FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Consommation : vers un suicide global ? (consumérisme, publicité, pollution)
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Consommation : vers un suicide global ? (consumérisme, publicité, pollution) [fr]
1 December 2003

 

La maxime de la société de consommation dans laquelle nous vivons pourrait être la suivante : « J’achète donc je suis et si je n’achète pas, je ne suis rien ». Quelles sont les répercussions de notre consommation ? Notre mode de vie occidental est basé sur le pillage des ressources planétaires. L’Europe et l’Amérique du Nord assurent les deux tiers de la consommation mondiale pour 20 % de la population mondiale. Notre mode de consommation est aussi source de conflits à l’échelle de la planète : on fait la guerre pour du pétrole. Si tout le monde consommait autant d’énergie que nous il faudrait trois planètes. Notre consommation n’est pas un droit mais un privilège.

Dans les pays de l’est, la critique de la société de consommation commence à peine. Les gens réduisent le parti Vert et les écologistes à un groupe exclusivement de défenseurs de l’environnement. Tout l’aspect des luttes contre les excès du consumérisme est encore à l’état embryonnaire. La plupart des personnes de l’Europe de l’est ont, par exemple, encore un regard naïf vis à vis de la publicité. Une très grande majorité des personnes aspire à vivre de la même manière que dans les pays d’Europe occidentale, ou comme le montre la télévision, aux Etats-Unis. Il n’y pas de prise en compte du fait que l’on vit dans une planète finie. L’opposition capitalistes - travailleurs n’est plus déterminante. En effet, à supposer même que la production soit répartie équitablement entre le capital et le travail, la question de l’orientation de la production se poserait de manière tout aussi cruciale. Ce sont les finalités de la production qu’il est nécessaire d’interroger.

En France, on destine à la publicité environ 200 milliards d’Euros par an soit la moitié du budget de l’éducation nationale qui est le plus gros budget de l’Etat. La pub est totalitaire : nous sommes fichés, ciblés et réduits à n’être que des consommateurs. La pub propage une idéologie néfaste : elle rend culte à l’apparence, au matérialisme, à la compétition ; les femmes sont soit des putes soit de bonnes ménagères. La pub génère la frustration et la violence des gens exclus de la consommation. La pub est irresponsable car elle va toujours privilégier les grosses entreprises en leur donnant une image positive au détriment du petit producteur au comportement éthique. La pub est un danger pour l’information : Berlusconi est en situation de monopole médiatique en Italie. Pour conclure ce sujet, le combat contre la publicité est aussi important que les autres car c’est le bras droit de l’économie libérale.

L’alimentation a un rapport fondamental avec la société de consommation. Les aliments à travers leur emballages sont le symbole de la marchandise en tant que « fétiches ». Une étude « d’European consummers » démontre que 95% des aliments achetés ne sont pas sélectionnés pour leur goût. Ce n’est pas non plus pour leurs qualités nutritives intrinsèques que les gens les choisissent. Ce qui fait acheter c’est l’apparence de ces produits c’est à dire l’image qu’ils véhiculent. Ces aliments sont en général hyper riches en lipides et en sucre, ce qui va favoriser l’obésité dans les pays dits « développés ». Dans les pays du sud 840 millions de personnes sont affamées d’un point de vue calorique. D’après une étude menée au Portugal, on peut affirmer que les grandes entreprises transnationales cherchent à capter l’attention des enfants au moyen d’un matraquage publicitaire et à conditionner leur comportement alimentaire. Il s’agit d’une action criminelle contre les enfants : nous ne sommes pas en face d’un suicide global mais en face d’un système qui est criminel.

Un réformisme radical de long terme est nécessaire. La consommation ne peut plus être au cœur du lien social. Il faut donc même à court terme changer, par nos actions, les choses de notre quotidien, tout en gardant à long terme une vision plus radicale. Dans ce cadre, le consommateur est un acteur politique majeur car il a un rôle clé dans ce système.

Que faut t-il faire pour consommer citoyen aujourd’hui ? Dans le respect d’un objectif de long terme, il faut limiter notre consommation et se tourner vers les produits labellisés, issus du commerce équitable ou de l’agriculture biologique. A titre d’exemple, le commerce équitable a permis à 800 milles travailleurs du sud de survivre à l’effondrement du cours du café, cela représente 5 millions de personnes si l’on tient compte des familles.

Cependant, pour d’autres intervenants, le commerce équitable est critiquable car il n’est pas significatif à l’échelle des masses, la consommation de ce genre de produits est réservée à une élite. De plus, on doit dire qu’on est contre l’économie de marché mais pas contre les échanges. Pour le moment, il n’y pas de changements, il faut donc gagner des espaces de luttes pour aller plus loin. Les écoles, les hôpitaux, les pharmacies doivent devenir des Zones Demarchandisées Permanentes. Il existe un moyen efficace pour y parvenir : les campagnes de désobéissance massives.






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