequel les doses de radioactivité externe étaient très fortes. Alors que l’incendie a duré 10 jours, imbibant de radionucléides les terrains environnant, il n’a jamais été tenu compte des faibles doses d’irradiation. Pendant 9 ans, le professeur Bandajevsky a fait des recherches et a formé des médecins dans une région que tous avaient fui. Il a découvert une corrélation entre la quantité de radionucléides interne et les pathologies des organes vitaux. Il a dénoncé les mensonges du gouvernement bélarus (où 70% des rejets de la centrales sont retombé). Pour cela, il a été condamné à 8 ans de prison ; ses travaux ne sont toujours pas reconnus, toute recherche ne correspondant pas à celles des agences internationales étant systématiquement niée.

Michel Fernex (fr) : Au niveau international : soumission de l’OMS à l’AIEA

Désinformation et mensonges sur les effets sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, : travaux de Youri Bandajevsky. Dénonciation de l’accord soumettant l’OMS à l’AIEA et du modèle officiel erroné de risque des radiations.

Aujourd’hui, le tourisme se développe à Tchernobyl, il est recommandé à tous d’y séjourner et d’en faire un parc national. Dans le même temps, Framatome y installe un programme de dépôt des déchets nucléaires : alors pourquoi le mensonge règne-t-il à tous les échelons notamment en matière médicale, atteignant jusqu’à l’OMS ?

En 1946, l’ONU crée l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dans le but d’éclairer l’opinion des peuples, pour que leur comportement améliore la santé.

En 1956, les meilleurs médecins se réunissent sous l’égide de l’OMS et déclarent que l’augmentation des rayonnements ionisant va entraîner une mutation qui va altérer la santé, l’équilibre et l’harmonie des générations futures. Ainsi, pour améliorer la santé, il est nécessaire de réduire ces rayonnements ionisants.

En 1957, est créée l’AIEA (Agence Internationale à l’Energie Atomique), dépendant non pas de l’Assemblée Générale de l’ONU, mais du Conseil de sécurité, composé, il faut le rappeler, de 5 puissances nucléaires militaires. L’AIEA est donc hiérarchiquement au dessus de l’OMS. En 1959, un accord est signé entre l’OMS et l’AIEA limitant les recherches de l’OMS sur les rayonnements ionisant, en insérant une clause de confidentialité entre ces deux organismes.

Ainsi, de 1986 à 1991, l’OMS n’a rien fait après la catastrophe de Tchernobyl, si ce n’est de recevoir des ordres des Etats concernés, sous la dictée de l’AIEA. Ce n’est qu’en 1995 qu’une conférence se tient sur les risques de Tchernobyl... le compte rendu de cette conférence est censuré à cause de l’accord signé en 1959. Il ne sera jamais publié.

Débat :

Museler les scientifiques : le professeur Bandajevsky est emprisonné. Les scientifiques qui, après la catastrophe de Tchernobyl, sont revenus sur leur position concernant le nucléaire, prennent des risques colossaux concernant leur carrière. L’exemple de l’Autriche : A la suite d’une pétition lancée par le mouvement pour la paix, la population s’est prononcée contre le nucléaire, et cela a été inséré dans la constitution. L’Autriche est le premier pays au monde dont la constitution interdit le nucléaire. La privatisation de l’électricité : l’expérience de la Grande Bretagne est catastrophique, la coupure d’électricité en Italie aussi. Les conditions de travail et de santé passeront encore une fois après le profit et la production.

Propositions

- promouvoir un politique énergétique basée sur les énergies renouvelables et sur une consommation responsable
- impliquer la société civile dans le processus de prise de décision en matière nucléaire
- mettre fin au traité EURATOM
- demander l’amendement de l’accord OMS /AIEA, de 1959
- demander la libération de Youri Bandajevsky






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