FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Le développement a-t-il un avenir ?
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Le développement a-t-il un avenir ? [fr]
4 January 2004

 

La décroissance par Serge LATOUCHE, universitaire, Réseau des Objecteurs de Croissance et de l’Après Développement

Le développement n’a plus aucun avenir. Nous le savons tous, mais nous occidentaux sommes des drogués de la croissance, attachés à notre dose de produit toxique. L’alternative proposée sous le terme de "développement durable" ne vaut pas mieux. Aujourd’hui, les pollueurs sont regroupés dans un ensemble qui affiche soutenir ce nouveau concept. On trouve dans ce groupe Mosanto, Total fina, Nestlé et d’autres tout aussi dangereux. Dans la classe politique, à droite comme à gauche tout le monde met son espoir dans la croissance. Nous sommes pour une société de décroissance, seul moyen de sortir de l’impasse. Il ne faut surtout pas se limiter au ralentissement de la croissance qui cumule les inconvénients de la récession et de la croissance. Nous proposons de construire une société de décroissance sereine sur la base d’un programme en six R : Réévaluer, Restructurer, Redistribuer, Réduire, Réutiliser, Recycler. Il s’agit d’inventer un autre monde en décolonisant notre imaginaire. L’Europe se doit de donner l’exemple, pour éviter que les sociétés du sud empruntent un chemin qui nous mènera tous à la catastrophe.

La requalification du développement non capitaliste par Jean-Marie HARRIBEY, Universitaire, ATTAC

Le développement prôné par les capitalistes n’est pas tenable. L’idéologie de la croissance pour la croissance n’est pas tenable Le développement durable des autorités est inacceptable. La réponse formulée par ATTAC est la suivante :
- Le développement actuel est disqualifié pour assurer notre émancipation. Il est donc nécessaire de requalifier le développement. Je pense que l’accès à l’eau potable, les soins médicaux, l’école sont le centre de ce que nous nommons développement.
- Il peut y avoir une autre économie. Cette autre économie doit ouvrir des perspectives radicales de changement. C’est pourquoi ATTAC souhaite œuvrer pour le développement des services de santé, scolaires et tout ce qui concourre au mieux être des populations.

Le post-développement n’est pas situé dans le réel. Il s’agit d’une idée totalement abstraite qui situe la contestation dans l’imaginaire.

L’économie sociale et solidaire par Bernard GUIBERT, Université Citoyenne

Premièrement, il faut passer de l’économie à l’écologie. Pour cela il est impératif de quitter les indicateurs économiques tel que le PIB.

Il faut utiliser les indicateurs de développement humain. Ces indicateurs prennent en compte aussi bien le climat que les biens publics. Les services fournis par l’état en matière de santé. La lutte contre les pollutions est inscrite dans ces indicateurs.

Deuxièmement, il faut passer de l’écologie à l’écologie politique.

Cette voie permet d’œuvrer pour et dans la biodiversité. Il faut emprunter la voie de l’économie sociale et solidaire permettant de revenir à l’autogestion.

Il s’agit d’une utopie concrète qui permet de recréer une économie délibérative.

L’empreinte écologique par Fabrice FLIPO, Les amis de la terre France

L’évolution de notre empreinte écologique montre que nous vivons au-delà des capacités de la biosphère. Ceci signifie que nous vivons en contractant une dette écologique envers les générations à venir, et, puisqu’une grande partie des biens naturels viennent du Sud, nous contractons aussi une dette écologique envers le Sud. Notre mode de vie empêche les autres de vivre : dire que le monde est fini, c’est dire qu’il a besoin de justice.

Les Amis de la Terre ont mené de grandes études nationales dans les années 90 pour évaluer quels seraient les objectifs à atteindre pour restaurer la justice. Ces travaux ont débouché sur l’étude « Europe soutenable », parue en 1996.

Crise et écologie, Otto WOLF

L’objectif déclaré de nos sociétés est de refaire à l’infini pour que tous puissent poursuivre la quête du bonheur dans la consommation. Ceci est fondé dans une certaine forme historique de la domination du mode de production capitaliste. Notre société est en crise :
- Crise du fordisme,
- Crise écologique,
- Crise du mode de production capitaliste,
- Crise du patriarcat etc.

Peut-on reproduire notre société : NON ! Car nous sous-évaluons notre impact écologique, qui est destructeur comme il est, et certainement pas généralisable à tous les humains.

Il faut une autre économie. Il faut une inspiration de type féministe, indigène pour retrouver des types de fonctionnement reproductibles. Il faut reprendre la notion d’espace dans lesquels nous tenons à rendre l’humanité compatible avec la planète. Et il faut surtout penser les transitions/transformations nécessaires pour arriver à une écologie humaine soutenable, qui puisse contenir plusieurs ‘mondes humains’, une diversité de modèles de vie toujours à réinventer même après la transition nécessaire vers la soutenabilité profonde.

Notions d’alternatives exemple : Ambiance Bois, Michel LULECK, Réseau d’Echange des Pratiques Alternatives et Solidarité.

Que faire ? Quoi faire ? Les solutions relèvent davantage de la mise en pratique concrète d’alternatives comme le font diverses initiatives (ainsi celles qui se retrouvent dans le réseau REPAS). Déjà en 1975, le rapport de la fondation Hammarskjöld avançait des propositions concrètes qui ne relèvent pas d’un messianisme révolutionnaire et s’adressent directement aux pays du nord :

Plafonnement de la consommation de viande et de pétrole, utilisation plus économiques des bâtiments, allongement de la durée de vie des biens de consommation et suppression de la voiture individuelle !

L’expérience d’ Ambiance bois prouve qu’on peut aller dans cette voie tout en vivant de façon harmonieuse et enrichissante (mutualisation de l’habitat, des voitures, partage des revenus, travail à temps partiel, etc.).

Au "Grand Soir" préférons la diversité des petits matins...et la diversité de toutes les alternatives possibles.






 
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