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Une autre entreprise est possible ! Quelle organisation sociale pour une entreprise plus solidaire ? [fr]
8 March 2004

La répartition des richesses est de plus en plus inégalitaire tant au sein des pays dits riches que dans les rapports Nord-Sud. La financiarisation de l’économie provoque les délocalisations, les fermetures d’usines même rentables... A terme la désindustrialisation de l’Europe et ses conséquences : le chômage, l’exclusion, lamisère...

Or les entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire proposent une tout autre logique économique, comme par exemple les coopératives de travailleurs où ce sont les salariés qui :
- sont propriétaires (sociétaires) de leurs entreprises et non pas des actionnaires souvent anonymes.
- décident du fonctionnement et de l’avenir de leurs entreprises
- élisent leurs dirigeants



 

PRESENTATION

Pour l’économie sociale et solidaire, l’entreprise ne peut pas être un objet de spéculation et réaffirme que seul le travail crée des richesses, que l’économie doit être au service des femmes et des hommes et non pas de la finance.

Pour autant, des entreprises dites classiques sont également engagées dans des partiques solidaires.comment rendent-elles compte de leur responsabilité sociale ? Avec quelles formes d’organisation sociale ?

Comment diffuser ces valeurs et ces principes dans les pratiques économiques pour la construction d’un monde responsable et solidaire ?


THEMES

En réaction à l’inégale répartition de la richesse engendrée par le système capitaliste ce séminaire cherche à faire connaître les coopératives de travailleurs comme une forme d’entreprise alternative à travers la présentation des différentes expériences qui existent en Europe mais également dans certains pays en voie de développement. A partir de là, l’idée est d’ouvrir la réflexion sur les perspectives de ces coopératives et sur les stratégies de développement de ces alternatives économiques.

La première idée sur la coopérative est qu’elle n’est pas une forme d’organisation surannée même si elle est un vieux modèle d’organisation datant du XIX siècle. Au contraire avec la mutation du capitalisme, les coopératives qui sont par essence pluralistes, se développent et transcendent les modèles de développement de gauche et de droite. La coopérative qui est aujourd’hui présente partout dans le monde apparaît comme un modèle universel qui se développe surtout là où apparaissent les enjeux à la fois de nécessité (lorsque les gens rencontrent des besoins particuliers) et de cohésion sociale (comme signe d’identité collective ou de partage d’un engagement citoyen).

De l’ensemble des témoignages se dégagent un certain nombre de principes qui caractérisent les coopératives comme porteuses d’une culture d’entreprise différente.

Le premier est le poids égal pour chaque salarié ou associé, car les décisions prises par vote s’effectuent sur la base d’un « homme ou une femme = une voix ». C’est une façon de valoriser la démocratie car chaque personne a le même droit à la parole et à la décision. Cette recherche de la démocratie suppose par ailleurs le développement de l’accès à l’information et de la formation du coopérateur de base.
Le deuxième point est la maîtrise de la coopérative par ses salariés, car avec 51% du capital ils sont propriétaires majoritaires.

Le système de répartition des richesses est tripartite : entre les salariés (la part du travail), l’entreprise (la réserve) et les dividendes qui rémunèrent le capital. Ce système valorise le travail et l’entreprise par opposition au capital et à ses détenteurs, car les réserves sont impartageables. Il s’agit d’un bien collectif accumulé pour assurer la pérennité d’un outil de travail dans sa totalité et non pour le négocier dans le marché, c’est une action de travail associé.

Il est important de développer les coopératives comme modèle d’entreprise pluraliste, mais il ne faut pas cependant penser qu’il s’agit d’une solution miracle.

Malgré quelques différences de nature existantes entre les coopératives dans les différents pays, les problèmes que l’économie marchande pose au niveau mondial transcendent cette diversité. Ce qui ressort c’est le pouvoir d’adaptation des coopératives aux changements socio-économiques entraînés par la mondialisation de l’économie.

Ainsi, en Italie, de nombreuses coopératives sont entrées dans le processus de privatisation des services publics. En Inde, avec l’application des nouvelles directives économiques des années 1990, mettant fin à une forme de politique paternaliste les coopératives se sont organiséessous forme de consortium. En Chine, notamment à Shangaï le secteur des coopératives, avec de nombreuses petites et moyennes entreprises, touché par la privatisation, survit à travers l’initiative des travailleurs de racheter les entreprises. C’est aussi le cas en Argentine depuis la crise économique qui a éclatée en décembre 2000.

A l’Est, avec la chute du mur de Berlin, avec le désengagement de l’Etat et avec la disparition des aides c’est un grand pan de l’économie publique qui a disparu. Les coopératives, qui reposent sur un engagement des citoyens et sont fortement ancrées dans les territoires résistent tant bien que mal mais, doivent s’adapter à un nouveau système concurrentiel très acharné.

En Slovénie, c’est surtout avec le développement des régions qui ont subi la guerre des Balkans, que la coopérative connaît un nouvel essor surtout dans les secteurs technologiques, mais pas tellement dans le social.

La création de coopérative apparaît comme une solution alternative viable, mais certains soulignent le risque que le développement des coopératives, notamment de services, serve de prétexte à une privatisation du secteur public, alors que leur vocation est de compléter le service public sur des besoins particuliers de services aux personnes et non de le remplacer. Par ailleurs, il faut noter que certaines structures prennent officiellement le nom de coopératives mais dans la réalité n’en sont pas. Elles décrédibilisent la nature mais surtout les principes et l’éthique des coopératives. L’Alliance Coopérative Internationale définit ces principes et valeurs qui ont été repris par le BIT et sont déjà adoptés par 115 pays.

L’expérience marocaine, montre que le modèle de la coopérative peut être associé à des projets de commerce équitable sans l’implication de l’Etat, mais cette initiative suppose par contre la création de partenariats avec des organismes internationaux engagés dans des projets de développement durable et équitable entre le Nord et le Sud.

Au Pérou, un modèle très répandu depuis une quarantaine d’années est celui de la micro-entreprise « d’économie populaire » adoptéecomme outil de travail par ceux qui sont le plus touchés par l’exode rural, les réformes néolibérales et la crise économique. La plupart du temps, il s’agit de petites structures de production simple avec 1 à 5 travailleurs. Dans certaines zones très défavorisées elles emploient jusqu’à 80% de la population active. Le succès de ces projets repose sur la solidarité, ce qui a permis de mettre en place un réseau pour accorder des prêts et constituer ces micro-entreprises.

En ce qui concerne l’entreprise classique, il s’est constitué un mouvement autour de la gouvernance de l’entreprise. L’idée est d’agir dans l’entreprise sur le principe qu’il s’agit avant tout d’un groupe de personnes et non d’intérêts. Le but est de favoriser le dialogue sociale au sein de ces entreprises et de prendre en compte des aspects sociaux et environnementaux dans leur management, ainsi qu’un meilleur ancrage dans leur territoire. Le plus souvent des chartes d’engagement social ou des codes de conduites sont élaborés comme cadre de référence.

Ainsi, le modèle de l’entreprise coopérative, tel que défini plus haut, qui intègre de façon intrinsèque des éléments sociaux dans son activité, n’a pas le monopole des bonnes pratiques économiques, mais il est un mouvement pilier sur lequel s’appuyer pour encourager et développer des comportements plus solidaires dans l’économie.

PROPOSITION D’ALTERNATIVES

Mettre au centre de l’entreprise le capital social, pour garantir une véritable gestion démocratique et participative, répartir les plus-values de façon équitable et utiliser de façon raisonnée les ressources disponibles.

Travailler, sur la base des recommandations du BIT, une série de normes et de standards pour établir une législation relativement unifiée dans le monde afin de consolider le système des coopératives dans le temps.

Se battre pour parer toutes les attaques contre le droit à la pluralité des formes d’entreprises parfois mises à mal par les tenants du libéralisme.

Occuper un large secteur de l’économie marchande et organiser les coopératives en groupes coopératifs, consortium ou réseaux d’entreprises pour être plus compétitifs dans le marché international et afin de mieux affronter la compétition globalisée et ne pas rester cantonné dans des niches de marché.

Travailler et construire des alliances avec le mouvement social. Ainsi, cela permettrait d’avoir plus d’impact pour transformer les politiques publiques, et pour avoir une incidence sur les politiques locales et globales. De même, les coopératives en partenariat avec les ONGs, peuvent être aussi vecteur de développement du commerce équitable.

Mettre en place des aides entre le Nord et le Sud pour des projets durables et équitables, en créant des coopératives qui font du commerce équitable.

Développer la responsabilité sociale et environnementale des entreprises : il faut encourager, dans l’entreprise traditionnelle, les véritables processus de RSE s’appuyant sur des démarches transparentes qui garantissent qu’on dépasse une banale opération de marketing social ou environnementale.

MISE EN ŒUVRE DES ALTERNATIVES

Mettre au centre le capital social : impliquer les travailleurs dans la prise de décisions, dans la répartition des richesses ; encourager la parité hommes/femmes ; favoriser l’insertion des populations fragilisées (d’origine étrangère, jeunes...) ; créer des réseaux de solidarité locale pour accorder des micro-crédits notamment aux initiatives d’économie populaire.

Occuper un large secteur de l’économie marchande et intégrer les coopératives dans le marché international : les coopératives doivent s’intégrer dans des réseaux, des consortiums, tout en s’inscrivant au niveau local, au niveau du territoire pour soutenir des initiatives sociales et éducatives comme l’alphabétisation et la formation continue par exemple.

Mettre en place des aides entre le Nord et le Sud pour des projets durables et équitables : monter des financements auprès d’organismes qui mettent en place des projets de développement durable.

Développer la responsabilité sociale et environnementale des entreprises : sensibiliser les chefs d’entreprise à investir une partie de leur bénéfices dans le développement local.

Faire reconnaître la pluralité de l’entrepreneuriat et la prise en compte de politiques fiscales et législatives adaptées (clauses dans les marchés publics, marchés protégés, taxation particulière ...) pour valoriser la plus-value sociale apportée par les entreprises d’économie sociale (intégration des personnes en difficulté, répartition des bénéfices, développement soutenable ...).






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