FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Construction d’un réseau européen d’experts indépendants et solidaires
[FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum]
Back to the frontpage
MALMÖ 2008 | ATHENA 2006 | LONDON 2004 | PARIS 2003 | FIRENZE 2002
FSE-ESF - Menu
Prep Process (EPA-AEP)
About ESF 2012
About Istanbul 2010
About Malmö 2008
About Athens 2006
About London 2004
About Paris 2003
About Firenze 2002

Europe on the move
European Conferences/Manifestations
Analysis/ statements for a better world

Social Forums in the World
World Social Forum
Southern Africa Social Forum (SASF)
South Asia Social Forum (SASF)
Mesopotamia Social Forum

European Social Forum Networks
Correos de los movimientos sociales
Public services
Charter // another Europe
Education

Memoria Viva
Tools and contents
Athens 2006 Reports
London 2004 Reports
Paris 2003 Reports
Other docs Paris 2003
Social Movements

FSE-ESF [ACCESS WORKSPACE]
NEW WORKSPACE
OPEN ESF HOMEPAGE

FSE-ESF [MAILING LIST]
ESF-FSE LISTS
- EUROPEAN LIST (fse-esf)
- FRENCH LIST (CIFs)
- ALL THE LISTS

FSE-ESF [SEARCH]
SEARCH IN THE SITE
ADVANCED RESEARCH
 
Memoria Viva // Paris 2003 Reports // Against the logic of profit //

Construction d’un réseau européen d’experts indépendants et solidaires [fr]
12 January 2004

Synthèse de l’atelier : Le samedi 15 novembre 2003, RESOL a organisé au Village de l’Economie Sociale et Solidaire à Saint-Denis un atelier « En France, le mouvement social (syndicats, comités d’entreprise, associations, ONG, coopératives...) a-t-il raison de faire l’économie de l’expertise solidaire ? Qu’en est-il ailleurs en Europe ? ».

Cet atelier a réuni plus de trente participants, des membres de RESOL mais aussi d’autres acteurs du développement solidaire (associations, Scic...). Il en est ressorti des éléments de diagnostic commun sur la question de l’expertise (danger de banalisation face au modèle libéral dominant, soumission aux logiques bureaucratiques, problèmes de financement de l’économie sociale et solidaire et des expertises appropriées et l’identification de pistes de travail ont également été identifiées.



 

Les principaux thèmes de la session

Les différentes interventions des participants à l’atelier ont de nouveau mis en évidence les constats qui avaient prévalu à la création de RESOL : d’une part, l’intrusion massive des grands groupes d’expertise liés à des multinationales au sein de l’économie sociale, solidaire, locale, associative ; d’autre part, la soumission à la norme bureaucratique.De nombreux exemples sont venus illustrer ce propos.

A titre indicatif, une association de commerce équitable à Marseille qui s’est posée la question du recours à un expert traditionnel pour finalement « avoir l’impression que les consultants en finances solidaires n’avaient jamais créé d’entreprises solidaires ». Ou encore, cette entreprise d’insertion de Genève qui a été dans l’obligation de certifier ses activités avec les normes ISO pour un coût considérable, et sans que cette certification rende vraiment compte du travail effectué.

Le quantitatif prend alors le pas sur la qualité du projet, ses enjeux sociaux et environnementaux. Les valeurs de l’économie sociale et solidaire sont reprises sans qu’il y ait adéquation avec les pratiques ; elles servent de paravents. S’il n’y a pas d’action collective sans mesure (le système de mesure permet de déléguer, financer, décentraliser, anticiper), on constate aujourd’hui un renversement : l’action est au service de la mesure.

L’accent a été mis en particulier sur la situation paradoxale que les acteurs de l’économie sociale et solidaire eux-mêmes ont tendance à s’abriter derrière les critères de l’économie libérale quand il s’agit de mener leurs actions. On notera notamment la difficulté des banques de l’économie sociale à appréhender les besoins des entrepreneurs sociaux.A également été pointée la même tendance dans le recours aux experts pour les accompagner dans leur démarche (audit, communication, etc.).

Les membres d’une Scic (Société coopérative d’intérêt collectif) ont en particulier souligné la difficulté de financement d’une expertise appropriée : « il existe deux types d’études, celles qu’un nous demande, qui sont financées à 50% et pour lesquelles il faut encore trouver 50% de financement, et celles dont on a réellement besoin que nous devons financer à 100% ».

Les propositions d’alternatives

Pourtant, il existe d’autres pratiques d’expertise, de conseil et d’appui fondées sur l’adaptation aux situations locales, des processus participatifs, la transparence...

Ainsi, le témoignage d’un membre d’une Scop de communication : « Par rapport au marché, quand on s’annonce comme une coopérative, beaucoup entendent autogestion, poussière... et non nécessité de réussir, sérieux du plan comptable... Aujourd’hui, on avance qu’on sait faire de la communication, et parce qu’on est une coopérative, une communication différente qui permet, dans l’échange avec nos clients, d’être dans ce qu’ils sont, et non dans des schémas que nous aurions développé a priori ».

Nous devons donc continuer sur l’identité de ces structures d’expertise, en mettant l’accent sur la référence à l’économie sociale et solidaire, non comme secteur institué (dont on doit faire une lecture critique) mais dans l’effet de levier des acteurs porteurs d’une démarche de transformation sociale.

Il s’agit pour cela de définir et de mettre en visibilité cette expertise indépendante et solidaire afin de renforcer ce secteur fragile.

La mise en œuvre des alternatives

Mobilisation d’experts engagés contre la main mise libérale et pour le développement solidaire autour des axes suivants :

-  Crédibilité / exemplarité
Tous les discours ne pourront pas dépasser la force du discours libéral dans les esprits ; d’où la nécessité de démontrer qu’il est possible de travailler autrement. Il faut travailler sur la qualité de l’expertise solidaire et capitaliser les expériences où une crédibilité a été acquise, par exemple en matière d’appui au secteur associatif, la qualification des bénévoles et salariés dans les petites associations. Enjeu de cohérence, notamment dans la relation entre les experts et les différents clients.

- Critères
Construire nos propres critères, qui ne sont pas ceux des financiers. Travailler notamment sur la façon dont l’action solidaire pourrait redonner sens à l’action collective et aux systèmes de mesure.

- Confrontation
Interpeller les acteurs de l’économie sociale et solidaire, et en particulier les employeurs, dans leur rapport à l’expertise. Travailler les contradictions dans la mesure où des convergences existent, qu’un espace de création est ouvert.

-  Financement de l’expertise sociale et solidaire
Poser la question des moyens. Comment développer notamment les investissements en matière de recherche-développement. Réfléchir sur le système des chèques-expertise.

Echelle européenne, autour notamment des thèmes suivants : accès au marchés européens pour les petites structures, évaluation de la relation d’expertise, quelles expertises pour construire l’Europe sociale. Pourrait donner lieu à une enquête/état des lieux, à un séminaire, à une campagne.






 
article au format texte pour impression Print this article
ORGANISATIONS
- Réseau de Structures d’’Expertise pour la modernisation de l’économie sociale solidaire (RESOL)
> All the organisations


SPEAKERS
No key-word for this doc
>> All the speakers


THEMES
- SOCIAL AND REDISTRIBUTIVE ECONOMY
>> All the thematics


COUNTRIES/REGIONS
- FRANCE
>> All the countries/regions
FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum
Website built with SPIP, free-software | Hosted by the RAS, Union and Organization Network | CONTACTS | WEBMASTER | FRONT |ADMIN