FSE/ESF Forum social européen/European Social Forum - Quelle politique de coopération au développement pour l’UE ?
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Quelle politique de coopération au développement pour l’UE ? [fr]
18 December 2003

Dans un contexte de montée en puissance d’une conception unilatérale des relations internationales, le risque est grand de voir l’assistance humanitaire et la coopération au développement réduits à l’état de simples instruments des politiques étrangère et commerciales de l’UE, dont l’objectif est de défendre les intérêts de l’UE, au détriment d’une politique de coopération au développement poursuivant ses propres objectifs de réduction de la pauvreté et des inégalités Nord-Sud.



 

PRESENTATION


- L’impact de la CIG sur l’Avenir de l’Europe sur la politique humanitaire et de coopération au développement Le projet de Constitution élaboré par la Convention sur l’avenir de l’Europe entérine la subordination des politiques humanitaires et de développement aux objectifs de la politique étrangère et de sécurité commune voire de la lutte contre le terrorisme.

Il est essentiel que les organisations de la société civile interpellent leurs gouvernements respectifs pour influer sur les résultats de la CIG de Rome, chargée d’adopter le traité constitutionnel.

- La nécessaire réforme de la politique européenne de coopération au développement L’action extérieure de l’UE relègue au second plan l’objectif de réductions des inégalités Nord/Sud et la mise en œuvre de l’aide européenne est jugée peu efficace car trop bureaucratique, opaque et peu démocratique.

Les organisations demandent donc une réforme en profondeur de cette coopération, en l’inscrivant dans un cadre politique cohérent qui intègre les différentes politiques touchant les pays du Sud.Cette reforme doit être fondée sur une relation de partenariat en refusant la coopération en tant que moyen d’expansion commerciale, de dépendence technologique entre autres et elle doit éliminer l’ambiguité qui existe entre les aides humanitaires et les actions militaires, en clarifiant la différence entre la politique de sécurité, le commerce étranger et la coopération internationale.

- La place de la société civile

L’élaboration des politiques de développement et de ses priorités stratégiques doit se faire avec la participation et en partenariat avec les acteurs de la société civile du Nord et du Sud.

La société civile doit être considérée comme un réel interlocuteur et demander sa participation à ce dialogue institutionnel et en être systématiquement informée de façon claire et complète sur l’allocation des ressources disponibles de la coopération internationale.


COMPTE-RENDU DU SEMINAIRE

Le rôle de l’UE dans le monde

Le mandat de la Convention sur l’avenir de l’Europe inclut la réforme des politiques extérieures (dont la politique de développement) et la définition du rôle de l’UE dans le nouvel ordre mondial. Selon Florent Sebban (Eurostep), on peut considérer que les relations extérieures de l’Union européenne sont composées de « politiques dures » (comme la Politique Etrangère et de Sécurité Commune) et des « politiques douces » comme le développement et l’aide humanitaire.

Cette balance entre politiques dures et douces peut définir le rôle de l’Europe dans le monde, une Europe responsable, qui assume sa responsabilité vis-à-vis la planète, pas repliée sur elle-même, une voie de la paix dans le monde, comme Sergio Marelli (Association d’ONGs italiennes) l’a souligné.

Le concept de Sécurité Humaine présenté par Connall O’Caoimh, de Dóchas (Plate-forme d’ONGs irlandaises) est étroitement lié à cette idée d’Europe responsable, comme opposition à la vision plus traditionnelle et étroite de la sécurité. Ce concept se fonde sur la notion de l’Europe comme puissance civile et inclut des différents éléments : droits humains, commerce et justice (droit aux revenus), HIV/SIDA, annulation de la dette, participation et le droit au développement.

La place de la politique de développement

L’Europe est le premier acteur en matière de développement et de solidarité, cependant, on assiste depuis quelque temps a une diminution de la place des questions de développement comme Jean-Louis Vielajus l’a souligné. Un point pas satisfaisant dans la future Constitution de l’UE est que la balance « politiques douces » « politiques dures » est favorables à ces dernières (par exemple, le lien qui est fait entre l’aide humanitaire et la lutte contre le terrorisme). On voit que le développement est au service de la politique étrangère.

Un participant a affirmé qu’on peut difficilement prétendre que l’UE ne prend pas au sérieux ces enjeux du développement. Cependant, on observe une tendance à inclure dans les budgets des missions militaires internationales sous couverture de coopération au développement, ou d’aide humanitaire comme c’est le cas en Italie.

Il a été réaffirmé que le 0.7% du PNB pour l’aide au développement était nécessaire, mais le problème n’est pas simplement la quantité d’aide, mais aussi la qualité de l’aide, et l’incohérence des politiques de l’UE ayant un impact sur le développement, notamment la politique agricole et la politique commerciale. Un des objectifs de la politique commerciale est d’intégrer les pays en développement dans l’économie mondiale, mais ces politiques contribuent à appauvrir d’avantage l’économie des pays du Sud. Une mise en cohérence s’impose.

Mise en oeuvre : la participation de la société civile à la construction du développement

Comment les organisations de la société civile se mobilisent face à ces changements au niveau européen mais aussi au niveau « mondial » ? Des moyens d’action et des lignes directrices de mobilisation sont nécessaires.

Pour Sergio Marelli (Association des ONG italiennes) la montée de la droite dans l’UE fait que la société civile soit confrontée au capitalisme et au libre marché qui essaie d’avoir un vissage humain. Les ONG italiennes se sont mobilisées lors du semestre de la présidence italienne de l’UE et il est clair que la mobilisation et les activités de plaidoyer sont plus que nécessaires pour convaincre la totalité des citoyens européens, autrement, on risque de perdre une bataille.

L’Union européenne devrait tenir compte que dans le nouvel ordre mondial, le Sud devient de plus en plus conscient de son rôle et de la part fondamental qu’il peut jouer, comme cela a été le cas à Cancún. Ce n’est plus une question entre l’UE et les Etats-Unis, un changement est intervenu.

Vicenzo Pira (Grupo Sur) a revendiqué qu’un nouveau sens critique s’impose pour promouvoir des nouveaux partenariats et la société civile ne peut pas rester passive, elle est en droit de demander sa participation et des nouveaux instruments pour définir les lignes de la coopération, comme par exemple le Meso-Dialogue. Le développement participatif implique également une alliance entre les ONGs européennes et les ONGs d’autres pays.

En ce qui concerne plus particulièrement les mouvements représentatifs des ONGs (par exemple, CONCORD, la Confédération européenne des ONG de développement et d’urgence), il a été demandé de reconstruire le dialogue avec les institutions européennes et la force d’une confédération pour représenter le mouvement ONG.

Il est également nécessaire d’établir des relations avec l’ensemble d’acteurs de la société civile pour changer la politique européenne.






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