[FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum]
Back to the frontpage
MALMÖ 2008 | ATHENA 2006 | LONDON 2004 | PARIS 2003 | FIRENZE 2002
FSE-ESF - Menu
Prep Process (EPA-AEP)
About ESF 2012
About Istanbul 2010
About Malmö 2008
About Athens 2006
About London 2004
About Paris 2003
About Firenze 2002

Europe on the move
European Conferences/Manifestations
Analysis/ statements for a better world

Social Forums in the World
World Social Forum
Southern Africa Social Forum (SASF)
South Asia Social Forum (SASF)
Mesopotamia Social Forum

European Social Forum Networks
Correos de los movimientos sociales
Public services
Charter // another Europe
Education

Memoria Viva
Tools and contents
Athens 2006 Reports
London 2004 Reports
Paris 2003 Reports
Other docs Paris 2003
Social Movements

FSE-ESF [ACCESS WORKSPACE]
NEW WORKSPACE
OPEN ESF HOMEPAGE

FSE-ESF [MAILING LIST]
ESF-FSE LISTS
- EUROPEAN LIST (fse-esf)
- FRENCH LIST (CIFs)
- ALL THE LISTS

FSE-ESF [SEARCH]
SEARCH IN THE SITE
ADVANCED RESEARCH
 
Memoria Viva // Paris 2003 Reports // Against the logic of profit //

Prendre la parole et agir pour transformer nos territoires [fr]
8 March 2004

Ce séminaire visait à échanger sur la notion de territoire, à identifier les questions sur lesquelles travailler ensemble et à voir comment coopérer sur :

- La façon dont on prend position pour agir sur le territoire
- Le processus pour l’action de transformation de ce territoire
- La place, dans ce processus, de la parole et son évolution dans notre travail



 

Thèmes

- Idée du territoire comme acteur majeur car lieu privilégié de l’intervention d’alternatives de développement (Alliance 21)
- Les habitants : acteurs du territoire, une construction sociale où le rôle de la parole est essentiel (ARDES)
- Organisation du dialogue et de la pensée (ETD)
- Transformer le regard sur les territoires et les modes d’interventions institutionnelles
- Processus de coopération entre des élus et des habitants, relations techniciens - élus (Paul FUCHS, ETD)
- Economie sociale et solidaire (ARDES, MES)
- Développement local (EURONET)
- Recherche de méthodologies
- Recherche de réseaux

Propositions d’alternatives

- Renforcer les lieux d’échanges territoriaux
- Renouveler de façon radicale la manière non seulement d’agir mais de penser les territoires en créant un équilibre entre parole et action au service de la transformation
- Utiliser les pratiques artistiques comme outil d’expression politique, reconstruire l’imaginaire social et les nouvelles formes du vivre en commun
- Sensibiliser et accompagner des jeunes afin de les rendre plus acteurs
- Former des acteurs du territoire (exemple des directeurs d’AFPA)
- Inclure les banques parmi les acteurs locaux afin de leur apprendre à diversifier leur regard bancaire sur l’économie et à endosser leur rôle d’acteur local
- Créer des formes de coopération renouvelées entre praticiens, élus et techniciens (car ce sont les petits techniciens qui s’impliquent et les grands élus qui sont en contact avec les techniciens !)
- Impliquer, concerter et faire participer des habitants dans le développement territorial et les pratiques locales de développement durable
- Sensibiliser les porteurs de projets sur les territoires aux dynamiques de l’économie solidaire (c’est à dire ne pas s’arrêter au soutien des petits entrepreneurs mais évoluer vers des dynamiques « collectives » et coopératives)
- Faire travailler ensemble les structures régionales territoriales de l’économie solidaire
- Créer un réseau de réseaux comme Plate-forme pour le changement économique vers des économies sociales locales
- Mettre en place une nouvelle approche économique pour reconstruire les économies locales de l’intérieur avec des ressources restant au sein des régions et avec les personnes
- Transformer la manière dont l’état intervient pour faire face à l’exclusion sociale (cf travail des Pactes Locaux) et redéfinir place et rôle des entreprises dans le développement du territoire
- Mutualiser les méthodes et outilspour favoriser la prise de parole, « l’éducation au territoire », l’évaluation participative et mettre en commun des systèmes d’échanges d’expérience pour remédier aux actions locales trop séparées et au manque de pensées collectives
- S’engager dans la construction d’une parole légitime qui démarginalise tous ceux qui sont engagés dans un même combat sans le savoir car des réseaux existent mais s’ils n’associent pas leur combat et la marginalité les rend peu opérationnels.

Il est donc important de prolonger l’échange entre réseaux et de développer des liens européens pour favoriser les alliances (objectifs communs, éthique commune, dispositifs de travail commun) et réfléchir au développement d’une médiatisation "de masse" de la "pensée territoire" qui contribue au changement d’échelle attendu.

Mise en œuvre des alternatives

- Exemples de mise en œuvre de lieux d’échanges territoriaux permettant une meilleure participation des habitants: Création au sein du comité d’Attac de la Drôme d’un « collectif pour la démocratie participative et solidaire ». En joignant le manque de démocratie et le territoire le but était de trouver une façon de travailler entre élus et habitants et de créer un lieu commun (maison sociale) pour tout projet impliquant le territoire.

Exemple du Club Partenaires Pour Agir du Nord Pas de Calais : en partant des besoins de la population, on a mis en réseau l’ensemble des acteurs et créé des réseaux inter-régionaux d’associations de représentants des acteurs du développement local. Le club a pour fonction de mettre en réseau ces différents acteurs à l’échelle régionale. Des entretiens avec les responsables régionaux ont précédé un débat public. La confrontation des différents dispositifs a permis de faire un séminaire d’une centaine de personnes.

Exemple dans la ville de Lille d’un diagnostic partagé avec les habitants grâce à l’organisation de 13 ateliers participatifs en 6 mois, ayant pour objectif :
- d’identifier des initiatives d’économie sociale et solidaire ;
- d’élaborer un plan d’innovation sociale sur trois années voté au Conseil municipal ;
- de redonner au monde associatif et au monde économique un plan d’action commune.
Compte tenu de la difficulté des élus de générer cette dynamique, ce plan doit être animé par les acteurs eux-mêmes (mobilisation collective pour que les acteurs se sentent capables de s’approprier les outils) et non par le politique. Figurent parmi les exemples, une société coopérative d’intérêt collectif, le système des clubs CIGALES, et d’autres projets autour de la finance solidaire qui visent à faire en sorte que les gens reprennent en main leurs outils de travail.

- Exemple d’un développementlocal basé sur les personnes : Les entreprises de voisinage ont été mises en œuvre en Allemagne pour reconstruire des économies locales de l’intérieur. 2 méthodologies ont été adoptées :
- partir des entreprises de voisinage ou entreprises communautaires où les gens du voisinage local sont aussi ceux qui contrôlent les entreprises. Il existe des structures à Berlin pour aider les voisinages à mettre sur pied ces entreprises. Un soutien de la part des institutions est nécessaire
- "Planing for Real" (nom donné à cet outil de travail non verbal, dont il n’existe pas de version française) permet aux habitants de construire leur propre environnement. On invite les habitants à incorporer leurs propositions aux modèles proposés puis on les invite à se rencontrer et à débattre autour de trois catégories : aujourd’hui, demain, après-demain. Il s’agit d’une approche de la base au sommet. Ce sont les personnes qui sont les vraies parties prenantes dans le processus, dont un aspect essentiel est la capacité de mobilisation de gens qui croient être inutiles et n’avoir rien à dire.

Quelques questions ont également émergé pendant le séminaire:

- Quel est l’enjeu entre le service public et les principes de l’économie solidaire ? Je ne trouve pas la formulation de la question très claire, je ne la comprends pas. Je préfère "Quelle relation entre les services publics et les principes d’économie solidaire ?", même si c’est juste un aspect possible de la question.

- Le dialogue interculturel dans l’espace public, comment et pourquoi ?
- Comment y voir plus clair sur les concepts de développement durable ?
- Comment mailler le territoire à partir des besoins exprimés par les créateurs d’activités ? Le développement des territoires est très complexe et ce d’autant que la France n’est pas habituée à travailler entre des gens de cultures et de métiers divers, d’où la question centrale de l’intermédiation.

Suite à donner

Les participants ont été invités à choisir des thèmes sur lesquels ils étaient prêts à travailler. Il est envisagé de faire suivre ce travail de la mise en place de groupes de travail, ou de permettre à des personnes de rejoindre des groupes ou réseaux existants, sur la base de leurs attentes.






 
article au format texte pour impression Print this article
ORGANISATIONS
- Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire
- ARDESS
- Collectif régional de développement des initiatives solidaires (CREDIS)
- Comité d’information et de mobilisation pour l’emploi (CIME)
- EURONET
- Mouvement pour une économie sociale (MES)
- Pactes locaux
- Pôle de socio-économie solidaire (PSES)
- Réseau des territoires de l’économie solidaire (RTES)
- Réseau européen des villes de l’économie sociale (REVES)
> All the organisations


SPEAKERS
No key-word for this doc
>> All the speakers


THEMES
- SUSTAINABLE DEVELOPMENT
- PUBLIC SERVICES
>> All the thematics


COUNTRIES/REGIONS
- FRANCE
>> All the countries/regions
FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum
Website built with SPIP, free-software | Hosted by the RAS, Union and Organization Network | CONTACTS | WEBMASTER | FRONT |ADMIN