FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - La dette écologique : pillages, pollutions et abus de l’environnement global et des ressources et sociétés du Sud et de l’Europe de l’Est
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La dette écologique : pillages, pollutions et abus de l’environnement global et des ressources et sociétés du Sud et de l’Europe de l’Est [fr]
31 December 2003

Le pillage des ressources naturelles et sociales caractérise le monde capitaliste : matières premières et biodiversité sont surexploitées au détriment de nombreux peuples du Sud et de l’Est asservis à cet effet.



 

PRESENTATION

Les multinationales élaborent des programmes complets le long de couloirs dits multi-modaux autour de voies fluviales (Amazone...), de ports, d’aéroports et de zones industrielles.

Ces couloirs incluent transport, énergie, industries polluantes et socialement dégradantes, traitement sans précautions de déchets toxiques, bio-prospection et exploitation, etc. Ils sont protégés par des stratégies militaires (plan Colombie...) concoctées par des gouvernements avec la complicité des institutions financières internationales. Le comble c’est que les gouvernements des pays en développement s’endettent financièrement pour mettre en œuvre ces programmes qui bénéficient à d’autres, puis les accentuent pour assurer le service de leur dette. La boucle est bouclée et l’impasse de ce type de développement est patente pour les sociétés et pour la nature. D’autres pays, comme la Russie, vendent leur territoire pour quelques poignées de dollars pour stocker des déchets nucléaires produits ailleurs.

Les pays industriels utilisent également l’atmosphère et les océans comme des poubelles provoquant des changements climatiques et des désastres écologiques mettant gravement en danger la santé des êtres humains et détruisant faune et flore.Tous ces abus criminels, à sens unique et au bénéfice de quelques uns, constituent jour après jour, depuis des siècles, une dette dite écologique depuis la Déclaration de Rio (1992). Les tentatives de réglementation et de maîtrise des déséquilibres (Protocole de Kyoto, Convention de Bâle...) sont terriblement freinées et abondamment contournées, sans risque, au vu et au su de tout le monde, au nom du profit immédiat.

- Respect de l’agenda 21 de Rio ;
- Respect du Protocole de Kyoto, des Conventions de Bâle, Carthagène, etc. ;
- Utilisation de technologies modernes pour un développement respectueux des humains et de la biosphère ;
- Prise en compte des externalités dans la production ;
- Création d’une Organisation mondiale de l’environnement (OME) comme institution spécialisée de l’ONU ;
- Introduction des crimes environnementaux à la Cour pénale internationale (CPI) ;
- Introduction des crimes économiques à la Cour pénale internationale (CPI). Annulation de la dette financière ;
- Audit des déstructurations sociales et réparations ;Audit des dégradations environnementales et réparations ;
- Audit des piratages de la biodiversité et réparations ;
- Audit des sous-paiement des matières premières et réparations ;
- Revisiter les mentalités, les comportements, les modes de production et de consommation dans les pays du Nord ;
- Transferts de technologies modernes et non polluantes gratuitement vers le Sud.


COMPTE RENDU DU SEMINAIRE

La dette écologique du Nord envers le Sud est de beaucoup supérieure à la dette extérieure du Sud envers le Nord. Elle s’ajoute aux dettes historiques dues aux siècles de colonisation et d’exploitation. Elle est cependant difficilement quantifiable.

Comment évaluer par exemple le pillage des ressources naturelles depuis le XVIe siècle ou encore le coût de la catastrophe de Bhopal (22 000 victimes) survenue en 1984 avec l’explosion d’une usine de Union Carbide en Inde ? Pourtant, étant donné que la dette extérieure des pays du Sud est évaluée en termes monétaires, il est important d’essayer d’évaluer les dommages environnementaux et sociaux causés par les multinationales (par exemple les contaminations dues aux extractions minières et pétrolières que subissent les populations locales) ou la pollution de l’air (effet de serre) et de la mer (rejets, marées noires, etc), résultant de la surconsommation des pays du Nord.

Si les atteintes à l’environnement sont aujourd’hui massivement reconnues, il n’est pas encore admis que la crise écologique est indissociable du système économique actuel. Celui-ci n’envisage pas l’économie comme un sous-ensemble du système écologique global mais comme un ensemble qui comprend tout le reste.

Le concept de dette écologique a environ douze ans. Depuis 2000, des campagnes Jubilé 2000 et Jubilé Sud contre la dette extérieure (due par les pays du Sud aux créanciers du Nord) ont défendu vigoureusement la revendication de la dette écologique, due par les pays riches du Nord aux pays appauvris du Sud.

La dette écologique, qui a pour origine l’ère coloniale, n’a cessé d’augmenter à travers diverses activités . Selon Joàn Martinez Alier, elle prend essentiellement quatre formes :

- La « dette du carbone » découlant de la pollution atmosphérique et de l’effet de serre résultant des émissions de gaz par les pays industriels. Le changement climatique et ses innombrables conséquences à venir sur les pays du Sud occupent une place importante dans la dette écologique, comme l’a souligné Fabrice Flipo (Amis de la Terre-France).

- La biopiraterie qui a permis l’appropriation des savoirs ancestraux notamment sur les semences et l’utilisation des plantes médicinales (ex : l’arbre Neem en Inde) par l’agro-industrie et les firmes pharmaceutiques qui aujourd’hui perçoivent des royalties sur ces connaissances à travers le système des brevets.

- Les « passifs environnementaux » : c’est la dette due au titre de l’exploitation sous-rémunérée des ressources naturelles des pays du Sud : pétrole, minéraux, ressources forestières, marines, génétiques . Les dégâts commis par Texaco au cours des 25 dernières années d’exploitation pétrolière en Amazonie équatorienne à l’encontre des peuples indigènes (Cofan, Secoya, Siona, Quichua, Huaorani, Tetete, qui vivent dans et de la forêt) ont été longuement détaillés par Aurora Donoso d’Accion Ecologica (Equateur), qui en fait un exemple emblématique de lutte pour la reconnaissance de la dette écologique. La dette écologique de Texaco envers l’Equateur est évaluée à 709 milliards de dollars, 51 fois la dette extérieure équatorienne.

- L’exportation vers les pays pauvres de déchets dangereux (industriels, nucléaires) produits dans les pays riches. Les anciens bateaux de guerre américains ou français, bourrés d’amiante et d’autres métaux dangereux dirigés vers des pays du Sud (Inde notamment) en sont d’éloquents exemples, tout comme les déchets toxiques exportés vers la Russie, nouvelle poubelle de l’Europe, comme l’a souligné Alain Saumon.

Dette écologique et dette extérieure sont indissociables. L’obligation de rembourser leur dette extérieure oblige les pays à accroître excessivement leurs exportations souvent au détriment de l’environnement. Si le paiement de la dette extérieure est exigé avec insistance (FMI, Club de Paris, etc), la dette écologique n’est toujours pas reconnue. D’où la légitimité de la campagne initiée par l’Alliance des peuples créanciers du Sud de la dette écologique (SPEDCA) pour exiger la reconnaissance de la dette écologique par les pays du Nord sous la forme d’une interpellation : « Qui doit à qui ? ».

Il est temps de « calculer et de payer » car la reconnaissance de la dette écologique devra être suivie par des réparations et il va falloir organiser sa prévention, a demandé Vinod Raina. La question n’est pas seulement financière mais éthique et politique.

Il est proposé par Miquel Ortega de créer dès maintenant un « Réseau européen pour la reconnaissance de la dette écologique » pour appuyer la revendication des pays du Sud. Ce réseau aurait pour objectif de faire connaître et de diffuser le concept de dette écologique, de soutenir la lutte des pays du Sud et en particulier de la SPEDCA pour la reconnaissance de cette dette, et éventuellement de lancer en Europe une grande campagne sur la dette écologique. Une réunion à ce sujet était prévue le 13 novembre à Bobigny (voir compte-rendu).






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