FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Changements climatiques : équité et solidarité internationale
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Changements climatiques : équité et solidarité internationale [fr]
2 December 2003

Les changements climatiques et leur cortège de catastrophes "naturelles" (sécheresses, inondations, tempêtes, etc.) sont aujourd’hui perçus par l’opinion publique comme une menace écologique majeure.

A l’échelle mondiale, 200 millions de personnes sont touchées en moyenne chaque année par ces désastres. Il est aujourd’hui reconnu par la communauté internationale qu’une partie croissante de ces catastrophes est la conséquence du réchauffement de l’atmosphère, lui même provoqué par l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre issus des activités humaines.



 

Subissant un effet de serre renforcé par les activités industrielles, la consommation énergétique des ménages, les transports, le développement de la climatisation, etc., la Terre risque de se transformer en une planète surchauffée et violente, où chaque communauté devra lutter pour accéder aux ressources raréfiées par le phénomène de réchauffement global. L’équilibre de la vie est fragile.

Le développement industriel moderne et nos modes de consommation risquent de le rompre de manière irréversible. Et, si nos sociétés industrialisées du Nord sont historiquement responsables de ce phénomène, force est de constater que les victimes présentes et futures de ces catastrophes sont principalement les populations des pays du Sud.

Le réchauffement de la planète y aggrave des situations déjà précaires, tant du point de vue de la sécurité alimentaire, de la santé et de l’habitat que de celui de l’accès à l’eau et à l’énergie. Ces pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques sont aussi les moins aptes financièrement et techniquement à s’en prémunir ou à s’y adapter.

C’est un enjeu de solidarité internationale, mais également de responsabilité vis à vis des générations futures.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre au Nord sur la base de la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, en évitant de recourir aux mécanismes incertains tels que les mécanismes de flexibilité du Protocole de Kyoto ou des moyens incompatibles avec le développement durable tels que le nucléaire ou la séquestration souterraine.

Ceci permettra au Sud d’améliorer son bien-être en utilisant davantage d’énergie, en particulier les énergies d’origine fossile.


Les principaux thèmes abordés

- Les Rapports Nord/ Sud (Michel Mousel, Association 4 D)
- Le marché énergétique (Hélène Gassin, Greenpeace)
- Pays du Sud et Changements Climatiques (Pierre Castella, CRID)
- L’exemple du Sahel (Jacques Pinon, Eau Vive)
- Changement climatique et mobilisation sociale (Nasim Haque, Bangladesh centre for advanced studies / Climate Action Network International / Réseau Action Climat France)
- Les Investissements prévus peuvent ils stabiliser le climat ? (Hélène Connor, HELIO International)
- Approche économique du changement climatique (Susan George, Attac)

Michel Mousel, Association 4 D

Les rapports entre Pays du Nord et Pays du Sud occupent une position centrale dans la question des changements climatiques. La notion d’équité est essentielle et se retrouve dès le sommet de Rio. Ces rapports se posent de manière particulière à l’Europe pour plusieurs raisons :

- du fait de ses liens historiques : la question climatique a progressé au niveau international quand l’Europe et le G7 se sont alliés.
- responsabilité historique de l’Europe en matière de changement climatique.
- l’espace européen traite de beaucoup de questions relatives à l’énergie.
- le cadre institutionnel européen est particulier, le citoyen doit être plus écouté et mieux intégré.

Hélène Gassin, Greenpeace

900 millions de consommateurs d’énergie dans les pays du Nord mettent en péril l’écosystème planétaire, alors que 2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’énergie. Comment permettre aux pays du Sud d’avoir accès à l’énergie dont ils ont besoin sans mettre en péril ni leur développement ni le climat ? Il faut allier sobriété et efficacité énergétique, développement et énergies propres.

Les compétences, l’expertise et le savoir faire existent.

Les énergies traditionnelles bénéficient encore trop souvent de subventions et de financements internationaux. Il faut réorienter ces financements vers les énergies propres, vers des projets plus adaptés. L’électrification rurale par des énergies renouvelables s’avère souvent rentable et adaptée.

Pierre Castella, CRID

Les pays en développement sont directement concernés par les changements climatiques : ils en sont victimes, ils sont dépendants du pétrole tant comme consommateurs que comme producteurs (Dutch disease), et enfin ils sont eux-mêmes émetteurs de gaz à effet de serre. De ce fait, ils doivent participer aux processus de négociations internationales. Mais ils n’ont pas toujours les ressources nécessaires, et ils ne maîtrisent ni les procédures de fixation de l’agenda international, ni les priorités, ni les procédures des négociations.

Le Protocole de Kyoto a mis en place des mécanismes de flexibilité qui peuvent être utiles, mais aussi s’avérer pervers ; ils pourraient en particulier avoir des implications négatives sur l’aide publique au développement. Les pays les plus pauvres seront probablement exclus de ces mécanismes, car ils présentent peu d’intérêt pour les investisseurs étrangers. La mise en place d’un marché des permis d’émissions négociables pourrait s’avérer cruciale si la distribution initiale de permis s’effectuait au prorata du nombre d’habitants, ce qui serait la solution la plus équitable. Les sommes en jeu sont en effet considérables.

Jacques Pinon, Eau Vive

Association qui travaille depuis 1978 avec les populations du Sahel, victimes de sécheresses. Dans cette région, la pluviométrie a baissé de 20%. Cette situation est le fruit d’une combinaison entre variations climatiques (dont le Nord porte la responsabilité), et activités humaines conduisant à une dégradation des sols et de l’eau. Elle conduit à des situations de famine, de malnutrition des enfants en bas age et de décimation des cheptels sahéliens.

Eau Vive travaille avec les communautés villageoises pour faire face à ces dégradations et aux sécheresses. Malgré des moyens limités, c’est tout le village qui est intégré. Des pratiques ancestrales ont été réhabilitées. Ces villageois prennent conscience de la nécessité de protéger l’environnement. Ils deviennent acteurs. Il s’agit de les aider à deux niveaux :
- celui du terrain : problème de l’aide publique au développement et répondre aux besoins locaux
- celui de l’environnement politique : veiller au respect des engagements et que le Nord n’ait pas le droit de polluer au détriment du Sud

Nasim Haque, Bangladesh centre for advanced studies / Climate Action Network International / Reseau Action Climat France

Les impacts du changement climatique ne vont plus épargner personne, même si ces impacts ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre, d’un hémisphère à l’autre. Les pays du Nord se doivent de montrer l’exemple sinon comment demander à la Chine ou à l’Inde de choisir un autre mode de développement.

Qui fait et prend les décisions aujourd’hui ? Si ce sont les gouvernements, alors il n’y a pas d’espoir. Il faut changer nos comportements, nos politiques et savoir comment chaque pays fait face au changement climatique. Cela devient une question morale et éthique. Le changement climatique n’est pas un problème local mais global.

C’est aux citoyens de faire pression sur les gouvernements. Ce n’est pas une question de Nord ou de Sud, c’est une question de comportement. Le pouvoir est entre nos mains, tout est possible et atteignable.

Hélène Connor, HELIO International

Le 4 novembre 2003 l’Agence Internationale de l’Energie a publié un rapport évaluant les besoins énergétiques des 26 prochaines années à 16000 milliards de dollars. La demande mondiale augmenterait de 2/3, fragilisant ainsi l’économie mondiale. L’AIE ne propose aucune solution. Pourtant, nous avons épuisé notre budget carbone. Il est nécessaire de réduire notre consommation des 2/3 et non de l’augmenter. Les 16000 milliards de dollars sont nécessaires pour des projets de qualité et éliminer la pauvreté (écodéveloppement : exemple de l’électrification rurale permettant l’accès à des unités électriques décentralisées). Une information et une éducation des populations locales sont nécessaires. Il faut un déploiement des énergies renouvelables.

Les citoyens doivent structurer leur participation aux politiques d’énergie. En ce sens, la proposition de création des Comités d’Usagers des Biens Energétiques par le Comité National de Développement Durable est intéressante. Le rôle d’un CUBE est d’initier des recherches pertinentes, d’informer les usagers et de s’exprimer sur les questions énergétiques. « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons ensemble comme des idiots » (Martin Luther King)

Susan George, Attac

Nous avons une vision trop économiste du monde, considérant que l’économie est l’ensemble, le grand système et la nature en est un sous système. Sous cette optique, la nature doit répondre aux besoins de l’économie en tant que source et réceptacle. Or, c’est la nature le grand ensemble. Nous ne pouvons augmenter notre biosphère. Les mouvements alter mondialistes ont du mal à combiner économie et écologie. Il faut opérer ce renversement intellectuel.

Dans l’OMC, il faut éliminer l’accord sur la propriété intellectuelle pour toutes les nouvelles technologies. Il faut des écotaxes qui pourraient être redistribuées. Il faut réexaminer les politiques de toutes les grandes institutions internationales.






 
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