FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Des modes de vie et de travail alternatifs et solidaires pour un autre partage des richesses
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Des modes de vie et de travail alternatifs et solidaires pour un autre partage des richesses [fr]
16 December 2003

Aujourd’hui, en Europe, les conséquences du néo-libéralisme et de la logique du profit se révèlent désastreuses, plus particulièrement pour toute une frange de la population fragilisée : nombre croissant des exclus, augmentation dangereuse des écarts entre les plus pauvres et ceux qui bénéficient pleinement du système actuel.Parce que cette société dans laquelle nous évoluons, quel que soit le rythme de la croissance, créé de la pauvreté, génère et entretient une exclusion qui se diversifie et s’amplifie.



 

PRESENTATION

Parce que cette société s’est révélée inadaptée à la nature même des hommes et des femmes qui la composent.Parce que cette société a nié toute notion de solidarité et de partage ainsi que la dimension humaine de la personne ne retenant que ses performances économiques et ses capacités de productivité.

Pour toutes ces raisons, certains ont choisi d’agir et de proposer leurs réponses : des modes de vie, de travail alternatifs et solidaires permettant aux plus démunis de retrouver une place dans la société.

Mais au-delà de l’accueil et de l’accompagnement, ces initiatives ont démontré que les plus pauvres étaient également en capacité de créer et de répartir les richesses autrement.Quelles leçons tirer de ces expériences ? Quels principes permettent-elles de dégager ? De quelle façon ces principes peuvent-ils s’appliquer plus globalement à la société ?

Il est essentiel de reconnaître à l’Homme une place, sa place dans la société et ce quelles que soient ses capacités de production. Lui reconnaître également la capacité de créer et de répartir les richesses non pas au profit d’un enrichissement personnel mais dans une logique de solidarité.

Pour ce faire certains principes peuvent être appliqués : ·Le potentiel et la valorisation de chacun ·La responsabilisation (système participatif). ·Un fonctionnement d’économie solidaire ·Des relations et des rapports au travail autres que ceux instaurés dans le cadre d’un salariat classique

1/Un mode de vie et de travail communautaire comme une alternative à l’individualisme

Des communautés où les personnes sont accueillies, et sont invitées, quelles que soient leurs capacités (physiques, intellectuelles, émotionnelles) à partager l’activité et la vie communautaire en contrepartie des mêmes droits et devoirs pour tous.Ces personnes, qu’elles soient fragilisées, en situation d’exclusion, marginalisées par la société ou désireuses de vivre autrement vont trouver une place, un rôle dans la communauté mais également dans la société par le biais des actions de solidarités qu’elles vont à leur tour initier en faveur des plus démunis.De personnes accueillies elles deviennent des acteurs de la solidarité et oeuvrent chaque jour pour démontrer qu’un autre monde est possible.

2 /Un système basé sur l’échange

Dans un village ou un quartier, les accès aux services collectifs et les échanges de services entre les personnes se font à égalité du temps donné et non pas de la « valeur marchande » (calculé sur l’offre et la demande) apportée.

3/Des organisations pas comme les autres

Des entreprises où la logique dominante est inversée : où l’Homme ne se trouve plus au service de l’économie mais l’inverse.

Des entreprises qui ont fait le pari que ceux dont plus personne ne voulait étaient en capacité de travailler, de décider et d’être solidaires des plus pauvres.Des entreprises où l’ensemble des salariés sont partie prenante de l’information et de la gestion. Et décident ensemble de plafonner leur salaire pour permettre à d’autre d’intégrer la structure.


COMPTE-RENDU

Individualisation. Le mot clé de notre société. Une société qui se résume aujourd’hui à une série de transactions interindividuelles où l’objectif de chacun est de maximiser ses ressources, ses profits tout en limitant ses coûts.

Une société qui, quel que soit son rythme de croissance crée de la pauvreté, génère et entretient une exclusion qui se diversifie.

Une société qui a nié toute notion de solidarité et de partage ainsi que la dimension humaine de la personne ne retenant que ses performances économiques et ses capacités de productivité.

Une société qui accepte l’inévitabilité des inégalités, de l’exclusion et de la pauvreté.

Or la pauvreté n’est pas une fatalité. Il ne nous suffit plus de vouloir la réduire, il faut à présent lutter pour sa disparition.

Notre société a connu le siècle de l’abolition de l’esclavage, le 21ème siècle doit être celui de l’abolition de la pauvreté.

Pour atteindre ce but, plusieurs voies sont possibles et notamment le changement de perception de la société à l’égard des plus pauvres et du rôle qu’ils ont à jouer au sein de notre société.

Au cours de ce séminaire plusieurs exemples d’initiatives ont pu être mis en avant notamment par Emmaüs, les Sel et l’association villageoise burkinabé l’AIDMR. Des initiatives menées par certains qui ont choisi d’agir et de proposer leurs réponses aux défaillances du modèle existant : des modes de vie, de travail alternatifs et solidaires permettant aux plus démunis de retrouver une place dans la société.

Mais au-delà de l’accueil et de l’accompagnement, ces initiatives ont démontré que les plus pauvres étaient également en capacité de créer et de répartir les richesses autrement, dans une logique de solidarité et de donner au travail sa véritable dimension : une dimension sociale et solidaire.

PROPOSITIONS D’ALTERNATIVES

Il est essentiel de reconnaître à l’Homme une place, sa place dans la société et ce quelles que soient ses capacités de production. Trop longtemps l’Homme a été mis au service de l’économie et ceux d’entre nous auxquels il n’était pas reconnu de compétences étaient exclus de la société. Nous devons modifier nos rapports au travail : le travail doit être adapté à la personne, à ses possibilités et non l’inverse. Plus encore, il doit être articulé à la vie sociale globale.

Car l’Homme est la seule véritable richesse de nos sociétés. C’est lui qui est en mesure de créer et de répartir les fruits de son travail.

Pour ce faire certains principes peuvent être appliqués : · Le potentiel et la valorisation de chacun · La responsabilisation (système participatif). · Un fonctionnement d’économie solidaire · Des relations et des rapports au travail différents

Par ailleurs, il devient urgent de réinventer les biens et services publics afin qu’ils ne soient plus des objets de marchandisation et de profit. Que là encore, nous décidions ensemble, au niveau Mondial, du devenir de l’eau, de nos forêts, de notre santé.

MISE EN ŒUVRE DES ALTERNATIVES

A travers chaque expérience présentée lors de ce séminaire, nous avons pu constater que les structures accueillantes reconnaissaient à l’individu une valeur, des compétences que bien souvent même lui ignorait. Que cela soit dans une communauté, dans un SEL, la première démarche consiste donc à faire accepter à l’individu qu’il est en mesure de créer et que ses capacités peuvent intéresser, être utiles, non pas à l’enrichissement personnel d’une minorité d’individus privilégiés mais dans une logique de solidarité.

La personne redevient donc acteur de sa propre vie en agissant pour les autres. Cette dynamique peut amener à une prise de responsabilité de la personne qui retrouve son pouvoir décisionnaire.

L’exemple des entreprises à but socio-économique comme le Relais (membre d’Emmaüs France) est à ce titre représentative : les salariés participent de façon active à la vie de l’entreprise, aux décisions prises la concernant et à l’élection de son dirigeant.

Dans tous ces cas, le travail, l’activité sont vécus différemment en s’adaptant à l’Homme et non l’inverse.

En excluant de ses rangs toute une partie de la population jugée « incompétente », la société a commis une erreur puisque ces personnes ont été en mesure de créer des richesses et de les répartir de façon solidaire. Le résultat est d’autant plus concluant que les communautés Emmaüs continuent d’accueillir des hommes et des femmes, le Relais tourne et embauche, les SEL se multiplient.

Ces principes, existent et sont appliqués dans nombres d’autres structures. Il nous faut aujourd’hui les faire reconnaître publiquement pour qu’ils s’étendent et se généralisent. Il nous faut partager nos savoir-faire, nos expériences afin de rendre nos actions plus efficaces.

Parce que c’est ensemble que nous construirons le Monde dans lequel nous souhaitons vivre !






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