FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Semences paysannes, reconquérir l’autonomie en Europe
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Semences paysannes, reconquérir l’autonomie en Europe [fr]
6 January 2004

 

Les différentes interventions et le débat qui a suivi ont permis d’affirmer que :
- les semences paysannes constituent un rempart essentiel pour l’existence d’une alternative aux OGM.
- Tout organisme vivant qui n’évolue pas avec son environnement, dégénère et meurt. Les semences paysannes sont basées sur la diversité et la variabilité : ainsi les paysans disposent de plantes capables de s’adapter à leurs terroirs et d’évoluer avec leur milieu.

- En conséquence, les semences paysannes ne peuvent pas être une marchandise. La marchandise, par définition, implique un modèle unique reproductible à l’identique. Les semences industrielles peuvent être converties en marchandises car elles sont homogènes et stables (lignées fixées, hybrides, clones). Mais elles perdent ainsi leur capacité à évoluer. C’est pourquoi le paysan qui plante la semence industrielle doit adapter le terroir à la plante, au moyen d’engrais et de pesticides.

- 80% des paysans dans le monde utilisent des semences paysannes. 8 firmes contrôlent cependant 30% du marché de la semence et 65% des brevets et produits issus des biotechnologies agricoles dans le monde. Ces même firmes produisent des pesticides, compléments indispensables aux semences industrielles. Ces 3 éléments sont intimement liés :
- face à l’épuisement de l’action des pesticides et de leur protection par le brevet, la course en avant devient de plus en plus coûteuse. Les biotechnologies offrent un nouveau souffle aux firmes ; mais avec les OGM, issus de multiplication d’une seule cellule (vitro-plants), les plantes dégénèrent encore plus vite.

- Ces biotechnologies amènent le brevet, plus efficace que le catalogue et le droit d’obtention pour permettre aux multinationales d’interdire aux paysans de ressemer leur récolte dans tous les pays du monde;
- Les sélections paysannes, à la ferme ou participatives, permettent d’obtenir de bons résultats, à des coûts bien moindre et sans remettre en cause le droit des paysans à ressemer leur récolte. Elles sont à la base de l’autonomie des paysans et des peuples et de la santé des plantes. Réprimées par le catalogue dans les pays du Nord, elles sont menacées de disparition définitive sur l’ensemble de la planète par la pollution génétique et le brevet.

- Enfin l’Europe doit affronter une double situation :
- En Europe de l’Ouest, on est face à une perte de savoir-faire considérable concernant les semences paysannes, et une forte dépendance semencière ; Dans le même temps, la résistance aux OGM limite leur développement ;
- En Europe de l’Est, des millions de petits paysans (8 millions sur les seules Pologne et Roumanie, autant que dans toute l’Europe de l’ouest) utilisent des semences paysannes, tandis que quelques grosses exploitations cultivent des milliers d’hectares d’OGM. Les paysans et la société en général ne sont pas informés de la réalité des OGM dans leur pays.

Face à ces constats, l’atelier propose les actions suivantes autour de deux axes majeurs :
- faire évoluer la loi pour libérer les semences paysannes
- maintenir, protéger, ouvrir sans attendre des espaces de liberté, hors ou contre le cadre légal, pour sauver et développer les semences paysannes. Construire nos propres règles garantissant le caractère inappropriable du vivant.

1)Développer les semences paysannes à l’ouest, les préserver à l’Est

- développer des échanges paysans est/ ouest autour de la problématique OGM et des savoirs faire en production de semences paysannes.
- Recenser, faire l’inventaire des ressources génétiques et des savoirs-faire paysans, pour pouvoir les diffuser et les conserver dans le cadre d’une co-évolution naturelle et sociale.
- Taxer l’accès au banque de gènes pour les semenciers qui déposent des obtentions ou des brevets sur leurs création variétale, afin d’alimenter un fond de conservation de la biodiversité

2)Libérer les échanges de semences paysannes, avec plusieurs options

- Les libérer totalement
- Les réguler dans le cadre de la directive 98/95/CE, avec 3 conditions : description des variétés en s’affranchissant des critères homogénéité et stabilité, gratuité de l’inscription, pas de royalties.

- Les limiter dans le cadre du terroir auquel la variété est adaptée.
- Les inscrire dans le cadre de structures juridiques locales, permettant une propriété collective des variétés.
- Obtenir que les paysans soient présents dans les organes de décisions concernant l’inscription des variétés.

3)Protéger les semences paysannes du piratage des multinationales

- inscrire les variétés dans le cadre de la directive 98/95/CE
- Décrire les variétés paysannes avec nos propres critères, hors de tout catalogue légal.

4)Protéger les semences paysannes des OGM

- Tolérance zéro vis à vis de la contamination par les OGM
- Pour les pays où les OGM ne sont pas encore développés (Ouest) : établir des régions sans OGM
- Obtenir le droit des Etats à interdire une variété OGM, fut-elle autorisée par la CE, pour protéger ses systèmes agraires.
- Obtenir la responsabilité individuelle, morale, pénale et civile des obtenteurs d’OGM et des responsables politiques ayant autorisé leur dissémination en cas de dommages à la santé, à l’environnement, aux systèmes agraires ou à la biodiversité .

5)Renforcer le réseau européen

- Echanges de savoir-faire agraires, sociaux, juridiques
- Se donner les moyens d’agir directement auprès de la Commission Européenne
- Veille juridique et institutionnelle à l’échelle européenne

6)Développer, dans ou hors des secteurs officiels, la recherche et la sélection participative au champ

7)Impliquer la société civile

- pour un autre modèle de développement rural
- pour la biodiversité des variétés, des systèmes agraires, et des patrimoines alimentaires et culturels.
- Pour le droit à choisir sa nourriture
- Pour la protection de l’environnement. Interdire l’enrobage chimique des semences industrielles qui détruisent la biodiversité chez les insectes pollinisateurs.
- Pour sauver les milliers de petits paysans menacés de disparition à l’est, réinstaller ceux qui sont exclus à l’ouest : sans paysans, pas de semences paysannes !

8)coordonner nos stratégies à l’échelle de la planète.

- Ne pas condamner à disparaître les petits paysans dont les semences sont polluées par les OGM en leur interdisant tout accès au marché.
- Ne pas renforcer les multinationales qui disséminent les OGM au Sud sous prétexte qu’elles font du sans-OGM au Nord.
- Lutter d’abord contre le brevet sur le vivant afin de tarir les OGM à la source, et pas uniquement pour protéger les consommateurs et les paysans du Nord






 
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