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Développer le secteur de la finance sociale et solidaire, créer un système financier solidaire mondial [fr]
8 March 2004

 

1er thème : la finance solidaire

Description
Dans les bourses on compte environ 2000 milliards d’euros qui circulent par jour ;l’économie solidaire représente environ 300 millions. Petite part mais pas négligeable. Chaque investisseur sait où va son argent. Majoritairement dans l’économie sociale, c’est à dire l’insertion, la culture, l’environnement, le commerce équitable, etc. Le mouvement coopératif prend ses sources au 19e siècle. La nouvelle coopération financière telle qu’elle se développe de nos jours date d’après 1968. But : mettre l’argent à la disposition de ceux qui en ont besoin.
La finance solidaire est née d’initiatives locales à la charnière des années 70-80. Période de montée du chômage. Nécessité de donner à la notion d’entrepreneuriat une dimension large. On retrouve ces mouvements à caractère national un peu partout dans le monde. Ces mouvements ont rencontré des banques qui en sont devenues les premiers partenaires : crédit mutuel, caisse d’épargne, etc. La donne a changé notamment avec l’internationalisation, par exemple à Porto Alegre. Possibilité de changer d’échelle.
L’outil de la banque solidaire est exceptionnel. Il dit où va l’argent. Les autres banques n’ont pas cette transparence. Mais la banque éthique n’est pas aussi souple que les banques traditionnelles.
L’argent est un outil, mais il fait l’objet d’un blocage au niveau des mentalités. L’argent doit faire l’objet d’un déblocage culturel, alors on pourra passer à l’économique et au financier.

Alternatives et mise en œuvre

Le microcrédit: prêt de petits montants à des gens qui sauront en faire quelque chose de valable. Il faut distinguer aussi entre microéconomie libérale et microéconomie solidaire et promouvoir la notion de capital social.
Impression que la solidarité est parcellisée, que chacun est solidaire dans son coin, dans son secteur spécifique. Il faut essayer de montrer qu’il y a un lien, que la chaîne de la solidarité est très longue.
Il y a des institutions créées par des mouvements, par exemple « banca etica » en Italie.
Il y a aujourd’hui toute une panoplie d’instruments de finance solidaire que peuvent utiliser les investisseurs. Un exemple : INES. Existe depuis 14 ans. Priorités actuelles : affirmer la dimension transeuropéenne, aller vers une plateforme transnationale.
Autre exemple : Fébéa. Fédération créée depuis 3 ans. 4-5 institutions financières se sont réunies autour de certains besoins. Notamment de garanties et de fonds propres.
Aujourd’hui fédère 13 groupes financiers à travers l’Europe. Fébéa a créé 3 outils financiers :
- un fonds de garantie mutuel : garantie au second degré des prêts accordés ;
- société de financement Cébéa ;
- fonds de placement éthique et solidaire destiné à financer Fébéa et d’autres organismes.
L’objectif final est la création d’une banque commune à tous ces organismes européens. Souhait que cette banque puisse être un instrument financier commun.
Fébéa a une Charte à laquelle adhèrent tous les membres ou les postulants.

- avoir une indépendance politique et économique ;
- diversité culturelle et éthique ;
- finance des initiatives économiques (création d’emplois, développement durable, agriculture bio, diversité culturelle et éthique)
Fébéa constitue aujourd’hui à la fois un accélérateur et une professionnalisation de ces organismes financiers éthiques et solidaires afin qu’ils aient la solidité nécessaire pour remplir leur mission.
On a parlé de « banque mondiale solidaire », idée qui a évolué vers celle d’un système solidaire financier mondial : coopération à l’échelle mondiale. L’étape importante est de constituer des systèmes à échelle régionale.
Le FSE est le cadre parfait pour poser cette question évoquée déjà à Porto Alegre.
La notion de système est une idée forte : créer l’ensemble d’organes et de flux qui fassent système.
INES et la Fébéa sont déjà des réseaux européens qui permettent de construire les systèmes financiers transnationaux qui permettent de collecter l’épargne. En même temps, à l’échelle locale les différentes sous-régions doivent être équipées pour développer les moyens d’une économie solidaire.
En bref, on essaie de résoudre des problèmes pratiques. La différence n’est pas forcément dans les outils mais dans les objectifs. Ce sont les motivations qui divergent profondément.
Dernier exemple: la banque coopérative danoise. Elle finance des projets écologiques tels que l’agriculture biologique, la protection sociale, des projets culturels. Beaucoup de partenaires dans les pays scandinaves.
Remarque sur les taux d’intérêt : ceux-ci ne doivent pas être diabolisés. Ils ont leur raison d’être dans la prise en compte des risques. La question est plutôt celle de l’accès au crédit et des critères d’évaluation de la solvabilité. Il faut créer un système de garantie solidaire.

2e thème : la labellisation

Description
Une bonne partie des épargnants acceptent de perdre en rentabilité et d’accroître le risque à condition d’être sûrs que leur épargne serve à des motifs solidaires, d’où la nécessité de labels qui garantissent la traçabilité de l’argent investi.
Plus il y a d’intermédiaires et plus il y a besoin de labels.

Alternatives et mise en œuvre Comment peut-on labelliser ? Il faut clairement définir quelles sont les entreprises qui « produisent de la solidarité », c’est à dire :
- réinsèrent des personnes exclues (chômeurs sans ressources) ;
- recrutent au moins le tiers de leur personnel parmi les exclus ;
- investissent des territoires en difficulté ;
- investissent des pays du tiers monde ;

Le label va également démontrer aux pouvoirs qu’on produit de l’intérêt général par ces circuits-là. L’Etat doit participer en proposant des mesures fiscales avantageuses pour les entreprises solidaires.
Nécessité d’un label européen fondé sur des critères spécifiques. Question de savoir qui va l’attribuer. Réseau de banques, un forum pour communiquer, un label, un dialogue avec les pouvoirs publics.
Le Conseil de l’Europe est prêt à s’engager dans les études juridiques nécessaires à la mise en place de ces labels, entre autres choses. Ensuite il faudra chercher les appuis financiers indispensables auprès notamment des organismes européens concernés.
Exemple du label Finansol. Le label repose d’abord sur un principe de transparence: vérification des informations, suivi, etc. Il y a un Comité qui décide de donner le label puis processus de vérification annuel.
Question de la notation. Elle détermine la facilité d’accès aux capitaux. Il faut essayer d’imposer petit à petit le système de notation spécifique à l’économie solidaire dans la finance traditionnelle. L’idée est d’aider au développement des structures de l’économie sociale et solidaire en mettant en place les outils adéquats. On s’orienterait alors vers un "marché de la finance sociale", notion intéressante qu’il faudrait développer pour opérer à plus grande échelle.

3e thème : la cohésion sociale dans l’action du Conseil de l’Europe

Description
Le Conseil de l’Europe est une organisation politique regroupant 45 Etats membres pour promouvoir les droits de l’homme, la démocratie et les libertés fondamentales. Plate-forme régulière dans laquelle se retrouvent les gouvernements, les parlementaires, les élus locaux, les représentants d’ONG (société civile).
Dispose aussi d’une vraie banque éthique.
Dimension paneuropéenne.
Pouvoir de faire se rencontrer et discuter ces divers représentants.
« Cohésion sociale » : au Conseil de l’Europe, s’entend comme un projet politique visant à assurer le bien-être l’ensemble des populations par la réduction des inégalités. Constat de l’émergence de nombreuses initiatives solidaires, par exemple dans le commerce équitable et le tourisme solidaire. Ces initiatives sont un facteur essentiel de cohésion sociale. Porteuses de nouveaux liens sociaux. Ouvrent des gains de performance économique et de création d’emplois.
Initiatives porteuses d’un autre modèle de société. Participent à l’élaboration du concept de développement durable.

Alternatives et mise en œuvre
Question de l’accès réel au droit sociaux en particulier pour les plus démunis. Les droits sont le seul moyen de nous mettre en tant que citoyens sur une position d’égalité. Possibilité de mettre en place une plate-forme européenne de dialogue politique avec les gouvernements, par exemple pour faciliter les échanges entre les pays d’Europe, notamment avec les pays d’Europe de l’Est.
Quelques thèmes qui seront abordés à la prochaine réunion de Bruxelles :
- réintroduire l’éthique dans l’économie ;
- bilan des citoyens impliqués dans ces thématiques ;
- comment ces actions mènent à la cohésion sociale et au développement durable ;
- dans quels domaines ces initiatives pourront se renforcer ;

En 2004 : priorité donnée à la constitution de la plate-forme avec 5 types d’acteurs : membres du gouvernement, parlementaires, ONG, etc. 3 axes d’objectifs pour la plateforme :
- politique : élaboration d’une charte européenne entre les différents acteurs ;
- faciliter la création d’outils spécifiques ;
- faire partager les richesses et acquis de l’Europe Occidentale à l’Europe de l’Est par exemple.
Le Forum de l’automne 2004 sera une date importante.
Il y a un avantage comparatif considérable à ouvrir le dialogue entre les différents acteurs et les différentes catégories sociales.

4e thème : l’enracinement dans le local de l’économie solidaire

Alternatives et mise en oeuvre
Se demander comment notre argent peut être utilisé dans les différents domaines.
Les garanties ne sont peut être pas optimales mais il faut les mesurer à l’aune des projets développés.
Objectif : notre argent peut être utilisé pour les problèmes de marginalisation sociale.
Savoir qu’on n’est pas en mesure de tout faire.
La nouveauté n’est pas au niveau des outils.
La stratégie est d’impliquer les gens dans les territoires afin de lier solidement l’argent aux projets sur le terrain. Il s’agit de travailler sur les idées et ensuite de financer.
Pourquoi viser un système social mondial si tout s’enracine dans le local ? Par exemple, à partir d’un village italien de 8000 habitants, s’est construit un réseau. La dimension fondamentale est le territoire, les relations de proximité. Toutes les petites expériences sont interconnectées.
Il faut garder une stratégie de développement à long terme. Comment entrer dans un système de relation quand on ne se connaît même pas ?
Il faut partir d’une donnée, comparer nos expériences, commencer à nous connaître, partir des réalités des territoires, etc. Il faut partir d’un niveau de connaissance minimum.
Il ne s’agit pas de se mettre dans une position de donneur, ni de se placer dans une culture de domination. Il faut créer un mécanisme d’accompagnement et de réciprocité. Il s’agit de promouvoir une "rentabilité" humaine et sociale et non seulement la rentabilité économique. L’argent est utilisé pour créer du bien-être.






 
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