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L’aide humanitaire et la coopération au développement dans le contexte de la nouvelle lutte globale contre le terrorisme [fr]
26 January 2004

Depuis les attaques du 11 septembre, les questions de sécurité et de terrorisme dominent l’agenda politique international. Cette nouvelle priorité donnée à la lutte contre le terrorisme (ou plus justement la « lutte contre la terreur », dixit G. W Bush) affecte directement l’aide humanitaire et la politique de coopération avec les pays du Sud. L’approche sécuritaire et unilatérale des relations internationales adoptée par Washington redessine le cadre de sa politique de coopération à partir de ses intérêts géostratégiques.



 

PRESENTATION

- L’action humanitaire dans le contexte des nouvelles guerres contre le terrorisme. Cette intervention portera sur les tentatives d’instrumentalisation de l’aide humanitaire dans la lutte globale contre le terrorisme en se concentrant sur les cas de l’Afghanistan et de l’Irak.

- Géopolitique et aide extérieure de l’UE : vers une politique de développement sécuritaire ?. La politique de développement et d’aide de l’UE apparaît de plus en plus subordonnée à d’autres impératifs, comme le contrôle des flux migratoires, la lutte contre le terrorisme et plus largement la politique étrangère et de sécurité commune.

Quelles sont les conséquences de ce mouvement sur les politiques humanitaires et de développement de l’UE ?

-  La politique de développement de l’administration américaine : le paradigme ’Avec nous ou contre nous. L’approche sécuritaire des relations internationales par l’administration américaine actuelle se traduit par une approche en termes d’allégeances politiques. Quels sont les défis pour les acteurs de société civile américaine face à cette réalité politique ? .

-  L’impact des nouvelles guerres de lutte contre le terrorisme sur les populations du Sud. Ce nouvel agenda international de la lutte globale contre le terrorisme a de nombreux impacts sur les populations de nombreux pays du Sud et de l’Est. De nombreux Etats, sous couvert d’alignement sur l’Axe du bien, instrumentalisent cette lutte contre le terrorisme pour accroître la répression politique.


COMPTE-RENDU DU DEBAT

Au-delà des USA, l’ensemble de l’aide internationale subit l’influence du nouveau paradigme géopolitique « avec ou contre nous ». Parallèlement, de l’Indonésie, en passant par la Chine ou la Tchetchenie, de nombreux Etats, sous couvert d’alignement sur "l’Axe du bien", instrumentalisent cette lutte contre le terrorisme pour accroître leur répression contre les populations. Dans ce contexte, la mobilisation des organisations de la société civile en faveur d’une véritable politique de solidarité internationale est primordiale.

  • Interventions militaires, « lutte contre le terrorisme » et instrumentalisation de l’aide humanitaire :

Les intervenants se retrouvent sur les tentatives d’instrumentalisation de l’aide humanitaire par les Etats, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Le 11 septembre ne constitue pas forcément une rupture mais exacerbe une tendance antérieure (ex : Kosovo…). Par contre, les 2 terrains où sont intervenus récemment les forces US, l’Afghanistan et l’Irak, sont marqués par une confusion croissante entre le militaire et l’humanitaire.

L’armée américaine tente d’intégrer les ONG dans des plans de reconstruction au service de leur stratégie et qu’elle contrôle entièrement. Cela provoque un amalgame dangereux parmi les populations entre les forces d’occupation et les ONG. De même, depuis le 11 septembre, plusieurs Etats légitiment leur répression contre certains mouvements indépendantistes au nom de la lutte globale contre le terrorisme (Oïgours, Tchéchènes…).

  • Guerre contre le terrorisme : l’UE en première ligne

La coopération au développement et l’humanitaire ont toujours été utilisées comme des instruments géopolitiques. L’UE n’échappe pas à cette règle, malgré toute une rhétorique technocratique qui justifie la réforme ne cours de l’aide européenne, par soucis d’améliorer son efficacité. Les Etats européens se sont ainsi ralliés aux USA pour signer un récent texte de l’OCDE qui lie l’aide publique au développement et la lutte contre le terrorisme.

A l’instar de l’approche néo-conservatrice de l’administration Bush, la coopération au développement et l’aide humanitaire sont rabaissés au rang d’instrument de la politique étrangère et de sécurité de l’UE, tant dans la doctrine de sécurité de l’UE (élaborée par Javier Solana), que dans le projet de Constitution de l’UE. Toutes les institutions communautaires de développement sont progressivement vidées de leur contenu, voir supprimées. De même, l’aide tend à devenir un instrument de l’Europe forteresse pour imposer sa politique de restriction migratoire aux pays pauvres.

  • Le paradigme « avec ou contre nous »

Le 11 septembre a servi de prétexte aux néo-conservateurs de l’administration Bush pour appliquer leur doctrine des relations internationales : unilatéralisme et conservatisme. Cet événement leur a donné un espace politique pour imposer la puissance américaine. La « guerre contre la terreur » (Bush), qui a suivi le 11 septembre, a permis au gouvernement de s’attaquer aux voix dissidentes, à travers l’adoption d’une législation anti-terroriste d’exception, au niveau intérieur et le soutien à des régimes répressifs.

Dans le domaine de l’humanitaire et du développement, les ONG bénéficiant de financements américains sont soumises à une pression croissante, tant au niveau de leur liberté d’expression sur l’action des USA, que des terrains sur lesquels elles doivent intervenir. Le ministère de la Défense, joue un rôle accrûe dans la planification de l’aide humanitaire. De plus, désormais, les ONG ayant apporté un soutien matériel aux organisations identifiées comme « terroristes » par le Département d’Etat, peuvent être poursuivies.

L’administration Bush a mis sa politique de coopération au service de ses intérêts géostratégiques en allouant l’aide en priorité aux pays où elle a porté cette guerre (Irak, Afghanistan) au détriment de pays très pauvres. De même, l’alignement des pays sur la politique étrangère américaine devient un des critères privilégiés de soutien américains dans les instances multilatérales ou de signatures d’accord économiques.






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