FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Solidarité syndicale Est-Ouest : pratiques et questions de l’opposition aux réformes néo-libérales
[FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum]
Back to the frontpage
MALMÖ 2008 | ATHENA 2006 | LONDON 2004 | PARIS 2003 | FIRENZE 2002
FSE-ESF - Menu
Prep Process (EPA-AEP)
About ESF 2012
About Istanbul 2010
About Malmö 2008
About Athens 2006
About London 2004
About Paris 2003
About Firenze 2002

Europe on the move
European Conferences/Manifestations
Analysis/ statements for a better world

Social Forums in the World
World Social Forum
Southern Africa Social Forum (SASF)
South Asia Social Forum (SASF)
Mesopotamia Social Forum

European Social Forum Networks
Correos de los movimientos sociales
Public services
Charter // another Europe
Education

Memoria Viva
Tools and contents
Athens 2006 Reports
London 2004 Reports
Paris 2003 Reports
Other docs Paris 2003
Social Movements

FSE-ESF [ACCESS WORKSPACE]
NEW WORKSPACE
OPEN ESF HOMEPAGE

FSE-ESF [MAILING LIST]
ESF-FSE LISTS
- EUROPEAN LIST (fse-esf)
- FRENCH LIST (CIFs)
- ALL THE LISTS

FSE-ESF [SEARCH]
SEARCH IN THE SITE
ADVANCED RESEARCH
 
Memoria Viva // Paris 2003 Reports // Against neo-liberalism, against patriarchy //

Solidarité syndicale Est-Ouest : pratiques et questions de l’opposition aux réformes néo-libérales [fr]
4 January 2004

Principaux thèmes :

1. La situation économique et politique à l’Ouest et à l’Est, la situation des travailleurs et le rôle des syndicats.Privatisation des services publics, luttes dans le secteur privé, les transnationales, la législation du travail et les droits syndicaux, l’offensive contre les acquis sociaux, les luttes politiques des syndicats et leur lutte pour l’autodétermination nationale.

2. L’élargissement de l’Europe et la nécessaire coordination des syndicats de différents pays.

3. Rôle des immigrés et les moyens de les intégrer dans la lutte syndicale, le problème de l’organisation d’actions de solidarité à l’échelle européenne et au-delà,l’échange d’information, un éventuel plan de coordination d’actions communes.



 

Rafa Diez, secrétaire général syndicat LAB / Pays Basque.

Déclinaisons des effets de la globalisation néolibérale, en général et en Europe. Nécessité pour les syndicats de faire une autocritique sur leurs pratiques qui doit aboutir à l’affirmation d’un syndicalisme de classe. La situation en Europe est marquée d’une part ; par la déstructuration du « sujet de classe » et d’autre part, par la décomposition de l’Etat providence au profit de la privatisation de tous les secteurs « publics ». Ces réalités doivent amener le syndicalisme:
- A recomposer les réalités de chaque entreprise du point de vue revendicatif.

- Déterminer en terme de contenus les espaces de luttes dans les lieux de travail pour aboutir à une rappropriation des revenus du travail.

- Réaliser d’authentiques contre-pouvoirs par une accumulation des forces en faveur du changement. Pour cela le syndicalisme ne doit pas s’arrêter à la porte des entreprises.

- Faire des propositions sur les contenus d’un modèle social alternatif, fiscal, éducatif, sur le modèle de développement. Formulations qui doivent permettre à de nouveaux militant-e-s de s’investir.

LAB souligne le potentiel que représente la lutte pour la souveraineté des Peuples dans la lutte pour le changement social.

Face aux dépendances créees par les multinationales, qui se déclinent aux niveaux politiques économiques et culturels, il faut imposer le respect du Droit des Peuples à leur souveraineté, comme intrinsèquement lié à la lutte pour une démocratie politique et sociale. C’est aujourd’hui la lutte qui se mène au Pays Basque, comme cela l’était hier en Estonie, Slovaquie, Slovénie... Nos communautés ont besoin de disposer d’instruments qui permettent notre développement face aux périls que peu représenter le pillage de nos sociétés par le Marché tout puissant.

Il y a donc nécessité de coopérations nouvelles entre acteurs sociaux pour mettre en œuvre de nouvelles alternatives et alimenter la rénovation idéologique. Toutes les organisations que nous considérons de « classe » doivent globaliser la défense du Droit, le partage des richesses, la solidarité et la lutte de tout-e-s les travailleur-s-es du monde.

Jaroslaw Urbansky, journaliste au « Nouvel Ouvrier », Pologne

Il y a nécessité de réfléchir aux modalités de collaboration entre les organisations appartenant aux pays qui vont rentrer dans l’UE et les autres pays de l’Est.

- Définir des initiatives communes, comme celle du 9 mai 2004 contre la guerre et les effets du néolibéralisme. Faire en sorte que de telles journées de mobilisation soient suivies dans tous les pays de l’Est.

- Important de s’opposer à la future constitution européenne. Son contenu est inacceptable et son adoption pourrait supposer un précédent dangereux pour tous les autres pays de l’Est (contenus et minimums sont une réduction de Droits fondamentaux).

- Echanger des infos. Internet peut constituer un outil intéressant, faire des pages « web » qui reprennent les actions et grèves menées dans nos différents pays.

- Organiser des rencontres plus souvent entre organisations syndicales. Pas seulement entre « bureaux » mais plutôt en confrontant les expériences de nos sections syndicales, les entreprises pour comparer et apprendre des luttes qui y sont menées.

- S’inspirer des jumelages qui se font entre communes, pour développer des relations qui aillent de l’institutionnel jusqu’au culturel en passant par le social...relations horizontales et transversales.

- Développer des coordinations contre la politique et les relais locaux des grands groupes multinationaux, un peu comme cela s’est fait en Pologne avec la coordination OKP qui coordonne les mouvements de grève entre plusieurs entreprises.

Eric Aragon, G 10 - Solidaires / SUD-PTT- France Dans la lutte contre le néolibéralisme, prendre en compte l’ampleur des effets/pressions qui s’abattent sur les pays de l’Est, qui se convertissent en véritable laboratoire d’expérimentation. La quasi-totalité des ex-apparatchiks soviétiques sont les collaborateurs zélés des réformes d’aujourd’hui qui se traduisent par une paupérisation accrue des populations et une criminalisation des syndicats d’opposition (emprisonnements, meurtres..).

Notre solidarité se manifeste par des envois de matériels (informatique...), un soutien humain et des réunions communes.

Cela nous permet de mieux appréhender nos différences et d’apprendre d’autres formes de résistances.

- Nous proposons de créer un pôle Est-Ouest entre les différents forums. SUD-PTT sera partie prenante de toutes actions destinées à faire connaître la situation du syndicalisme russe.

- Il faut s’ouvrir à tous les pays de l’Est et des Balkans.

- Constituer une « veille » syndicale pour suivre et faire connaître toutes les luttes qui se font jour.

- Continuer et approfondir le travail du groupe « Est » entre les forums, afin d’être porteur de propositions lors des FSE.

- Nous demandons à ce qu’une AG du FSE se fasse en Russie ou au sein d’un pays de la CEI.

- Le FSE devrait se doter d’un budget spécifique pour permettre la participation effective des pays de l’Est.

- Faire en sorte qu’un forum local puisse se tenir à Moscou.

Enfin, il serait démagogique de faire croire que le FSE peut à lui seul résoudre ou répondre aux problèmes et enjeux posés par les pays de l’Est.

Ivo Marianovitch - Syndicat des Travailleurs de la Métallurgie - Croatie

Il est donné diverses définitions au libéralisme. Certain disent que c’est un Bien pour les pays « émergeants » parce que cela leur permet d’accéder à de nouveaux standings de consommation.

Il n’en reste pas moins que 2/3 de la population mondiale souffre de la faim. Que le rapport entre dépenses militaires et dépenses sociales est inacceptable dans à peu près tous les pays.

De nombreux autres exemples chiffrés sont donnés...

Le néo-libéralisme trouve une langue universelle pour s’attaquer aux nouveaux marchés constitués dans les pays de l’Est et les Balkans, alors que nos forces (syndicales et autres ) sont divisées ou n’ont pas encore appris à travailler ensemble.

« L’ouverture » sur l’Europe nous permet de mesurer les enjeux qui nous sont posés dans chacun de nos pays. Comment coopérer pour contrer les multinationales par exemple ?

En Croatie, le Capital local est l’allié des réformes et des multinationales. L’Etat est le complice du processus qui se met en marche.

Nous espérons par le biais de la rencontre que nous avons aujourd’hui, pouvoir approfondir le débat sur les effets du néo-libéralisme dans chacun de nos pays et ainsi pouvoir détacher des lignes de collaboration Est-Ouest.

Jean-Luc Morucci - Syndicat des Travailleurs Corses - Corse

Notre présence aujourd’hui, si elle peut étonner, est motivée par le fait que depuis notre petite île nous sommes parfaitement conscients que le phénomène de transformation du capitalisme se fait aujourd’hui à l’échelle mondiale et que la construction d’alternative doit se faire en construisant des axes de lutte à la même échelle.

Pour nous, la prise en compte des peuples et de leurs aspirations comme celui du droit à l’autodétermination sont des apports indispensables à la construction de ce »nouveau monde ».

Ainsi, le STC faisant partie du mouvement dit de « libéralisation nationale » Corse, peut et veut devenir un partenaire dans la construction de nouvelles solidarités en dehors de notre île.

Aujourd’hui, il existe des outils de coopération et discussions au niveau syndical, comme la CISL ou la CES, mais force est de constater que ces structures ne sont pas à la hauteur des enjeux qui nous sont posés.

La construction de solidarités n’est pas palpable. Par exemple, il n’y a eu aucun appel ou débat pour contrer au niveau européen la réforme des systèmes de retraites.

L’enjeu qui nous est posé, n’est pas de construire une nouvelle bureaucratie ou structure « lourde » mais plutôt de développer un ou des réseaux et se coordonner. Pour que ces nouveaux axes de luttes soient vraiment productifs, il faut impérativement amener le débat dans nos structures et faire participer la base.

Simion Grabowski - Mouvement ouvrier de Alma-Ata - Kazakhstan

Depuis 1994, les changements constitutionnels intervenus ont eu pour effet de réduire la plupart des droits civiques ; Les conséquences pour les ouvriers ont été désastreuses.

Le droit du travail existe mais il n’est pas appliqué. Les syndicats ont presque tous disparus. Le nombre d’accidents du travail est particulièrement élevé. Il y donc beaucoup de plaintes en justice mais qui ne prospèrent pas.

L’oligarchie et les proches du président ont pris les commandes de l’industrie du pays. L’industrie du pétrole qui est assez importante se fait selon des méthodes archaïques et provoque des dégâts écologiques irréparables. La situation autour de la mer Caspienne est très grave ; les hommes meurent en moyenne vers 55ans du fait de la situation sanitaire sur leur lieu de travail. Texaco et Exon sont les principales multinationales en place. Elles appliquent un véritable esclavagisme. Dans le kazakhstan oriental, l’air est empoisonné à cause des industries chimiques. Les dirigeants politiques édictent des lois qui exonèrent les industriels de toutes responsabilités.

Les Kazakhs expatriés qui désirent revenir au pays sont victimes de discriminations et voient leurs Droits pour la plupart supprimés.

Face à la situation de déchéance à tous les niveaux que connaît notre pays, Les USA ou L’UE font mine de ne rien savoir. Normal, ils font partie des principaux spoliateurs du pays.

La dégradation que connaît le pays peut s’appréhender par l’état du système éducatif qui décline sans cesse. Aucune aide financière, qualité de l’enseignement et des contenus détériorés....Quel futur pour nos jeunes ? Les ressources de Fer et les mines s’amenuisent, sans que l’état ne perçoive de taxes à l’exportation.... Nous avons tous besoin d’aide....

Sergei Rodzivoznof - Zatchita Truda - Russie

L’état du syndicalisme en Russie est très délabré. Les grandes centrales ont fait allégeances aux pouvoirs en place et les seuls syndicat d’opposition et de lutte sont minoritaires, comme le nôtre.

La réforme du code du travail s’est traduite par une remise en cause d’un certain nombre de clauses favorables aux ouvrier-es et par la réforme de la négociation collective. Ainsi, aujourd’hui seuls les grands syndicats « jaunes » peuvent signer des accords. Il y a urgence à former les gens à ce que représente la solidarité...

Alfons Bech - CC.OO Catalogne - Etat Espagnol

Je suis membre de la fondation Paix et Solidarité qui a entrepris depuis déjà quelque temps la prise en charge des liens de solidarité avec certains pays de l’Est. La question qui se pose à nous est de savoir comment nous allons construire l’Europe de demain de l’Atlantique à l’Oural.

La question de la place des peuples et de leurs aspirations est une question clé. La plupart des conflits contemporains que nous avons connus ces dernières décennies étaient basées sur des rapports d’hégémonies d’un peuple ou d’un Etat envers un autre et nous savons tous que ces guerres ont été préjudiciables à la classe ouvrière.

Les questions d’oppressions nationales sont donc à inscrire dans l’éventail des luttes pour la construction d’une autre Europe.

Aujourd’hui la construction européenne qui se fait est déficitaire d’un certain nombre de Droits. Il faut une charte sociale.

Il faut éclairer le champ de concurrence qui se construit, par exemple, nous savons que les salaires sont plus bas dans les Balkans, mais il existe des minimums dans ces pays. Il ne faut donc pas balayer ces minimums mais plutôt s’appuyer dessus pour évoluer en mieux.

Il y a donc intérêt à avoir connaissance de toutes ces réalités, des luttes menées, des revendications pour nous même intégrer ces données dans nos propres luttes. Il faut développer un réseau, faire d’autres réunions ... Il ne faut pas avoir peur de faire des accords politiques pour avoir une caisse de résonance au parlement européen. Pas de neutralité du syndicalisme sur ces points.

Denis Maillard - rédacteur du Messager Syndical de Russie - France

- Il faut construire un/des réseaux qui s’activent entre les différents forums.

- Organiser la diffusion de l’information.

- Créer une structure de travail autour d’un ou plusieurs thème.

- Il y a un espace à construire au-delà des problèmes propres à chacun.

- S’il y a des grèves, faire des appels à la solidarité par les autres organisations syndicales.

Drago Gaïzer - syndicat de la métallurgie - Slovénie

Nous venons de pays différents, d’histoires différentes et il faut apprendre à nous connaître.

Ce processus permettra une meilleure solidarité et d’actions.

Notre expérience en terme de collaboration avec d’autres syndicats est très bonne puisque dès 1990, nous avons eu des relations privilégiées avec des syndicats d Autriche, d’Allemagne et de Suède. Ils nous ont aidés sans se démonter fasse aux obstacles à franchir.

Durant la crise des Balkans, des processus de restructuration de l’économie se sont en marche débouchant sur de nombreuses privatisations.

Durant toute la période de crise et jusqu’à aujourd’hui nous avons conservé des relations avec les syndicats des autres républiques des Balkans. Nous sommes adhérents de la fédération européenne des métaux (FEM) ainsi que de la fédération mondiale (FMM). Nous sommes signataires du traité de Vichigrad avec la Slovaquie, la Hongrie et la Pologne, qui est basé sur le mémorandum de Wien. Nous nous préparons à déléguer des membres au sein de l’UE. Cette année, nous avons fondé un forum Europe Sud Est à Prague pour établir un code de bonne conduite.

Cela peut être intéressant de travailler avec certaines institutions. Nous devons agir localement sur la mondialisation ; Influencer nos gouvernements.

L’application des législations doit être contrôlée par la participation des citoyens.

La coopération avec nos collègues qui ont vécu certaines expériences peut être fructifiante, comme ce que nous avons fait au sein de la métallurgie ; Etablir des salaires minimums dans tous les pays en se basant sur la Charte des Droits de l’Homme.

Tous les pays qui vont adhérer à l’UE tôt ou tard sont concernés sur le nécessaire échange d’expériences.

De la même manière qu’il faut trouver remède à chaque mal, luttons tous ensemble contre le néolibéralisme.

En résumé :

Beaucoup des intervenants pensaient que le séminaire porterait sur les effets du libéralisme dans leurs pays respectifs, et pas seulement dans l’aspect de la concrétisation de la solidarité entre toutes les organisations syndicales. Cette partie de concrétisation est donc très faible. Comme, plusieurs intervenants l’ont souligné, il faut approfondir les relations mutuelles, échanger l’info, développer le ou les réseaux. Il faut que cette volonté largement exprimée se mette en place.






2 Forum messages

 
article au format texte pour impression Print this article
ORGANISATIONS
No organisation for this doc
> All the organisations


SPEAKERS
- DIEZ Rafa
- URBANSKY Jaroslaw
- ARAGON Eric
- MARIANOVITCH Ivo
- MORUCCI Jean Luc
- GRABOWSKI Simion
- RODZIVOZNOF Serguei
>> All the speakers


THEMES
- UNIONS
- LABOUR
- WORKERS RIGHTS
>> All the thematics


COUNTRIES/REGIONS
- EUROPE
- EASTERN EUROPE
>> All the countries/regions
FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum
Website built with SPIP, free-software | Hosted by the RAS, Union and Organization Network | CONTACTS | WEBMASTER | FRONT |ADMIN